Esprit critique (3) : le cas particulier de l’Histoire et des sciences humaines et sociales

Il y a quelques mois, suite à une petite phrase d’un homme politique sur l’enseignement de l’Histoire et sa référence à « nos ancêtres les Gaulois », j’ai été surprise de voir tomber des nues un pourcentage non négligeable de parents instructeurs, perdus de ne plus savoir ce qu’ils devaient enseigner à leur enfant, déstabilisés d’apprendre que ce qu’ils avaient eux-mêmes appris et à quoi ils se fiaient, était au mieux une image d’Épinal, un raccourci destiné à offrir un point d’appui à l’imagination enfantine, au pire un mensonge, une manipulation éhontée à des fins d’exaltation patriotique*.

Dans le domaine de l’Histoire, dès qu’on sort du confort des dates (et encore !), il faut savoir qu’on se trouve dans un amas de points de vue subjectifs, de récits partiels et partiaux, se rendre compte que « tout » ne peut pas être su, raconté, appréhendé, et surtout que tout point ou presque peut être remis en cause, réévalué, questionné.

Non, l’Histoire n’est pas une suite de faits clairement établis, objectivement relatés, et qui ne se discutent pas. Loin de là !

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L’Histoire, c’est un récit. Ou plutôt des récits, qui se complètent, se confrontent, se contredisent, parfois. Ce sont des bribes, des extraits, des opinions, des points de vue, qui tentent de s’imposer comme LA vérité sur des faits ou des personnes.

C’est bien connu, selon que l’on écoute tel ou tel témoin d’une scène, les récits seront différents, du fait de la subjectivité de ces témoins. On ne sera pas attentifs aux mêmes détails, on n’aura pas le même point de vue sur une scène, on n’interprétera pas les choses ou les paroles de la même façon. Notre façon de raconter sera influencée par notre propre histoire, notre vie, nos idées, nos centres d’intérêts, et surtout le but recherché.

C’est là que se situe bien souvent le fond du problème. Si tout le monde s’accorde assez volontiers pour dire qu’il est compliqué de savoir comment un événement s’est réellement déroulé, et pour reconnaître que celui qui le rapporte se donne souvent le beau rôle, il devient plus délicat en revanche de faire admettre aux uns et aux autres que le récit a toujours un but, et que c’est précisément de ce but que va dépendre en grande partie la façon dont les événements vont être racontés.

Il faut essayer de cerner le contexte et le but de l’orateur, de l’auteur ou de l’historien qui choisit, organise et interprète les documents pour avoir un peu de recul sur ce qui est relaté et ce que cela implique. Cherche-t-on à magnifier un souverain ? A jeter le discrédit sur un adversaire ? A fédérer un peuple autour de valeurs communes ? A enjoliver les souvenirs d’une période qu’on souhaite présenter comme un âge d’or ? A engendrer la peur pour se poser en protecteur ou en libérateur ?

Toutes les intentions ne sont pas honnêtes et louables, et l’Histoire et son enseignement servent trop souvent à la manipulation des peuples. Il en va de même pour une grande partie des sciences humaines et sociales, d’ailleurs.

Chaque fois que vous ouvrez un livre d’histoire, de sociologie, de philosophie, vous n’y trouvez qu’une partie de la réalité, qu’un point de vue, qu’un récit plus ou moins subjectif. Bien sûr, les auteurs les plus honnêtes le préciseront d’emblée. Ils annonceront clairement cet état de fait, ou expliqueront comment ils ont essayé de lutter contre cette subjectivité. Des méthodes existent, qui se rapprochent des méthodes scientifiques ou les reprennent, pour donner plus d’objectivité, coller aux faits et éviter les dérives. Cependant, même avec les meilleures intentions du monde, une discipline qui se construit par le récit et l’interprétation ne peut être totalement objective. A nous de ne pas l’oublier.

argoflex-black-and-white-camera-538-825x550 Jennifer Trovato

Se poser la question du point de vue, toujours.

Multipliez les sources, confrontez les points de vue, ne vous contentez pas d’une version. Si plusieurs sources identifiées comme sérieuses semblent aller dans le même sens, vous pouvez commencer à vous y fier. Dans tous les cas, ne prenez pas pour argent comptant tel point de vue, telle déclaration. Voyez qui parle. Demandez-vous en premier lieu si cette personne maîtrise son sujet. Demandez-vous ensuite à qui elle s’adresse, et dans quelle optique. Ces trois questions simples permettent déjà de faire mine de rien un bon tri dans pas mal des informations qui circulent dans les médias et sur le net. De même pour les ouvrages de référence que vous souhaitez utiliser. Renseignez-vous sur leur sérieux, cherchez quelques informations sur l’auteur (formation, domaine d’expertise, idées politiques), demandez conseil à des personnes plus expérimentées. Vous y passerez un peu de temps, mais cela vaut l’investissement.

Tout ouvrage touchant à ces domaines des sciences humaines et sociales sera en partie subjectif, mais le simple fait d’en être conscient vous aidera à ne pas vous y limiter et à apporter d’autres sources complémentaires, parfois contradictoires, qui créeront un climat propice à l’exercice de la réflexion, de l’esprit critique, de l’analyse, de la synthèse et participeront à l’envie de creuser et de mieux saisir les tenants et aboutissants du sujet. De quoi faire des leçons d’histoire un temps privilégié pour la formation d’un esprit sain. 😉

Pour compléter cet article, je vous invite à jeter un œil sur les vidéos suivantes :

*  Remarque : sur la question spécifique de « nos ancêtres les Gaulois », vous pouvez visionner ces deux liens. 😉

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Esprit critique (2) : comment reconnaître un travail sérieux

Nous avons abordé dans l’article précédent l’idée de faire le tri dans les sources disponibles, notamment sur Internet. Devant la multiplication des blogs, podcasts et chaînes dits « de vulgarisation », il devient compliqué de prendre la mesure du sérieux du contenu et de l’honnêteté intellectuelle de l’auteur.

La plus sûre façon de savoir si un auteur (blogueur, vidéaste, essayiste…) est honnête, c’est de l’écouter parler lui-même de la façon dont il voit son domaine et sa « mission ». Le mot peut paraître pompeux, mais lorsqu’on souhaite transmettre du savoir, on se doit à mon sens d’avoir réfléchi à sa démarche et à la façon dont on pense procéder.

Clairement, dès qu’une personne assène de grandes déclarations, ne cite pas ses sources, n’invite pas à se documenter plus avant sur le sujet ou ne se remet pas en cause suite aux critiques étayées, vous pouvez passer votre chemin.

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Quelques pistes pour reconnaître un travail sérieux :

  • L’auteur évite les titres « chocs », les phrases d’accroche ou les photos jouant sur l’émotionnel

Un titre sensationnaliste, une photo qui joue sur la corde sensible, il est facile d’attirer le lecteur ou le spectateur. Il est facile aussi de faire oublier que le travail ne s’appuie pas sur des faits objectifs mais sur un ressenti, une opinion personnelle. Je n’ai rien contre les personnes qui exposent leurs opinions, mais lorsque cela est présenté comme une recherche documentée et étayée, alors que c’est faux, ce n’est rien d’autre qu’une tromperie. Un travail sérieux n’a pas besoin de recourir à des stratagèmes éditoriaux discutables pour trouver son public.

  • L’auteur est clair sur sa position et son parcours

Une personne honnête ne mentira pas ou ne sera pas évasive sur sa formation, son parcours professionnel, ou ses expériences. Rien ne dit qu’une personne autodidacte ne sera pas excellente dans un domaine particulier, mais la moindre des choses est de ne pas se faire passer pour ce que l’on n’est pas, dans le but de se donner de l’importance ou plus d’autorité. De nombreux YouTubeurs ou blogueurs parlent ainsi de disciplines dans lesquelles ils n’ont pas de diplômes institutionnels : pas de souci, du moment qu’ils ne se posent pas en spécialistes a priori de ces domaines et reconnaissent leurs limites.

  • L’auteur cite ses sources

C’est un point très important. Tout travail sérieux exige un minimum de recherches, surtout lorsque la personne parle hors de son champ d’expertise. La plupart des auteurs que je vous recommande cite volontiers les sources sur lesquelles est basé leur travail. Livres, documentaires, articles, conférences, peu importe, il faut pouvoir identifier d’où vient l’information, afin de pouvoir juger de son sérieux.

  • L’auteur corrige ses erreurs

C’est un autre point essentiel qui prouve l’humilité et l’honnêteté intellectuelle de l’auteur. L’erreur est humaine, il arrive à tout le monde d’en commettre. La moindre des choses est de corriger le contenu si celui-ci est erroné. Lorsque vous voyez par exemple une vidéo où s’incruste un message qui corrige ce que le vidéaste est en train d’énoncer, vous pouvez le prendre comme un indice de sérieux.

  • L’auteur invite à se documenter

Bien souvent, les articles ou vidéos sont trop courts pour pouvoir exposer toutes les subtilités d’un raisonnement, ou les divers points de vue sur un sujet précis. Inviter les lecteurs ou spectateurs à lire les sources ou à continuer les recherches auprès de tel autre auteur, ou sur tel thème voisin témoigne d’un souci de donner des clefs de compréhension et d’analyse solides. Cela montre aussi que l’auteur ne craint pas que l’on se fasse sa propre idée, ou que l’on remette ses propos en question.

  • L’auteur est ouvert à la discussion et aux critiques constructives

C’est la suite logique du point précédent. Un auteur sérieux et honnête sera toujours disponible pour une discussion constructive sur son travail. Si une personne ne répond à aucune critique (je parle de propos étayés sur le contenu de son travail, pas des critiques sur sa façon de s’habiller, bien sûr), supprime des commentaires qui le questionnent ou remettent en question sa démarche, ses conclusions, ou tourne simplement en dérision ses contradicteurs, vous pouvez être sûrs que vous avez affaire à une personne qui ne s’inquiète absolument pas de fournir un contenu honnête et sérieux.

  • L’auteur ne présente pas ses conclusions comme une vérité absolue

C’est le corollaire du point précédent. Toute personne honnête présentera toujours son travail dans un « contexte d’humilité », qui laissera la porte ouverte à la critique constructive. Tout le monde peut se tromper, omettre un détail, ou faire une faute de frappe. Les connaissances évoluent dans tous les domaines, et personne ne peut prétendre dominer à 100% un sujet, si érudit soit-il. Toute déclaration à l’emporte-pièce, toute généralisation, toute affirmation absolue doit faire dresser l’oreille et inciter à la prudence. L’auteur énonce-t-il une vérité scientifique ou son propre point de vue, sa conviction ?

  • Le travail de l’auteur est salué et recommandé par ses pairs

Voilà un point qui ne trompe pas. Lorsqu’une personne fait un travail de qualité, elle est connue dans son cercle et la plupart du temps citée en exemple. Être recommandé par une personne sérieuse vous donne une caution intellectuelle. Si un auteur que vous savez sérieux vous recommande un blog ou une chaîne, vous pouvez vous y fier sans trop de méfiance.

 

Ces quelques pistes permettent d’opérer un premier tri salutaire dans la masse d’informations disponibles. On y voit déjà plus clair.

Pour aider à finaliser le tri, vous pouvez vous appuyer sur les conseils de personnes déjà informées. Des démarches telles que celle de l’association « La Vidéothèque d’Alexandrie » sont précieuses. Cette association propose en effet de centraliser une liste d’auteurs de qualité proposant du contenu culturel sur Internet.

Sur YouTube, on trouve assez fréquemment des vidéos d’auteurs pratiquant la « vulgarisation » qui se questionnent au sujet de leur travail et la façon de le mener, sur l’honnêteté intellectuelle, la responsabilité de la transmission du savoir et de l’information (voir par exemple cette vidéo qui regroupe plusieurs auteurs).

Esprit critique (1) : garder l’œil ouvert

Suite à mes récents articles concernant des vidéos accessibles sur YouTube et des blogs s’y rapportant (ici et ici), je ressens le besoin de vous partager une de mes préoccupations, et de vous livrer ma réflexion à ce sujet.

Lorsqu’on désire se cultiver, et encore davantage lorsqu’on souhaite instruire ses enfants, nous éprouvons bien souvent le besoin de mener des recherches sur divers supports afin de combler nos lacunes, de remettre quelques idées en place, ou simplement d’éclaircir des détails restés mystérieux depuis qu’ils nous ont été enseignés, ou qui sont devenus brumeux avec le temps…

Se pose alors la question des sources. Dans notre monde moderne, nous avons la chance de pouvoir accéder à une quantité colossale d’informations à peu près aussi facilement qu’un écureuil peut trouver un arbre dans une forêt. Bibliothèques, médiathèques, télévision, radio, e-books (dont nombre de classiques gratuits ou presque), encyclopédies en ligne, blogs, vlogs, chaînes, conférences, podcasts, les occasions de trouver de l’information sont multiples et l’accès à cette information est d’une simplicité enfantine.

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Dans cette abondance, certains se régalent, et d’autres se perdent. Malgré la disponibilité et la multitude des ressources, vous le savez comme moi si vous fréquentez des groupes ou forums d’IEF, il ne se passe pas une journée sans qu’une maman (oui, ce sont souvent les mamans qui assurent l’instruction) ne vienne demander où trouver tel contenu, telle information, tel support. Parfois, on se demande pourquoi elle ne tape pas simplement sa requête sur un moteur de recherche qui lui permettra d’accéder en moins d’une seconde à une avalanche de réponses. En fait, la plupart du temps, elle l’a déjà fait. Mais elle reste perdue, car trop de résultats sont disponibles.

Un nouveau problème apparaît : comment faire le tri ? Comment savoir si ce qu’on a trouvé est correct ? Comment traquer les erreurs, les imprécisions ?

Même sur les sites officiels, même sur les blogs de professeurs, on trouve des fautes, des raccourcis, des coquilles ou des incohérences. Et je ne parle là que des domaines où l’erreur est facile à cerner, pour peu que l’on connaisse un peu son sujet. Il sera relativement aisé de comparer quelques données en physique ou en géographie, de refaire un calcul mathématique ou de vérifier une orthographe ou une date dans le dictionnaire. Mais lorsqu’on touche à des domaines davantage soumis à la subjectivité, tout devient bien moins évident. A moins d’être un spécialiste du domaine, comment juger (sans passer 6 mois à lire des ouvrages de référence) du bien fondé d’une affirmation sur tel auteur, tel courant de pensée, telle notion de philosophie ou de sociologie ? Comment démêler les arguments fondés des arguments abusifs ? Comment faire la part entre l’idéologie, le point de vue, la subjectivité et les affirmations basées sur une recherche rigoureuse et honnête ?

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Certains outils existent qui permettent de faciliter ce travail. On peut aussi recourir à un certain état d’esprit, à une méthodologie qui évite de tomber dans quelques pièges courants. La bonne nouvelle, c’est que cette petite gymnastique devient vite familière, et que, cerise sur le gâteau, certains blogs ou chaînes se consacrent pour partie ou entièrement à ce travail, et à nous donner les clefs pour le faire à notre tour.

Puisque je vous conseille moi-même de vous appuyer sur Internet pour trouver de quoi alimenter votre instruction, il me paraissait essentiel de vous donner aussi ces outils qui aident à garder l’œil ouvert et l’esprit alerte, afin de ne pas faire confiance à la première info venue, ou d’oublier de vérifier la justesse de certains faits, ou encore d’omettre de tenir compte de la subjectivité des auteurs. Comme je le disais, pour certaines disciplines, c’est relativement facile. Pour d’autres, cela demande un peu de pratique et acquérir les bons réflexes devient urgent si l’on a fréquemment recours à des sources multiples et souvent mal connues, dont il est délicat de juger du sérieux ou de l’objectivité.

Je vous propose donc un série de quelques articles, au rythme d’un par jour, afin de vous présenter cette démarche et les outils disponibles, et de vous orienter vers des liens qui pourront vous être utiles dans cette démarche critique.

 

Mes chouchous sur YouTube : Histoire (suite)

Dans la série sur les chaînes YouTube que j’aime consulter, voici la suite logique au premier article qui concernait uniquement des chaînes abordant le sujet de l’Histoire.

Remarque : de par leur ton « moderne », ces chaînes ne s’adressent pas aux enfants (sauf exceptions dûment mentionnées) et sont plutôt à conseiller aux ados ou aux adultes. Cependant, elles permettent de compléter ou parfaire notre culture, le plus souvent de façon divertissante, mais avec un contenu sérieux. Je m’appuie sur ces vidéos comme sur des ouvrages documentaires, non pour les présenter directement aux enfants mais pour m’informer et piocher parfois des anecdotes que je peux utiliser lors de nos discussions.

J’aborde ici les chaînes qui parlent d’histoire sous des angles plus spécifiques, qu’il s’agisse d’archéologie, d’histoire de l’art, ou des liens entre l’Histoire et d’autres disciplines.

  • C’est une autre histoire

Je replace ici cette chaîne déjà évoquée dans le premier article, car la jeune femme qui l’anime revisite l’Histoire, notamment l’Antiquité, par le biais de la mythologie et de l’histoire de l’art (entre autres). Elle propose entre autres une série « Tu vois le tableau », où elle utilise comme supports des tableaux classiques pour évoquer des épisodes historiques ou mythologiques. A noter aussi la série « Une ville au détail », où Manon Bril (prof des écoles et thésarde en Histoire) nous entraîne dans une visite historistico-touristique d’une grande ville et de ses endroits les plus pittoresques.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCKjDY4joMPcoRMmd-G1yz1Q/featured

 

  • Nota Bene

Là encore, je mentionne une chaîne déjà présente dans le premier article, mais Ben fait un gros travail autour de l’histoire, et touche à divers domaines. Vous y trouverez des séries « Mythes et légendes », sur les mythologies des différents peuples. Une série « Motion VS History » critique quelques films du point de vue de la cohérence historique. Des reportages sont aussi disponibles (dont un sur l’histoire de certains arts martiaux). Je vous recommande aussi la vidéo sur l’archéosite de Montbazon, qui explique comment on y reconstruit un village médiéval, ainsi que l’épisode « Tuto généalogie », qui donne des pistes pour se mettre en quête de nos ancêtres… Bref, ça vaut le coup de fouiller un peu, c’est riche et sympa! Ben est agréable à écouter, et le contenu est assez rigoureux.

Le lien : https://www.youtube.com/user/notabenemovies

 

  • Nota Bonus

Vous l’aurez compris, il s’agit de la chaîne « petite sœur » de Nota Bene, où l’on retrouve un peu de tout, mais qui vaut le détour pour quelques vidéos intéressantes : les interventions de divers invités (YouTubeurs pour la plupart) au festival d’histoire de Montbazon (rencontres autour de l’Histoire), 3 entretiens audio avec des personnes travaillant au Louvre, notamment 2 conservateurs. Vous trouverez aussi pour les amateurs des vidéos traitant de gaming historique (comment sont traitées les données historiques (armes, architecture, blasons…) dans les jeux vidéos).

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCrbbgYjbrXVYRM_iRGEDqFw

A noter aussi : une collaboration de Ben avec la ville de Loches, pour 3 tutos de cuisine médiévale, visibles ici (et sympas à regarder et essayer avec les enfants):

 

  • Temps mort

Une chaîne un peu différente, avec des vidéos longues, puisque la plupart des sujets est traitée lors de directs, ce qui donne un mélange intéressant entre le cours magistral et la discussion entre amis. Il y est question d’Histoire sous l’angle de l’archéologie le plus souvent, les sujets sont variés (Gaulois, Vikings, Aztèques…), mais il faut avoir un peu de temps devant soi. A noter : de petits épisodes « en 5 minutes », qui permettent par un petit montage d’appréhender l’essentiel des vidéos plus longues.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCJLsfsSpIiUBPvYYSUAclrw

 

  • Simplex Paléo

Tout est dans le titre, ici on parle de paléontologie, et principalement de dinosaures, de fossiles, d’ères géologiques, de tectonique des plaques… Une mine d’infos pour les amateurs de préhistoire.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCej7tmvtZ_ex9dZE-ZYS0EQ/featured

 

  • Les Revues du Monde

L’Histoire vue par le côté archéologie et anthropologie. Une chaîne agréable à regarder, des sujets assez variés tournant autour des mystères, des énigmes, des objets ou endroits insolites. A noter une autre série sur la même chaîne, « Les Théories du Monde », où Charlie (une demoiselle, de temps en temps, c’est chouette de croiser des filles) explore les mythes et légendes. Bref, une chaîne pour les aventuriers !

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCnf0fDz1vTYW-sl36wbVMbg

 

  • Fabien Campaner

Une chaîne qui allie Histoire et cinéma. Dans les épisodes « On va faire cours », Fabien campe un prof d’Histoire qui explore un sujet à travers la façon dont il est évoqué au cinéma. De nombreux clichés sont examinés, dépoussiérés et la réalité historique est remise à sa place. Des sujets aussi variés que les chevaliers de la Table Ronde, les samouraïs, ou les Amérindiens, traités de façon humoristique et donnant envie de regarder les films traitant de certains pans de l’Histoire d’un œil plus critique.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCn2odfT6D4WPg4y-zRIgU5g

 

  • Ascl&pios

Une chaîne sur l’histoire de la médecine, où deux médecins nous éclairent sur les grandes découvertes de la médecine, les épidémies qui ont jalonné l’Histoire, et nous parlent aussi bien de petites anecdotes insolites que des avancées décisives pour notre santé. Le ton est décontracté, mais on apprend toujours quelque chose.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCDqEttzOpPbDoeC05HRPPDQ/featured

 

  • Axolot

Une chaîne étonnante, très riche, courrez-y si vous ne connaissez pas encore, et si vous aimez qu’on vous raconte des histoires avec une voix de velours… Non, je ne m’égare pas, je vous promets que lorsqu’on connaît Patrick Baud, il suffit de lire une de ses publications pour l’entendre simultanément vous la conter avec sa voix si agréable. Vous trouverez bien des choses sur sa chaîne, qui tourne autour de tout ce qui peut être étonnant (sites, personnages, objets) mais je vous en parle ici car il aborde à plusieurs reprises des sujets historiques, comme dans l’épisode « Fake! » ou « 6 savants fous qui se sont sacrifiés pour la science », dans ceux tournés au Louvre, ou dans la nouvelle série « Axoportraits » qui présente des personnages insolites. A noter : le lien du blog http://www.axolot.info/

Le lien : https://www.youtube.com/user/Axolotblog

 

  • e-penser

La chaîne bien connue de Bruce Benamran, qui parle essentiellement de sciences, mais sur laquelle on peut retrouver quelques épisodes « Flash » évoquant des scientifiques, ou des expériences qui ont marqué l’Histoire des sciences, mais surtout les épisodes de la série « La preuve par vieux », qui aborde l’histoire des sciences et des scientifiques dans un style très agréable.

 

  • C’est pas sorcier

Evidemment, c’est LA référence pour les enfants et mêmes les plus grands. La plupart des épisodes de la célèbre série est visible sur YouTube, et nous y retrouvons quantité d’épisodes liés à l’Histoire, la Préhistoire, la géographie, la politique… Je ne vous fais pas l’article sur la qualité de cette émission, c’est sérieux, accessible, didactique, intelligent, bref, très rapidement, on ne peut plus s’en passer.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCENv8pH4LkzvuSV_qHIcslg

 

Je finis cet article en vous mentionnant un site, celui de la Vidéothèque d’Alexandrie, une association qui se propose de regrouper les chaînes culturelles disponibles sur Internet, d’informer sur les contenus, et pour faire (très) court, de permettre de faire le tri dans le contenu disponible pour être à peu près sûr de ne garder que les chaînes, sites et blogs de qualité. Le site dispose d’une chaîne YouTube qui permet de retrouver les vidéos des chaînes reconnues par l’asso comme étant de qualité, des tables rondes, mais aussi des « zapping » présentant chaque mois un petit florilège des vidéos récentes.

Le lien vers le site : http://videothequealexandrie.fr/

Le lien vers la chaîne YouTube :  https://www.youtube.com/channel/UCsqvprYnU8J8K449VAQZhsQ/featured

Mes chouchous sur YouTube : Histoire

J’inaugure une série de billets visant à vous faire découvrir nos supports « alternatifs », notamment les chaînes YouTube que je consulte régulièrement. Pour plus de clarté, je ferai un billet par thème. Vous pourrez retrouver l’ensemble des liens via la page « Nos supports ». 😉

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Voici quelques mois que je suis assidûment plusieurs chaînes YouTube dédiées à l’Histoire. Pour l’instant, les enfants ne regardent pas ces émissions (excepté les épisodes de « C’est pas sorcier »), pour diverses raisons. D’abord, le contenu est dense, parfois très dense, et le débit de parole imposé par ce type de média complique la tâche en matière de compréhension et d’appropriation des connaissances. Ensuite, il faut reconnaître que les traits d’humour, les ajouts de séquences ou d’images de fictions, les références variées, peuvent embrouiller un peu le discours s’il est adressé à des personnes ne possédant pas ces références. Enfin, le langage n’est pas toujours aussi châtié qu’on le souhaiterait pour de jeunes oreilles.

Je garde donc ces vidéos sous le coude, en attendant de les partager avec les enfants, mais j’en tire pas mal de contenu utilisable directement, ainsi que des points de vue intéressants, de nombreuses idées de lectures ou de visites, et des éléments de culture variés et passionnants.

Voici donc un petit tour d’horizon de mes chaînes favorites, accompagnées d’un petit résumé précisant le style ou le type de sujets traités.

Remarque : la plupart des chaînes citées a aussi une page Facebook ou un blog, où vous pouvez retrouver des infos, notamment les dates des rencontres proposées, ateliers, conférences, etc.

  • Nota Bene

C’est la première chaîne que j’ai visitée, et j’apprécie la variété des sujets abordés. Vous y trouverez aussi bien des épisodes sur un sujet particulier que des « tops » reprenant des anecdotes sur un thème, mais aussi des séries « Mythes et légendes », sur les mythologies des différents peuples. Une série « Motion VS History » critique quelques films du point de vue de la cohérence historique. Bref, ça vaut le coup de fouiller un peu, c’est riche et sympa! Ben est agréable à écouter, et le contenu est assez rigoureux. A noter : Ben répond aussi aux questions des enfants dans ses sujets « Question Histoire Kids ».

Le lien : https://www.youtube.com/user/notabenemovies

 

  • Histoire Brève

Sur cette chaîne, Dave Sheik aborde des thèmes variés : ça parle aussi bien de géopolitique que du Moyen Âge, de la St Barthélémy que de l’histoire du thé ou de la mesure. C’est documenté et sérieux, mais présenté avec humour.

Le lien : https://www.youtube.com/user/histoirebreve

 

  • Pour la Petite Histoire

Attention, il y a moyen de passer quelques heures à visionner ces vidéos ! Comme le titre l’indique, ici, on parle d’Histoire par le biais d’anecdotes, de personnages insolites et méconnus, d’objets usuels dont l’invention est une vraie aventure… Le contenu est dense et fouillé, on apprend un tas de choses, et le tout en passant un (très) bien moment. Que demande le peuple ?

Le lien : https://www.youtube.com/user/PourLaPetiteHistoire

 

  • L’Histoire par les cartes

Une chaîne qui « débute », mais qui vaut vraiment le détour. Vous y trouverez des animations cartographiques assez courtes, introduisant à divers thèmes. Ceux-ci sont variés, allant de l’histoire de l’Ecosse au temps de l’Empire romain à la marche à la guerre dans l’Allemagne nazie.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCQ3ZULRPs2T-hlCBd9-1vtA

 

  • Parlons Y-stoire

Une fois n’est pas coutume, voici la chaîne d’un professeur d’Histoire-Géo. Plusieurs formats, dont une série « Le Saviez-Vous? », qui part d’anecdotes pour aborder des sujets d’histoire et de géographie. Là encore, le contenu est varié. J’apprécie particulièrement la présentation qui rappelle un cours magistral, mais au ton décontracté.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCuzwN74da6dfHW69r4S2qJg

 

  • Histony

Une chaîne plus axée sur l’Histoire récente, qui propose une réflexion sur les mécanismes politiques et l’histoire des idées. Les vidéos de la série « Veni Vidi Sensi » invite à réfléchir sur la façon dont l’Histoire se fait, se transmet. Chaque vidéo est accompagnée d’un article détaillé sur le blog suivant : clic !  Enfin, la série « Biblio » propose la critique d’ouvrages historiques.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCt8ctlakIflnSG0ebFps7cw/featured

 

  • C’est une autre histoire

Une jeune femme (ça change!) pleine de peps qui revisite l’Histoire, notamment l’Antiquité, et propose entre autres une série « Tu vois le tableau », où elle utilise comme supports des tableaux classiques pour évoquer des épisodes historiques ou mythologiques. A noter aussi la série « Une ville au détail », où Manon Bril (prof des écoles et thésarde en Histoire) nous entraîne dans une visite historistico-touristique d’une grande ville et de ses endroits les plus pittoresques.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCKjDY4joMPcoRMmd-G1yz1Q/featured

 

  • La prof

Une autre femme, un autre style, mais toujours de l »humour et des choses à découvrir. La chaîne n’a qu’un an, mais le contenu est varié et de très bonne qualité. 🙂 Enjoy !

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCgk2_ngj9EVfQdnWNtOPINg

 

  • Histoire « 2000 ans d’Histoire » – « Au cœur de l’Histoire »

La rediffusion des émissions de radio de Patrice Gélinet sur France Inter et Franck Ferrand sur Europe 1. Il faut fouiller, tous les sujets ne sont pas traités avec la même rigueur, mais ça donne une bonne base et parfois des idées intéressantes.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UC1_ec_NFY7ZYpalwUUbPwPQ/featured

 

  • C’est pas sorcier

La plupart des épisodes de la célèbre série est visible sur YouTube, et nous y retrouvons quantité d’épisodes liés à l’Histoire, la Préhistoire, la géographie, la politique… Je ne vous fais pas l’article sur la qualité de cette émission, c’est sérieux, accessible, didactique, intelligent, bref, très rapidement, on ne peut plus s’en passer.

Le lien : https://www.youtube.com/channel/UCENv8pH4LkzvuSV_qHIcslg

 

Trouver des photos et images libres de droits

Dans le but d’illustrer ce blog, mais aussi certains supports d’apprentissage pour les enfants, je me suis mise à la chasse aux images libres de droits.

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Il s’agit d’images tombées dans le domaine public, ou mises en ligne gratuitement par leurs auteurs et qu’il est autorisé d’utiliser dans un cadre privé, voire commercial pour certaines.

Je mettrai régulièrement à jour cet article avec des liens vers les sites que j’utilise. 🙂

  • http://publicdomainarchive.com/ : belles photos en haute résolution, sur différents sujets (nature, personnes, villes, musique, nourriture, matières…) modernes ou vintage.
  • http://www.metmuseum.org/collection/the-collection-online : le Metropolitan Museum de New York met en ligne près de 400 000 photos d’oeuvres (tableaux, gravures, sculptures mais aussi instruments et objets anciens, ou pièces de haute couture). Ces photos sont libres de droits, mais pas autorisées pour un usage commercial. Le format des images dépasse rarement les 500 pixels.
  • http://www.pexels.com/ : 900 photos environ, d’excellente qualité et en haute définition. Les photos sont classées par thème. On y retrouve certaines des images du site « publicdomainarchive ».
  • https://pixabay.com/ : 760 000 photos et illustrations, téléchargeables sur simple inscription. Une vraie mine d’or! 😉