Les élections présidentielles (2017)

Dans le cadre de notre fil rouge de l’année (les Régions françaises), nous avons beaucoup parlé en famille des élections présidentielles.

Hier, nous sommes allés voter en famille : l’occasion de rappeler aux enfants comment se déroule un scrutin, de faire le point sur la façon dont on élit le président dans notre pays, et de travailler le vocabulaire de l’élection.

A 19 heures, nous avons assisté en famille au dépouillement dans notre ville, et nous avons comparé les résultats dans nos bureaux de vote avec les résultats nationaux.

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Ce lundi matin, nous avons creusé un peu le sujet : nous avons noté les résultats des différentes régions et nous les avons comparés entre eux, et avec les résultats à l’échelle nationale. L’occasion d’aborder aussi pour les plus jeunes la signification des pourcentages.

Je vous propose quelques supports et ressources si vous souhaitez vous aussi en parler en famille. 😉

Supports explicatifs sur les élections (déroulement, vocabulaire…) :

  • des fiches sur le blog de Bout de Gomme (je n’ai pas tout imprimé, on peut piocher ce qui nous intéresse) : clic !
  • des fiches pour le cycle 3 : sur le site Pass Education

Remarque : en annexe, sur le blog « La classe de Corinne », des fiches sur les symboles de la République (clic), et de même sur le blog « La classe de Stefany » (clic).

Mes fiches pour noter puis comparer les résultats :

 

Les sites ressources pour retrouver les chiffres précis :

  • le site du Ministère de l’intérieur, pour connaître le nombre d’inscrits, de votants, le taux d’abstention, et les résultats officiels par candidat (mais uniquement au national). On y trouve aussi une carte de France avec les résultats par département.
  • le site du journal La Croix, qui propose les résultats détaillés par région sur une carte interactive.
  • le site de France Télévision Info pour retrouver les nombres d’inscrits, de votants et d’abstentionnistes par région et par département.

Activités de printemps

Le printemps est là, ça n’aura échappé à personne, et cela ouvre la porte à des activités différentes, plus de plein air, l’occasion d’observer la nature, de jardiner, de cuisiner, de lire aussi…

Un article saisonnier, qui s’enrichira chaque année avec de nouvelles idées et de nouveaux liens.

  • Jardinage – vie des végétaux

C’est le moment d’acheter des graines ou de jeunes pousses, et de s’interroger sur la germination, la croissance des plantes, la floraison…

Pour explorer ces activités, je vous conseille :

Jardinons à l’école : des conseils pour le jardinage, des activités et supports gratuits

Animations du réseau Canopé : des ressources très complètes et variées, et ici de courts films expliquant les besoins des plantes, leur croissance, etc. Fouillez, c’est une mine !

France tv éducation : d’autres ressources vidéo pour faire la lumière sur la floraison, la croissance des feuilles, le cycle de vie des plantes… Là encore, il faut fouiller un peu. 😉

– le site de Lutin Bazar : des idées pour les plantations, l’observation, les expériences scientifiques… (germination et croissance, des documentaires sur les végétaux,

ressources sur les végétaux : croissance, nutrition, herbier, activités…

– le site de Bout de Gomme : jardinage, petites bêtes du jardin, etc.

– le site La classe de Corinne : des fiches sur la croissance des graines, les plantes à bulbes…

 

  • Poésies

Il suffit de taper « poésie printemps » dans votre moteur de recherche pour trouver votre bonheur.

Voici nos préférés :

Le bourgeon (Claude Géraldy)

Au printemps (Théophile Gauthier)

Le printemps (Charles d’Orléans)

Le printemps (Claude Roy)

Printemps (extrait) (Paul Eluard)

Printemps (Raymond Richard)

 

  • Observation des animaux

– observation des oiseaux migrateurs qui reviennent du Sud

– sortie dans les réserves naturelles : renseignez-vous, ils ont souvent un programme et des visites gratuites organisées pour observer la faune et la flore.

– si vous vivez près d’une mare ou d’un étang : sortez en mars et avril au crépuscule pour écouter et observer les grenouilles et crapauds.

– Sortez et écoutez les oiseaux. Pour apprendre à les reconnaître, suivez ce lien : chants d’oiseaux. Pour en savoir plus sur les oiseaux, je vous conseille le site de la LPO (voyez aussi si des manifestations sont organisées près de chez vous), ainsi que le site Oiseaux.net.

– c’est le moment où les animaux des parcs, fermes, ont des petits : renseignez-vous autour de chez vous, et allez les voir.

– allez dans n’importe quel coin de nature, si petit soit-il, avec une loupe, et cherchez les insectes. Abeilles, mouches, fourmis, moustiques, scarabées, leur activité est incessante.

– après la pluie, sortez à la recherche des vers de terre et escargots.

– pourquoi ne pas entamer un élevage d’escargots, de coccinelles, ou de chenilles ?

 

  • Observer la nature et le ciel

– Le printemps est un moment privilégié pour observer le ciel nocturne, car le soir tombe assez tôt. Rapprochez-vous de l’association d’astronomie locale, elle organise sans doute des soirées de découverte et d’initiation.

– A la tombée de la nuit, vous pouvez regarder passer l’ISS, à l’aide d’applications comme ISS Detector, ou ce site (en anglais) : Spot the Station.

– Observez les nuages, le ciel est très changeant au printemps et permet souvent de voir des nuages différents en même temps et de les comparer. Pour vous aider : reconnaître les nuages (super ressource), observer les nuages (observation et fiche pédagogique), une séance mêlant observation et découverte de l’anglais (fiche), cloud atlas (en anglais). Il existe aussi une application Cumulus & co (que je n’ai pas testée), et le Guide du chasseur de nuages, ouvrage de passionné. Pour une première approche, ces 4 liens : 1, 2, 3, 4.

– Aller dans la forêt, la campagne, avec un carnet et dessiner ce que l’on voit : une fleur, un bourgeon, un nid…

– Aller se promener et essayer de reconnaître les fleurs sauvages, les arbres, arbustes…

 

  • Cuisine

– Faites pousser des légumes. Si vous n’avez pas beaucoup de place, plantez des graines de radis, ou de petites salades dans une jardinière. Vous pouvez aussi planter des fraisiers.

– Si vraiment vous n’avez pas de place, vous pouvez faire pousser des plantes aromatiques pour agrémenter vos plats, de la menthe pour faire du thé…

– Allez vous promener dans un endroit peu exposé au passage et ramassez des pissenlits : on peut en consommer les feuilles en salade, mais on peut aussi manger les fleurs (simplement cueillies, ou pourquoi pas dans une salade, ça met de la couleur). Vous pouvez aussi manger les capucines, les violettes, les pensées et même les pâquerettes… On peut aussi consommer les fleurs de certaines plantes ou de certains arbres. Pour en savoir plus : le site Papilles et pupilles, le blog On adore ça! (une mine, fouillez, passez-y du temps, c’est un bonheur), le site Au jardin, ou le site Les fruits et légumes frais.

– Allez au marché et achetez quelques légumes frais : petits pois à écosser, jeunes carottes, radis, salade, haricots verts… Les enfants aiment choisir un légume, le préparer, et le savourer ensuite.

  • Lectures enfants

– « Ça pousse comment ? » de Gerda Muller (clic)

– « Spring » (en anglais) de Gerda Muller (clic)

– « Le livre du printemps » de Susanne Berner (clic)

– « Et puis c’est le printemps » de Julie Fogliano (clic)

– « Le printemps des écureuils » de Kazuo Iwamura (clic)

– « C’est toi le printemps ? » de Chiaki et Ko Okada (clic)

– « Devine combien je t’aime – Au printemps » de Sam McBratney (clic)

– « Dix petites graines » de Ruth Brown (clic)

– « La maison des animaux » d’Anna Milbourne (clic)

– « La nature – Mon grand livre illustré » de Minna Lacey (clic)

 

  • Lectures ados – adultes

– « J’ai vu une fleur sauvage » d’Hubert Reeves (clic)

 

  • Livres et carnets d’activités

– « Le printemps » de Géraldine Cosneau (clic)

– « La nature » (autocollants) (clic)

– « La nature » (autocollants, pour les plus petits) (clic)

– « Le manuel du jeune aventurier » de Claude Lux (clic)

L’IEF avec un enfant Asperger

Le syndrome d’Asperger est un trouble du spectre autistique. Il concerne des enfants qui présentent des traits autistiques (communication particulière, comportements stéréotypés, rigidité et attachement aux routines, difficulté à entrer en relation de façon ordinaire), sans déficience intellectuelle, ni trouble du langage.

Pour en savoir plus sur cet aspect de l’autisme, je vous invite à consulter cette page et à télécharger éventuellement ce document très complet et accessible : le syndrome d’Asperger chez l’enfant.

Le syndrome d’Asperger n’est pas une maladie (ça ne « s’attrape » pas et on n’en « guérit » pas), c’est un état, une condition. Il ne disparaît pas à l’âge adulte, on apprend à faire avec.

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Pour retrouver cette affiche : clic.

Notre fils aîné a été diagnostiqué Asperger à l’âge de 7 ans. Nous avions déjà fait le choix de l’IEF, ce qui nous différencie d’autres familles, où la déscolarisation intervient suite au diagnostic ou à des soucis à l’école.

Cependant, les difficultés dans la socialisation et la communication étant centraux dans le syndrome, et les autistes Asperger apprenant en partie ces habiletés par l’imitation des pairs, la question d’une scolarisation de notre fils s’est posée.

Après nous être informés auprès de diverses sources, nous avons décidé de continuer l’IEF, pour lui comme pour sa sœur et son frère (qui ne sont pas autistes).

Je vous propose de vous exposer brièvement les raisons de ce choix, qui va un peu à contre-courant des démarches d’associations qui militent activement pour l’inclusion scolaire des enfants autistes.

  • L’énergie dépensée pour la socialisation et la concentration n’est plus disponible pour les apprentissages.

Les personnes Asperger sont très sensibles à la fatigue, et la plupart présente des particularités sensorielles (hypersensibilité au bruit, à la lumière…). Se trouver pendant 6 à 8 heures en groupe, dans des classes souvent bruyantes, à devoir gérer les interactions sociales, à s’adapter au rythme du groupe, à ne pouvoir s’isoler, est coûteux en énergie pour les enfants, et peut nuire à la concentration et à la qualité de l’apprentissage. En IEF, l’énergie est totalement centrée sur les apprentissages.

  • Les enfants Asperger ont besoin de temps de repos adaptés.

Après une période de socialisation, ou un temps dans le bruit, une personne Asperger aura besoin d’un temps plus ou moins long à l’écart, dans le silence le plus souvent, pour pouvoir se ressourcer. D’autant que des troubles du sommeil sont souvent associés au syndrome, et que les efforts au niveau psychomoteur fatiguent rapidement l’enfant. L’IEF permet de s’adapter au mieux au rythme de l’enfant et à ses besoins de repos, de récupération.

  • Les enfants Asperger ont souvent des troubles associés qui sont plus facilement pris en compte et en charge en IEF.

Le TDA/h (trouble de l’attention, avec ou sans hyperactivité), les « dys- » (dyslexie, dyspraxie, principalement), les TOC, l’épilepsie, ou des troubles de la coordination et de la motricité fine (entraînant des problèmes pour la maîtrise de l’écriture, notamment), les troubles associés au syndrome sont fréquents, et compliquent encore la scolarisation (nécessitant souvent une AVS qu’on a bien de la peine à obtenir, et qui est rarement formée de façon spécifique). En IEF, il est possible de composer avec ces troubles de façon beaucoup plus souple, et de faire progresser l’enfant à petits pas. En outre, il devient aussi plus facile de trouver des créneaux pour les rendez-vous chez les spécialistes (orthophoniste, psychomotricité, etc).

  • Les apprentissages peuvent s’appuyer sur les intérêts spécifiques de l’enfant.

Les personnes Asperger se caractérisent souvent par un (ou plusieurs) intérêt(s) particulier(s), c’est-à-dire qu’ils ont un sujet de prédilection sur lequel ils aiment se documenter de façon assez pointue, ou une activité qu’ils aiment pratiquer très régulièrement. Ce sujet peut facilement en IEF devenir la base d’apprentissages (formels ou non) qui vont motiver l’enfant de façon particulière.

  • La socialisation « forcée » n’est pas productive.

J’en ai parlé plus haut, se trouver enfermé plusieurs heures avec plus de 25 enfants peut être une épreuve pénible pour un enfant Asperger. En IEF, il devient possible de gérer une socialisation « à doses adaptées ». Si vous avez plusieurs enfants, ils sont de fait socialisés. Il n’est pas question de ne voir que sa famille, bien sûr, mais de pouvoir choisir le rythme de socialisation. Rencontrer peut-être un seul autre enfant au début, pour faire connaissance, faire des sorties en petits groupes, pour apprivoiser le fait de se trouver « en bande ». Retrouver aussi d’autres enfants dans un cadre défini (un cours de musique, par exemple) peut contribuer à apaiser l’angoisse qui peut naître d’une situation un peu floue, où l’enfant ne sait pas ce qu’il est censé faire. Et puis, la socialisation, c’est aussi rencontrer d’autres personnes (pas seulement des enfants de son âge) : apprendre à aller du pain, discuter avec le bibliothécaire, échanger quelques mots avec le facteur… En IEF, l’enfant pourra aller à son rythme et ne sera pas envahi par les contacts sociaux.

  • L’enfant Asperger a une façon particulière d’apprendre et de progresser.

Le style d’apprentissage de l’enfant autiste est particulier, il apprend à un rythme spécifique, il a souvent une angoisse face à l’échec (ce qui l’amène à refuser certains exercices par peur de ne pas les réussir), il a besoin que les consignes soient énoncées de façon particulière. Il peut aussi progresser très vite dans certains domaines, et beaucoup plus lentement dans d’autres. L’IEF permet de s’adapter facilement à toutes ces particularités. On peut se permettre de suivre des niveaux différents, de laisser un temps de côté ce qui coince, d’y revenir plus tard, ou de s’y attarder, passer plus vite sur ce qui est déjà maîtrisé…

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Pour toutes ces raisons, de nombreuses familles aux Etats-Unis, au Canada ou ailleurs choisissent l’IEF pour leurs enfants.

Le rythme et les exigences adaptées permettent de progresser en douceur, de travailler avec les forces de l’enfant tout en tenant compte de ses limites (qui ne sont pas gravées dans le marbre, et que l’on peut aussi faire reculer, peu à peu). Il y a déjà tant de défis dans le quotidien d’un enfant Asperger que je trouve que le milieu scolaire représente un challenge épuisant et inutile (sauf dans le cas d’une école « différente », prête à s’adapter, avec un effectif réduit, et des enseignants ouverts et formés).

Je sais que les associations militent pour l’inclusion scolaire, c’est une demande pressante de leur part, et je la respecte en même temps que je la comprends. 20% seulement des enfants autistes ont accès à la scolarisation, une grande partie de ces enfants est tout simplement priée de se cacher et de débarrasser le plancher, ce qui est inacceptable. Il faut bien exiger fortement que l’inclusion soit possible, naturelle, simplement pour que l’IEF reste ce qu’elle doit être : un choix libre. Pas question d’imposer l’IEF à une famille, sous prétexte que son enfant est inadapté à une classe ordinaire.

Cependant, je pense que dans le cas de beaucoup d’enfants Asperger (et en l’absence de formation en d’information des enseignants), l’IEF peut être une solution idéale.

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L’apprentissage se fait, l’observation aussi, l’imitation se met en place lors des événements normaux d’une vie d’enfant (activités en famille ou avec d’autres personnes, sorties, vie quotidienne), le tout dans un cadre connu et rassurant, et en compagnie des personnes qui connaissent le mieux l’enfant et ses besoins. Que demander de mieux ?

 

EDIT : Je me rends compte que mon article ne parle que très peu des points forts des enfants Asperger… Le syndrome n’est pas qu’un ensemble de déficiences, c’est une façon différente de fonctionner et de penser. Si l’on est loin du cliché de l’autiste « génie », les personnes Asperger présentent souvent des aptitudes particulières dans certains domaines… comme tous les enfants ! Si votre enfant vient de recevoir ce diagnostic, pas de panique, le chemin sera sans nul doute différent, mais pas moins beau ni riche.

 

Un article, sur le blog « Petits Homeschoolers », qui évoque l’IEF sous l’angle de la pédagogie Charlotte Mason : La pédagogie Charlotte Mason et les enfants Asperger.

Esprit critique (1) : garder l’œil ouvert

Suite à mes récents articles concernant des vidéos accessibles sur YouTube et des blogs s’y rapportant (ici et ici), je ressens le besoin de vous partager une de mes préoccupations, et de vous livrer ma réflexion à ce sujet.

Lorsqu’on désire se cultiver, et encore davantage lorsqu’on souhaite instruire ses enfants, nous éprouvons bien souvent le besoin de mener des recherches sur divers supports afin de combler nos lacunes, de remettre quelques idées en place, ou simplement d’éclaircir des détails restés mystérieux depuis qu’ils nous ont été enseignés, ou qui sont devenus brumeux avec le temps…

Se pose alors la question des sources. Dans notre monde moderne, nous avons la chance de pouvoir accéder à une quantité colossale d’informations à peu près aussi facilement qu’un écureuil peut trouver un arbre dans une forêt. Bibliothèques, médiathèques, télévision, radio, e-books (dont nombre de classiques gratuits ou presque), encyclopédies en ligne, blogs, vlogs, chaînes, conférences, podcasts, les occasions de trouver de l’information sont multiples et l’accès à cette information est d’une simplicité enfantine.

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Dans cette abondance, certains se régalent, et d’autres se perdent. Malgré la disponibilité et la multitude des ressources, vous le savez comme moi si vous fréquentez des groupes ou forums d’IEF, il ne se passe pas une journée sans qu’une maman (oui, ce sont souvent les mamans qui assurent l’instruction) ne vienne demander où trouver tel contenu, telle information, tel support. Parfois, on se demande pourquoi elle ne tape pas simplement sa requête sur un moteur de recherche qui lui permettra d’accéder en moins d’une seconde à une avalanche de réponses. En fait, la plupart du temps, elle l’a déjà fait. Mais elle reste perdue, car trop de résultats sont disponibles.

Un nouveau problème apparaît : comment faire le tri ? Comment savoir si ce qu’on a trouvé est correct ? Comment traquer les erreurs, les imprécisions ?

Même sur les sites officiels, même sur les blogs de professeurs, on trouve des fautes, des raccourcis, des coquilles ou des incohérences. Et je ne parle là que des domaines où l’erreur est facile à cerner, pour peu que l’on connaisse un peu son sujet. Il sera relativement aisé de comparer quelques données en physique ou en géographie, de refaire un calcul mathématique ou de vérifier une orthographe ou une date dans le dictionnaire. Mais lorsqu’on touche à des domaines davantage soumis à la subjectivité, tout devient bien moins évident. A moins d’être un spécialiste du domaine, comment juger (sans passer 6 mois à lire des ouvrages de référence) du bien fondé d’une affirmation sur tel auteur, tel courant de pensée, telle notion de philosophie ou de sociologie ? Comment démêler les arguments fondés des arguments abusifs ? Comment faire la part entre l’idéologie, le point de vue, la subjectivité et les affirmations basées sur une recherche rigoureuse et honnête ?

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Certains outils existent qui permettent de faciliter ce travail. On peut aussi recourir à un certain état d’esprit, à une méthodologie qui évite de tomber dans quelques pièges courants. La bonne nouvelle, c’est que cette petite gymnastique devient vite familière, et que, cerise sur le gâteau, certains blogs ou chaînes se consacrent pour partie ou entièrement à ce travail, et à nous donner les clefs pour le faire à notre tour.

Puisque je vous conseille moi-même de vous appuyer sur Internet pour trouver de quoi alimenter votre instruction, il me paraissait essentiel de vous donner aussi ces outils qui aident à garder l’œil ouvert et l’esprit alerte, afin de ne pas faire confiance à la première info venue, ou d’oublier de vérifier la justesse de certains faits, ou encore d’omettre de tenir compte de la subjectivité des auteurs. Comme je le disais, pour certaines disciplines, c’est relativement facile. Pour d’autres, cela demande un peu de pratique et acquérir les bons réflexes devient urgent si l’on a fréquemment recours à des sources multiples et souvent mal connues, dont il est délicat de juger du sérieux ou de l’objectivité.

Je vous propose donc un série de quelques articles, au rythme d’un par jour, afin de vous présenter cette démarche et les outils disponibles, et de vous orienter vers des liens qui pourront vous être utiles dans cette démarche critique.

 

La tête dans les étoiles

Cette année, comme vous le savez, nous portons une attention toute particulière à l’ISS (Station Spatiale Internationale) et à l’un de ses occupants pour quelques mois, l’astronaute français Thomas Pesquet (à ce sujet, voir cet article).

Nous avons suivi avec émotion son décollage, nous nous régalons presque quotidiennement de ses photos, des informations qu’il poste à propos de son travail ou de la vie à bord. Je vous conseille sa page Facebook, c’est un merveilleux voyage…

Vendredi dernier, le 6 janvier, nous avons passé plusieurs heures à observer la sortie dans l’espace des collègues américains de Thomas, Shane Kimbrough, commandant de l’ISS, et Peggy Whitson, qui effectuait sa septième sortie (elle a déjà séjourné deux fois à bord de l’ISS, et l’a même commandée), et totalise environ 183 heures de sortie (elle est désormais à égalité comme femme ayant passé le plus de temps en sortie extra véhiculaire). Elle est, de loin, la femme qui aura passé le plus de temps dans l’espace.

Ils ont effectué divers travaux de maintenance sur l’ISS, notamment la pose d’adaptateurs pour de nouvelles batteries.

Ce vendredi 13 janvier, c’est au tour de Thomas Pesquet (accompagné par Shane Kimbrough) d’effectuer une sortie, la première pour notre astronaute ! Ils vont continuer les travaux commencés la semaine dernière.

Pour des informations plus complètes sur cette sortie, je vous renvoie vers le blog de Thomas Pesquet : ici!

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Sur cette photo, on voit bien les caméras qui nous permettent de voir en plan subjectif (c’est-à-dire comme si on se trouvait à la place de l’astronaute) le travail effectué, et aussi le paysage… en l’occurrence, l’ISS, l’espace, et la Terre.

Bien sûr, cette sortie sera intégralement retransmise en direct par la NASA. L’occasion de voir comment on s’équipe pour une sortie extra véhiculaire, d’entendre beaucoup d’anglais, de vivre un petit bout de la vie des astronautes en direct (les entendre échanger et rire en bidouillant la Station, à 400 km au-dessus de nos têtes, et à 28 000 km/h est à la fois émouvant et assez surprenant), et de se rendre compte de la masse d’informations techniques et de gestes que les aspirants astronautes doivent apprendre à maîtriser avant de s’envoler…

« Suivez notre sortie dans l’espace (« EVA ») ce vendredi via NASA TV, retransmis sur cette page. Le direct commencera à 11h30 CET (heure de Paris) (c’est-à-dire 10h30 GMT). Je sortirai avec Shane vers 13h05 CET pour échanger des batteries de la Station contre de nouvelles plus modernes et efficaces. L’opération devrait nous prendre environ 6h30. »

Voici le lien pour suivre la sortie (prévue à 13h, mais je vous conseille de vous brancher dès 11h30 pour suivre l’habillage et la préparation des deux astronautes, de même que je vous recommande le moment où ils regagnent la station, et où les collègues les libèrent de leurs EMU, c’est-à-dire « les scaphandres de sortie, véritables petits vaisseaux personnels avec tous les systèmes nécessaires à la survie et au travail dans l’espace », comme l’explique Thomas Pesquet) :

http://blogs.esa.int/thomas-pesquet/fr/2017/01/11/live-proxima-spacewalk/

Je précise que ce lien est celui de l’ESA, on aura donc droit à des commentaires en français, ce qui peut aider à comprendre un peu mieux ce que l’on regarde…

Et pour en apprendre davantage sur l’espace, je vous recommande de fureter sur le site site de l’ESA (Agence Spatiale Européenne), dans la section ESA-Kids, notamment. 😉

Bonne EVA à tous ! 🙂

Notre entrée dans l’Avent 2016

Cette année, pour diverses raisons, notre entrée dans l’Avent est un peu bousculée. Ceci dit, nous avons déjà commencé à poser de petits cailloux sur notre chemin vers Noël, et je propose de vous les partager.

Tout d’abord, nous avons entamé notre parcours en instruction biblique qui va nous permettre d’aborder la Nativité sous un angle particulier (cette année : la lumière).

Nous avons décidé du bricolage que les enfants réaliseront pour la famille et les parrains et marraines. Je ne vous en dis pas plus, il faut que ça reste une surprise. 😉

Il me reste 2 jours pour finir mon calendrier de l’Avent. Voici 2 ans que j’essaie de remplir les petites pochettes de notre calendrier avec de quoi réaliser un bricolage ensuite (la première année, un « livre » racontant la Nativité, l’an dernier une suspension en perles de rocaille rappelant que Dieu nous aime).

Cette année, j’ai décidé de faire un petit changement et de proposer un bricolage qui se fera au fur et à mesure. J’avais vu il y a quelques mois un tableau en feutrine représentant une scène de Nativité, et j’ai gardé l’idée dans un coin de ma tête. Je compte remplir les pochettes du calendrier avec un élément de la scène par jour, à accrocher sur un tableau à l’aide de Velcro. Au final, ça devrait ressembler à ceci (site source : le blog Stay at Home Educator):

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Mais mon projet est de dimensions plus modestes. Je vous fais un article plus détaillé dès que tout est prêt. 🙂

Ce week-end, nous installerons et décorerons le sapin, nous installerons aussi la crèche, et nous commencerons notre bricolage de l’Avent. 🙂

Un petit tour dans l’espace…

Cette année, notre fil rouge est la France et ses régions.

Et cela tombe bien : un Français s’apprête à s’envoler dans quelques jours vers la Station Spatiale Internationale, l’ISS, à 400 km au-dessus de nos têtes. C’est exceptionnel, puisque ce ne sera que le dixième français dans l’espace depuis Jean-Loup Chrétien en 1982 !

Nous avons donc commencé à suivre avec les enfants la préparation de Thomas Pesquet, astronaute de 38 ans, Normand, et ancien pilote de ligne, qui partira du pas de tir de Baïkonour (Kazakhstan) le 15 novembre.

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Ce sera son premier voyage dans l’espace, après 7 ans de formation et de préparation (dont 706 heures à apprendre à piloter le vaisseau Soyouz). C’est en 2014 qu’il apprend qu’il effectuera une mission de longue durée (5 mois environ) à bord de l’ISS. Cette mission porte le nom de « Proxima ». Outre le travail « de base » d’entretien de la Station, il mènera plus d’une cinquantaine d’expériences scientifiques dont les résultats serviront à améliorer notre compréhension de la biologie humaine, de la physique des matériaux, et à mesurer l’impact des vols spatiaux longs sur l’organisme.

Thomas Pesquet sera accompagné du Russe Oleg Novitski (qui a déjà passé 143 jours à bord de l’ISS) et de l’Américaine Peggy Whitson, astronaute chevronnée,  qui a déjà effectué deux séjours de 6 mois dans l’espace en tant que membre de l’équipage permanent de la Station spatiale internationale en 2002 et 2007/2008. Elle a été la première femme à commander un équipage de la station spatiale, et reste la femme ayant effectué le plus long séjour dans l’espace (376,5 jours).

Ces trois astronautes rejoindront l’expédition 50, qui a débuté le 30 septembre, quand le précédent commandant a passé le relais à Robert Kimbrough (USA) avant de quitter l’ISS. Les deux autres astronautes déjà présents sont Andreï Borissenko (Russie) et Sergueï Ryzhikov (Russie), qui effectue lui aussi sa première mission.

L’ISS abrite en permanence 3 à 6 astronautes. Ceux-ci y demeurent pour des missions de 3 à 6 mois, plus exceptionnellement pour des missions plus longues, comme celle de Scott Kelly, qui a passé un an à bord !

Nous avons déjà regardé avec les enfants plusieurs lancements de fusées en direct (sur la chaîne de la NASA, accessible en ligne), ainsi que le retour sur Terre de Scott Kelly, en mars 2016, découvert ce qu’était l’ISS, un Soyouz, un lanceur, l’alphabet cyrillique, et appris à situer Baïkonour et ses plaines désertiques sur un planisphère…

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L’annonce du départ d’un astronaute français a été pour eux une véritable fête, et nous attendons son décollage avec impatience.

Voici la vidéo réalisée par le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) pour célébrer l’événement : https://www.youtube.com/watch?v=M-dc_eLO-GY

Nous espérons pouvoir suivre son expérience via son compte Facebook, et comptons sur lui pour poster vidéos et photos ! Il faut dire qu’avec 16 tours autour de la Terre par 24 heures, il y a de quoi immortaliser quelques couchers de soleil… Je vous invite à faire un tour sur son compte et à fureter dans ses photos, qui montrent les étapes très variées et parfois éprouvantes de sa préparation.

A suivre aussi : son journal de bord sur le site de l’excellente revue Ciel&Espace.

Pour suivre les actualités de l’ISS, c’est ici.

Et pour profiter des images en direct de l’ISS, c’est par là (vous pouvez même écouter les astronautes qui discutent). Il arrive que vous ayez un écran noir, cela signifie soit que l’ISS survole un endroit où il fait nuit, soit qu’il faut attendre quelques secondes que la connexion se rétablisse. 😉 Une bonne façon d’appréhender la géographie à l’échelle de la planète !

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Note : le CNES propose des kits d’expérimentation au sol aux écoles qui en font la demande, afin de pouvoir mener trois des expériences en parallèle avec Thomas Pesquet, et de pouvoir en comparer les résultats. Je suis en train de me renseigner pour savoir si en tant que famille IEF, nous pourrions recevoir un de ces kits. Affaire à suivre ! :p