Esprit critique (2) : comment reconnaître un travail sérieux

Nous avons abordé dans l’article précédent l’idée de faire le tri dans les sources disponibles, notamment sur Internet. Devant la multiplication des blogs, podcasts et chaînes dits « de vulgarisation », il devient compliqué de prendre la mesure du sérieux du contenu et de l’honnêteté intellectuelle de l’auteur.

La plus sûre façon de savoir si un auteur (blogueur, vidéaste, essayiste…) est honnête, c’est de l’écouter parler lui-même de la façon dont il voit son domaine et sa « mission ». Le mot peut paraître pompeux, mais lorsqu’on souhaite transmettre du savoir, on se doit à mon sens d’avoir réfléchi à sa démarche et à la façon dont on pense procéder.

Clairement, dès qu’une personne assène de grandes déclarations, ne cite pas ses sources, n’invite pas à se documenter plus avant sur le sujet ou ne se remet pas en cause suite aux critiques étayées, vous pouvez passer votre chemin.

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Quelques pistes pour reconnaître un travail sérieux :

  • L’auteur évite les titres « chocs », les phrases d’accroche ou les photos jouant sur l’émotionnel

Un titre sensationnaliste, une photo qui joue sur la corde sensible, il est facile d’attirer le lecteur ou le spectateur. Il est facile aussi de faire oublier que le travail ne s’appuie pas sur des faits objectifs mais sur un ressenti, une opinion personnelle. Je n’ai rien contre les personnes qui exposent leurs opinions, mais lorsque cela est présenté comme une recherche documentée et étayée, alors que c’est faux, ce n’est rien d’autre qu’une tromperie. Un travail sérieux n’a pas besoin de recourir à des stratagèmes éditoriaux discutables pour trouver son public.

  • L’auteur est clair sur sa position et son parcours

Une personne honnête ne mentira pas ou ne sera pas évasive sur sa formation, son parcours professionnel, ou ses expériences. Rien ne dit qu’une personne autodidacte ne sera pas excellente dans un domaine particulier, mais la moindre des choses est de ne pas se faire passer pour ce que l’on n’est pas, dans le but de se donner de l’importance ou plus d’autorité. De nombreux YouTubeurs ou blogueurs parlent ainsi de disciplines dans lesquelles ils n’ont pas de diplômes institutionnels : pas de souci, du moment qu’ils ne se posent pas en spécialistes a priori de ces domaines et reconnaissent leurs limites.

  • L’auteur cite ses sources

C’est un point très important. Tout travail sérieux exige un minimum de recherches, surtout lorsque la personne parle hors de son champ d’expertise. La plupart des auteurs que je vous recommande cite volontiers les sources sur lesquelles est basé leur travail. Livres, documentaires, articles, conférences, peu importe, il faut pouvoir identifier d’où vient l’information, afin de pouvoir juger de son sérieux.

  • L’auteur corrige ses erreurs

C’est un autre point essentiel qui prouve l’humilité et l’honnêteté intellectuelle de l’auteur. L’erreur est humaine, il arrive à tout le monde d’en commettre. La moindre des choses est de corriger le contenu si celui-ci est erroné. Lorsque vous voyez par exemple une vidéo où s’incruste un message qui corrige ce que le vidéaste est en train d’énoncer, vous pouvez le prendre comme un indice de sérieux.

  • L’auteur invite à se documenter

Bien souvent, les articles ou vidéos sont trop courts pour pouvoir exposer toutes les subtilités d’un raisonnement, ou les divers points de vue sur un sujet précis. Inviter les lecteurs ou spectateurs à lire les sources ou à continuer les recherches auprès de tel autre auteur, ou sur tel thème voisin témoigne d’un souci de donner des clefs de compréhension et d’analyse solides. Cela montre aussi que l’auteur ne craint pas que l’on se fasse sa propre idée, ou que l’on remette ses propos en question.

  • L’auteur est ouvert à la discussion et aux critiques constructives

C’est la suite logique du point précédent. Un auteur sérieux et honnête sera toujours disponible pour une discussion constructive sur son travail. Si une personne ne répond à aucune critique (je parle de propos étayés sur le contenu de son travail, pas des critiques sur sa façon de s’habiller, bien sûr), supprime des commentaires qui le questionnent ou remettent en question sa démarche, ses conclusions, ou tourne simplement en dérision ses contradicteurs, vous pouvez être sûrs que vous avez affaire à une personne qui ne s’inquiète absolument pas de fournir un contenu honnête et sérieux.

  • L’auteur ne présente pas ses conclusions comme une vérité absolue

C’est le corollaire du point précédent. Toute personne honnête présentera toujours son travail dans un « contexte d’humilité », qui laissera la porte ouverte à la critique constructive. Tout le monde peut se tromper, omettre un détail, ou faire une faute de frappe. Les connaissances évoluent dans tous les domaines, et personne ne peut prétendre dominer à 100% un sujet, si érudit soit-il. Toute déclaration à l’emporte-pièce, toute généralisation, toute affirmation absolue doit faire dresser l’oreille et inciter à la prudence. L’auteur énonce-t-il une vérité scientifique ou son propre point de vue, sa conviction ?

  • Le travail de l’auteur est salué et recommandé par ses pairs

Voilà un point qui ne trompe pas. Lorsqu’une personne fait un travail de qualité, elle est connue dans son cercle et la plupart du temps citée en exemple. Être recommandé par une personne sérieuse vous donne une caution intellectuelle. Si un auteur que vous savez sérieux vous recommande un blog ou une chaîne, vous pouvez vous y fier sans trop de méfiance.

 

Ces quelques pistes permettent d’opérer un premier tri salutaire dans la masse d’informations disponibles. On y voit déjà plus clair.

Pour aider à finaliser le tri, vous pouvez vous appuyer sur les conseils de personnes déjà informées. Des démarches telles que celle de l’association « La Vidéothèque d’Alexandrie » sont précieuses. Cette association propose en effet de centraliser une liste d’auteurs de qualité proposant du contenu culturel sur Internet.

Sur YouTube, on trouve assez fréquemment des vidéos d’auteurs pratiquant la « vulgarisation » qui se questionnent au sujet de leur travail et la façon de le mener, sur l’honnêteté intellectuelle, la responsabilité de la transmission du savoir et de l’information (voir par exemple cette vidéo qui regroupe plusieurs auteurs).

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Esprit critique (1) : garder l’œil ouvert

Suite à mes récents articles concernant des vidéos accessibles sur YouTube et des blogs s’y rapportant (ici et ici), je ressens le besoin de vous partager une de mes préoccupations, et de vous livrer ma réflexion à ce sujet.

Lorsqu’on désire se cultiver, et encore davantage lorsqu’on souhaite instruire ses enfants, nous éprouvons bien souvent le besoin de mener des recherches sur divers supports afin de combler nos lacunes, de remettre quelques idées en place, ou simplement d’éclaircir des détails restés mystérieux depuis qu’ils nous ont été enseignés, ou qui sont devenus brumeux avec le temps…

Se pose alors la question des sources. Dans notre monde moderne, nous avons la chance de pouvoir accéder à une quantité colossale d’informations à peu près aussi facilement qu’un écureuil peut trouver un arbre dans une forêt. Bibliothèques, médiathèques, télévision, radio, e-books (dont nombre de classiques gratuits ou presque), encyclopédies en ligne, blogs, vlogs, chaînes, conférences, podcasts, les occasions de trouver de l’information sont multiples et l’accès à cette information est d’une simplicité enfantine.

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Dans cette abondance, certains se régalent, et d’autres se perdent. Malgré la disponibilité et la multitude des ressources, vous le savez comme moi si vous fréquentez des groupes ou forums d’IEF, il ne se passe pas une journée sans qu’une maman (oui, ce sont souvent les mamans qui assurent l’instruction) ne vienne demander où trouver tel contenu, telle information, tel support. Parfois, on se demande pourquoi elle ne tape pas simplement sa requête sur un moteur de recherche qui lui permettra d’accéder en moins d’une seconde à une avalanche de réponses. En fait, la plupart du temps, elle l’a déjà fait. Mais elle reste perdue, car trop de résultats sont disponibles.

Un nouveau problème apparaît : comment faire le tri ? Comment savoir si ce qu’on a trouvé est correct ? Comment traquer les erreurs, les imprécisions ?

Même sur les sites officiels, même sur les blogs de professeurs, on trouve des fautes, des raccourcis, des coquilles ou des incohérences. Et je ne parle là que des domaines où l’erreur est facile à cerner, pour peu que l’on connaisse un peu son sujet. Il sera relativement aisé de comparer quelques données en physique ou en géographie, de refaire un calcul mathématique ou de vérifier une orthographe ou une date dans le dictionnaire. Mais lorsqu’on touche à des domaines davantage soumis à la subjectivité, tout devient bien moins évident. A moins d’être un spécialiste du domaine, comment juger (sans passer 6 mois à lire des ouvrages de référence) du bien fondé d’une affirmation sur tel auteur, tel courant de pensée, telle notion de philosophie ou de sociologie ? Comment démêler les arguments fondés des arguments abusifs ? Comment faire la part entre l’idéologie, le point de vue, la subjectivité et les affirmations basées sur une recherche rigoureuse et honnête ?

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Certains outils existent qui permettent de faciliter ce travail. On peut aussi recourir à un certain état d’esprit, à une méthodologie qui évite de tomber dans quelques pièges courants. La bonne nouvelle, c’est que cette petite gymnastique devient vite familière, et que, cerise sur le gâteau, certains blogs ou chaînes se consacrent pour partie ou entièrement à ce travail, et à nous donner les clefs pour le faire à notre tour.

Puisque je vous conseille moi-même de vous appuyer sur Internet pour trouver de quoi alimenter votre instruction, il me paraissait essentiel de vous donner aussi ces outils qui aident à garder l’œil ouvert et l’esprit alerte, afin de ne pas faire confiance à la première info venue, ou d’oublier de vérifier la justesse de certains faits, ou encore d’omettre de tenir compte de la subjectivité des auteurs. Comme je le disais, pour certaines disciplines, c’est relativement facile. Pour d’autres, cela demande un peu de pratique et acquérir les bons réflexes devient urgent si l’on a fréquemment recours à des sources multiples et souvent mal connues, dont il est délicat de juger du sérieux ou de l’objectivité.

Je vous propose donc un série de quelques articles, au rythme d’un par jour, afin de vous présenter cette démarche et les outils disponibles, et de vous orienter vers des liens qui pourront vous être utiles dans cette démarche critique.

 

Mes chouchous sur YouTube : Histoire (suite)

Dans la série sur les chaînes YouTube que j’aime consulter, voici la suite logique au premier article qui concernait uniquement des chaînes abordant le sujet de l’Histoire.

Remarque : de par leur ton « moderne », ces chaînes ne s’adressent pas aux enfants (sauf exceptions dûment mentionnées) et sont plutôt à conseiller aux ados ou aux adultes. Cependant, elles permettent de compléter ou parfaire notre culture, le plus souvent de façon divertissante, mais avec un contenu sérieux. Je m’appuie sur ces vidéos comme sur des ouvrages documentaires, non pour les présenter directement aux enfants mais pour m’informer et piocher parfois des anecdotes que je peux utiliser lors de nos discussions.

J’aborde ici les chaînes qui parlent d’histoire sous des angles plus spécifiques, qu’il s’agisse d’archéologie, d’histoire de l’art, ou des liens entre l’Histoire et d’autres disciplines.

  • C’est une autre histoire

Je replace ici cette chaîne déjà évoquée dans le premier article, car la jeune femme qui l’anime revisite l’Histoire, notamment l’Antiquité, par le biais de la mythologie et de l’histoire de l’art (entre autres). Elle propose entre autres une série « Tu vois le tableau », où elle utilise comme supports des tableaux classiques pour évoquer des épisodes historiques ou mythologiques. A noter aussi la série « Une ville au détail », où Manon Bril (prof des écoles et thésarde en Histoire) nous entraîne dans une visite historistico-touristique d’une grande ville et de ses endroits les plus pittoresques.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCKjDY4joMPcoRMmd-G1yz1Q/featured

 

  • Nota Bene

Là encore, je mentionne une chaîne déjà présente dans le premier article, mais Ben fait un gros travail autour de l’histoire, et touche à divers domaines. Vous y trouverez des séries « Mythes et légendes », sur les mythologies des différents peuples. Une série « Motion VS History » critique quelques films du point de vue de la cohérence historique. Des reportages sont aussi disponibles (dont un sur l’histoire de certains arts martiaux). Je vous recommande aussi la vidéo sur l’archéosite de Montbazon, qui explique comment on y reconstruit un village médiéval, ainsi que l’épisode « Tuto généalogie », qui donne des pistes pour se mettre en quête de nos ancêtres… Bref, ça vaut le coup de fouiller un peu, c’est riche et sympa! Ben est agréable à écouter, et le contenu est assez rigoureux.

Le lien : https://www.youtube.com/user/notabenemovies

 

  • Nota Bonus

Vous l’aurez compris, il s’agit de la chaîne « petite sœur » de Nota Bene, où l’on retrouve un peu de tout, mais qui vaut le détour pour quelques vidéos intéressantes : les interventions de divers invités (YouTubeurs pour la plupart) au festival d’histoire de Montbazon (rencontres autour de l’Histoire), 3 entretiens audio avec des personnes travaillant au Louvre, notamment 2 conservateurs. Vous trouverez aussi pour les amateurs des vidéos traitant de gaming historique (comment sont traitées les données historiques (armes, architecture, blasons…) dans les jeux vidéos).

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCrbbgYjbrXVYRM_iRGEDqFw

A noter aussi : une collaboration de Ben avec la ville de Loches, pour 3 tutos de cuisine médiévale, visibles ici (et sympas à regarder et essayer avec les enfants):

 

  • Temps mort

Une chaîne un peu différente, avec des vidéos longues, puisque la plupart des sujets est traitée lors de directs, ce qui donne un mélange intéressant entre le cours magistral et la discussion entre amis. Il y est question d’Histoire sous l’angle de l’archéologie le plus souvent, les sujets sont variés (Gaulois, Vikings, Aztèques…), mais il faut avoir un peu de temps devant soi. A noter : de petits épisodes « en 5 minutes », qui permettent par un petit montage d’appréhender l’essentiel des vidéos plus longues.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCJLsfsSpIiUBPvYYSUAclrw

 

  • Simplex Paléo

Tout est dans le titre, ici on parle de paléontologie, et principalement de dinosaures, de fossiles, d’ères géologiques, de tectonique des plaques… Une mine d’infos pour les amateurs de préhistoire.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCej7tmvtZ_ex9dZE-ZYS0EQ/featured

 

  • Les Revues du Monde

L’Histoire vue par le côté archéologie et anthropologie. Une chaîne agréable à regarder, des sujets assez variés tournant autour des mystères, des énigmes, des objets ou endroits insolites. A noter une autre série sur la même chaîne, « Les Théories du Monde », où Charlie (une demoiselle, de temps en temps, c’est chouette de croiser des filles) explore les mythes et légendes. Bref, une chaîne pour les aventuriers !

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCnf0fDz1vTYW-sl36wbVMbg

 

  • Fabien Campaner

Une chaîne qui allie Histoire et cinéma. Dans les épisodes « On va faire cours », Fabien campe un prof d’Histoire qui explore un sujet à travers la façon dont il est évoqué au cinéma. De nombreux clichés sont examinés, dépoussiérés et la réalité historique est remise à sa place. Des sujets aussi variés que les chevaliers de la Table Ronde, les samouraïs, ou les Amérindiens, traités de façon humoristique et donnant envie de regarder les films traitant de certains pans de l’Histoire d’un œil plus critique.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCn2odfT6D4WPg4y-zRIgU5g

 

  • Ascl&pios

Une chaîne sur l’histoire de la médecine, où deux médecins nous éclairent sur les grandes découvertes de la médecine, les épidémies qui ont jalonné l’Histoire, et nous parlent aussi bien de petites anecdotes insolites que des avancées décisives pour notre santé. Le ton est décontracté, mais on apprend toujours quelque chose.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCDqEttzOpPbDoeC05HRPPDQ/featured

 

  • Axolot

Une chaîne étonnante, très riche, courrez-y si vous ne connaissez pas encore, et si vous aimez qu’on vous raconte des histoires avec une voix de velours… Non, je ne m’égare pas, je vous promets que lorsqu’on connaît Patrick Baud, il suffit de lire une de ses publications pour l’entendre simultanément vous la conter avec sa voix si agréable. Vous trouverez bien des choses sur sa chaîne, qui tourne autour de tout ce qui peut être étonnant (sites, personnages, objets) mais je vous en parle ici car il aborde à plusieurs reprises des sujets historiques, comme dans l’épisode « Fake! » ou « 6 savants fous qui se sont sacrifiés pour la science », dans ceux tournés au Louvre, ou dans la nouvelle série « Axoportraits » qui présente des personnages insolites. A noter : le lien du blog http://www.axolot.info/

Le lien : https://www.youtube.com/user/Axolotblog

 

  • e-penser

La chaîne bien connue de Bruce Benamran, qui parle essentiellement de sciences, mais sur laquelle on peut retrouver quelques épisodes « Flash » évoquant des scientifiques, ou des expériences qui ont marqué l’Histoire des sciences, mais surtout les épisodes de la série « La preuve par vieux », qui aborde l’histoire des sciences et des scientifiques dans un style très agréable.

 

  • C’est pas sorcier

Evidemment, c’est LA référence pour les enfants et mêmes les plus grands. La plupart des épisodes de la célèbre série est visible sur YouTube, et nous y retrouvons quantité d’épisodes liés à l’Histoire, la Préhistoire, la géographie, la politique… Je ne vous fais pas l’article sur la qualité de cette émission, c’est sérieux, accessible, didactique, intelligent, bref, très rapidement, on ne peut plus s’en passer.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCENv8pH4LkzvuSV_qHIcslg

 

Je finis cet article en vous mentionnant un site, celui de la Vidéothèque d’Alexandrie, une association qui se propose de regrouper les chaînes culturelles disponibles sur Internet, d’informer sur les contenus, et pour faire (très) court, de permettre de faire le tri dans le contenu disponible pour être à peu près sûr de ne garder que les chaînes, sites et blogs de qualité. Le site dispose d’une chaîne YouTube qui permet de retrouver les vidéos des chaînes reconnues par l’asso comme étant de qualité, des tables rondes, mais aussi des « zapping » présentant chaque mois un petit florilège des vidéos récentes.

Le lien vers le site : http://videothequealexandrie.fr/

Le lien vers la chaîne YouTube :  https://www.youtube.com/channel/UCsqvprYnU8J8K449VAQZhsQ/featured

La tête dans les étoiles

Cette année, comme vous le savez, nous portons une attention toute particulière à l’ISS (Station Spatiale Internationale) et à l’un de ses occupants pour quelques mois, l’astronaute français Thomas Pesquet (à ce sujet, voir cet article).

Nous avons suivi avec émotion son décollage, nous nous régalons presque quotidiennement de ses photos, des informations qu’il poste à propos de son travail ou de la vie à bord. Je vous conseille sa page Facebook, c’est un merveilleux voyage…

Vendredi dernier, le 6 janvier, nous avons passé plusieurs heures à observer la sortie dans l’espace des collègues américains de Thomas, Shane Kimbrough, commandant de l’ISS, et Peggy Whitson, qui effectuait sa septième sortie (elle a déjà séjourné deux fois à bord de l’ISS, et l’a même commandée), et totalise environ 183 heures de sortie (elle est désormais à égalité comme femme ayant passé le plus de temps en sortie extra véhiculaire). Elle est, de loin, la femme qui aura passé le plus de temps dans l’espace.

Ils ont effectué divers travaux de maintenance sur l’ISS, notamment la pose d’adaptateurs pour de nouvelles batteries.

Ce vendredi 13 janvier, c’est au tour de Thomas Pesquet (accompagné par Shane Kimbrough) d’effectuer une sortie, la première pour notre astronaute ! Ils vont continuer les travaux commencés la semaine dernière.

Pour des informations plus complètes sur cette sortie, je vous renvoie vers le blog de Thomas Pesquet : ici!

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Sur cette photo, on voit bien les caméras qui nous permettent de voir en plan subjectif (c’est-à-dire comme si on se trouvait à la place de l’astronaute) le travail effectué, et aussi le paysage… en l’occurrence, l’ISS, l’espace, et la Terre.

Bien sûr, cette sortie sera intégralement retransmise en direct par la NASA. L’occasion de voir comment on s’équipe pour une sortie extra véhiculaire, d’entendre beaucoup d’anglais, de vivre un petit bout de la vie des astronautes en direct (les entendre échanger et rire en bidouillant la Station, à 400 km au-dessus de nos têtes, et à 28 000 km/h est à la fois émouvant et assez surprenant), et de se rendre compte de la masse d’informations techniques et de gestes que les aspirants astronautes doivent apprendre à maîtriser avant de s’envoler…

« Suivez notre sortie dans l’espace (« EVA ») ce vendredi via NASA TV, retransmis sur cette page. Le direct commencera à 11h30 CET (heure de Paris) (c’est-à-dire 10h30 GMT). Je sortirai avec Shane vers 13h05 CET pour échanger des batteries de la Station contre de nouvelles plus modernes et efficaces. L’opération devrait nous prendre environ 6h30. »

Voici le lien pour suivre la sortie (prévue à 13h, mais je vous conseille de vous brancher dès 11h30 pour suivre l’habillage et la préparation des deux astronautes, de même que je vous recommande le moment où ils regagnent la station, et où les collègues les libèrent de leurs EMU, c’est-à-dire « les scaphandres de sortie, véritables petits vaisseaux personnels avec tous les systèmes nécessaires à la survie et au travail dans l’espace », comme l’explique Thomas Pesquet) :

http://blogs.esa.int/thomas-pesquet/fr/2017/01/11/live-proxima-spacewalk/

Je précise que ce lien est celui de l’ESA, on aura donc droit à des commentaires en français, ce qui peut aider à comprendre un peu mieux ce que l’on regarde…

Et pour en apprendre davantage sur l’espace, je vous recommande de fureter sur le site site de l’ESA (Agence Spatiale Européenne), dans la section ESA-Kids, notamment. 😉

Bonne EVA à tous ! 🙂

Bricolages autour de la Nativité

En fouillant pour réaliser mon bricolage du calendrier de l’Avent, j’ai trouvé d’autres liens intéressants, que je propose de vous partager.

Je ne les ai pas testés, ce sont juste quelques idées en vrac !

  • Des personnages en couleurs à imprimer, plastifier, et qui peuvent servir dans un petit théâtre de marionnettes (par exemple) :

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C’est en anglais, mais les images parlent d’elles-mêmes ! 😉

Le lien : https://biblelovenotes.blogspot.fr/2011/03/play-friendly-nativity.html

 

  • Des personnages à imprimer, colorier, découper, avec un socle en papier :

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Là encore, c’est en anglais, mais vous avez compris le principe. Je précise que ce site regorge de ressources gratuites et de bonnes idées.

Le lien : http://levangelisation.eklablog.com/fabriquer-une-scene-de-la-nativite-a114026976

 

  • Une piste très jolie sur le blog de cette illustratrice, qui met en ligne une partie de son travail, avec une crèche « traditionnelle » et l’idée d’un théâtre de marionnettes :

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Le lien ici : http://www.sarahjanestudios.com/blog/2011/12/christmas-goodnight-activities-giveaway/

 

  • J’ai gardé pour la fin un de mes chouchous (oui, je sais, c’est fourbe). Joel crée des scènes et personnages en papier, avec un graphisme simple mais très doux, que je trouve toujours très juste. Vous pouvez télécharger les modèles en cliquant dessus tout simplement sur sa page (en bas de l’article). Il y a même une « version de voyage », plus petite. Et je vous encourage à fouiller le site, c’est une mine d’or !

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Le lien : http://madebyjoel.com/2013/12/paper-city-nativity-scene-joyfully-expanded.html

Le lien vers la version de voyage : http://madebyjoel.com/2013/12/travel-size-paper-city-nativity-scene.html

Voilà, j’espère que vous trouverez votre bonheur parmi ces liens, ou que cela vous aura au moins donné des idées ! 🙂

Notre entrée dans l’Avent 2016 (bis) ;)

2016 aura donc été une année compliquée, et un peu mouvementée… Après un « faux départ » pour cet Avent, et quelques soucis de logistique, j’ai dû changer mon fusil d’épaule et abandonner (temporairement) mon idée de bricolage pour cette année (voir ici).

Comme je le disais, l’IEF, c’est aussi l’adaptation et la souplesse, donc voici notre projet de bricolage de l’Avent pour 2016 :

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Vous l’aurez compris, chaque jour, les enfants trouvent un élément de cette scène de Nativité, qu’ils peuvent colorier. Ce week-end, je leur donnerai à chacun un rectangle de carton que nous allons décorer de papiers colorés et où ils pourront coller leurs personnages et éléments de décor. Ce tableau sera ensuite accroché dans leur chambre.

Voici le site où vous pouvez télécharger les 4 feuilles à imprimer (le matériel est disponible en téléchargement gratuit pour un usage privé):  http://www.routly.com/2013/11/22/i-made-a-diy-illustrated-advent-calendar-nativity-set-want-one-too/

Il est possible de l’imprimer sur papier, sur carton, d’ajouter de petits socles pour en faire une crèche en 3 dimensions, ou encore de coller de petits aimants au dos des figurines pour jouer sur un tableau magnétique ou le frigo.

Pourquoi ai-je choisi cette version, parmi les nombreuses que l’on trouve sur le net ? Parce que l’auteur de ce calendrier, écrivain et illustrateur, a une démarche intéressante, qui reflète bien l’esprit de Noël tel que je souhaite le transmettre à mes enfants.

Sur son site (je me permets de traduire rapidement pour les non anglophones 😉 ), il explique que ce calendrier est le fruit d’une réflexion personnelle sur ce que représente Noël. Il explique que ce qu’il aime à Portland (ville de l’Oregon où il vit avec sa femme et leurs deux fils), c’est la culture « Do it Yourself », la récup, la créativité… Cette année-là (en 2013), son église organise un marché de Noël sur le thème du « Do it Yourself Équitable ». Il partage alors son projet de réaliser son propre calendrier de l’Avent pour ses fils. Un calendrier différent de ceux qui proposent un chocolat ou une pièce de Lego par jour.

Voici ses mots :

C’est la première année où mon fils aîné a commencé à parler longuement de ce qu’il « voulait » pour Noël. Je sais que c’est normal, surtout maintenant qu’il va à l’école maternelle et est influencé par ses camarades. Mais nous lui avons expliqué comment nous voulions nous concentrer sur la joie de donner et d’être en famille, plutôt que sur ce que nous allions « avoir », et notre désir d’apprendre à nos enfants à consommer moins et offrir davantage me rendait méfiant à l’idée d’instaurer le fait d’avoir un bonbon ou un petit jouet quotidien. Au lieu de ça, je voulais fabriquer quelque chose moi-même qui représente mieux les motivations de cette fête.

Il a donc créé les éléments de ce calendrier (dans le but de les imprimer sur support magnétique, pour que ses fils les utilisent sur un tableau), réparti le tout dans des enveloppes, et chaque jour, ses fils découvraient une nouvelle pièce de la scène.

Quelques mots encore de l’auteur sur ce qu’est ce « Do it Yourself Équitable » :

Sachant que je suis un créatif, on m’a demandé si je voulais participer à ce « DIY Fair », où l’on ne trouve pas de personnes qui vendent ce qu’elles ont fabriqué, mais des personnes qui expliquent aux autres comment faire. Quand j’ai commencé à travailler sur mon calendrier de l’Avent, je savais que c’était ce que je voulais apporter et partager.

N’est-ce pas aussi ce que nous essayons de faire en IEF ?

L’auteur propose un ordre possible pour répartir les éléments, j’en ai choisi un autre, chacun sa sensibilité, ce n’est pas le plus important.

J’espère que ce support vous donnera des idées, et je vous souhaite une belle route vers Noël.

 

Notre entrée dans l’Avent 2016

Cette année, pour diverses raisons, notre entrée dans l’Avent est un peu bousculée. Ceci dit, nous avons déjà commencé à poser de petits cailloux sur notre chemin vers Noël, et je propose de vous les partager.

Tout d’abord, nous avons entamé notre parcours en instruction biblique qui va nous permettre d’aborder la Nativité sous un angle particulier (cette année : la lumière).

Nous avons décidé du bricolage que les enfants réaliseront pour la famille et les parrains et marraines. Je ne vous en dis pas plus, il faut que ça reste une surprise. 😉

Il me reste 2 jours pour finir mon calendrier de l’Avent. Voici 2 ans que j’essaie de remplir les petites pochettes de notre calendrier avec de quoi réaliser un bricolage ensuite (la première année, un « livre » racontant la Nativité, l’an dernier une suspension en perles de rocaille rappelant que Dieu nous aime).

Cette année, j’ai décidé de faire un petit changement et de proposer un bricolage qui se fera au fur et à mesure. J’avais vu il y a quelques mois un tableau en feutrine représentant une scène de Nativité, et j’ai gardé l’idée dans un coin de ma tête. Je compte remplir les pochettes du calendrier avec un élément de la scène par jour, à accrocher sur un tableau à l’aide de Velcro. Au final, ça devrait ressembler à ceci (site source : le blog Stay at Home Educator):

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Mais mon projet est de dimensions plus modestes. Je vous fais un article plus détaillé dès que tout est prêt. 🙂

Ce week-end, nous installerons et décorerons le sapin, nous installerons aussi la crèche, et nous commencerons notre bricolage de l’Avent. 🙂