Petit budget : où trouver des livres ?

Manuels, supports de travail ou de recherche, trésors d’aventure et d’émotions, notre chez-nous regorge de livres en tous genres. Evidemment, cela a un coût. Ayant un petit budget, nous avons au fil du temps trouvé quelques astuces pour limiter les dépenses sans (trop) nous priver…

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Acheter d’occasion

C’est une solution à la fois économique et écologique. Il faut savoir qu’il est possible de faire des économies substantielles, tout en achetant des livres en bon voire en excellent état, certains étant même comme neufs.

Pour trouver des livres d’occasions, de nombreuses solutions :

  • les librairies de seconde main, les bouquinistes, les ressourceries autour de chez vous
  • les librairies traditionnelles qui proposent aussi des livres d’occasion (par exemple Gibert, directement à Paris, ou en livraison, à 0,01€ dès 25€ d’achats)
  • les sites d’achat d’occasion (par exemple Momox-shop, qui livre gratuitement dès 15€ d’achats)
  • Emmaüs, qui propose dans presque tous ses lieux de vente une librairie où vous trouvez des livres pour quelques centimes, et qui propose désormais aussi un service en ligne (clic)
  • les vide-greniers, dont vous pouvez trouver la liste ici
  • les réseaux sociaux, groupes ief, forums, où vous trouvez fréquemment des offres d’autres parents/familles
  • les ventes de bibliothèques municipales, qui écoulent parfois une partie de leur stock à prix réduit

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Acheter neuf à petit prix

Certains sites, associations, organismes, proposent des livres à prix modiques. C’est le cas par exemple de l’association « Lire c’est partir« , qui propose des livres (et CD) jeunesse à partir de 0,80€. A la maison, nous sommes fans de « Biscotte et Compote« , une histoire de petites marmottes.

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Récupérer des livres (gratuits)

C’est le bon plan, mais nous sommes alors dépendants du coup de chance qui fera que les livres en question nous intéresseront.

Plusieurs façons de faire :

  • en parler autour de soi : annoncer qu’on est preneur de tout livre dont le propriétaire voudrait se séparer
  • guetter les propositions sur les réseaux sociaux ou forums : sur les groupes ief ou de vente de matériel pédagogique, il arrive que des dons soient proposés
  • fréquenter les boîtes à livres : dans certaines villes, on trouve des lieux d’échange gratuit de livres d’occasion, on y trouve parfois des pépites
  • traîner en fin de braderie ou vide-grenier : il est fréquent que les exposants donnent des livres invendus, ça peut valoir la peine de jeter un œil

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Emprunter

Le meilleur moyen de disposer d’un stock de livres important et varié est de fréquenter une bibliothèque. Evidemment, les villes sont souvent favorisées car elles disposent d’un budget plus conséquent et donc d’un fonds et de collections plus fournis. Cependant, certains villages ou petites villes ont la chance d’avoir une bibliothèque tout à fait correcte. De plus, certaines de ces structures travaillent en lien avec une bibliothèque ou médiathèque plus importante, qui lui prête régulièrement des ouvrages récents et peut faire des achats pour répondre aux demandes des abonnés.

Avantage non négligeable de l’emprunt (outre la variété) : il est possible de s’assurer avant d’acheter que le livre convoité plaît et correspond à nos attentes.

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Si vous avez d’autres pistes pour apaiser vos fringales livresques, n’hésitez pas à les partager ! 🙂

 

Où achetons-nous ?

Pour clore cet article, je vous partage nos petites habitudes en terme d’achats de livres.

  • Pour le neuf : n’ayant pas de libraire à proximité, j’achète en ligne sur le site de la librairie Decitre. C’est une bonne alternative au site controversé portant le nom d’un grand fleuve d’Amérique du sud : il s’agit d’une entreprise française, sérieuse, qui propose un envoi rapide et soigné, à 0,01€. Edit : j’ajoute une découverte récente : lalibrairie.com, groupement de libraires indépendants, proposant des tarifs de livraison très corrects. A tester ! 🙂
  • Pour l’occasion : nous nous fournissons essentiellement chez Emmaüs et sur le site Momox-shop. Il m’arrive aussi d’acheter dans des groupes ief.

Nous sommes par ailleurs des usagers assidus de notre petite bibliothèque associative, et du point d’échange installé à l’entrée du supermarché local, où nous déposons aussi régulièrement des livres. 🙂

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*Les photos ne représentent pas nos enfants, ce sont des images libres de droits.*

 

Retour sur l’apprentissage de la lecture (GS-CP)

Pour notre aîné, je m’étais à peine posé la question, mais j’ai besoin pour notre n°3 de quelque chose de plus structuré.

Après avoir fouillé un peu, m’être posé pas mal de questions (manuel ou pas ? quelle méthode ?), voici le résultat de mes cogitations. Je commence par vous présenter ce que j’ai choisi, mais je vous donnerai ensuite 2-3 autres pistes, que je n’ai pas retenues car elles nous correspondent moins, mais qui restent très intéressantes. 🙂

Ce que nous faisons cette année :

Notre fils a 5 ans 1/2, il travaille avec des supports correspondant au niveau GS. Il a un très bon niveau à l’oral, il s’exprime très bien, mais il ne s’est intéressé à l’écrit que très récemment. Il a commencé vers 4 ans 1/2 à montrer un intérêt pour les lettres (jeux avec un alphabet en bois, reconnaissance de certaines lettres, volonté d’écrire son prénom).

J’ai toujours travaillé en parallèle les lettres et leur son (je sais que tout le monde ne travaille pas comme ça, mais c’est ce qui me semble le plus cohérent, et ça ne pose aucun problème à nos enfants).

On commence donc par apprendre le nom des lettres les plus familières (en général, celles de leur prénom, puis celles des prénoms des autres membres de la famille), et très vite ensuite, j’explique que les lettres font un bruit. Certaines font le bruit de leur nom (petite entrée en matière pour parler des voyelles 😉 ), et d’autres non. Une fois les sons appris et reliés aux lettres, on corse l’affaire : certaines lettres font plusieurs sons (c, g, s…). Ensuite, on attaque la combinatoire (assembler le bruit de deux lettres), d’abord avec consonne + voyelle (b + a = ba), puis voyelle + voyelle (o + u = ou) et consonne + consonne (b + r = br). J’ai toujours trouvé important que l’enfant puisse rapidement lire de petits mots (papa, lune, vite, kilo, sol, vélo), ça montre que l’exercice a une application très concrète et ça donne envie aux enfants de continuer à apprendre.

Cette année, j’ai travaillé avec notre fils sur ces aspects à l’aide de fiches maison (une lettre par fiche), avec identification de la lettre dans des mots (entourer la lettre si on la voit, en majuscule et minuscule d’imprimerie), identification du son dans les mots (colorier le dessin si on entend le son étudié).

Parallèlement, on a regardé et manipulé les lettres d’imprimerie, en bois et en papier, en majuscules et en minuscules. Nous avons aussi au cours de l’année commencé à se familiariser avec la cursive à l’aide du livre « Les lettres à toucher de Balthazar ». Notre fils s’est entraîné à écrire en majuscules d’imprimerie jusqu’ici, et on aborde la cursive (j’y reviendrai, nous utilisons la méthode Dumont, sur laquelle j’ai déjà écrit).

Ce que j’ai choisi pour l’an prochain :

On attaque le niveau CP, notre fils aura 6 ans en octobre. Je cherchais un support plus formel pour travailler la combinatoire et les syllabes complexes. J’avais essayé d’élaborer des fiches pour ce travail pour mes deux grands, mais elles ne me donnaient pas complète satisfaction. Manquant de temps pour les remanier, j’ai décidé de me tourner vers des fiches ou manuels « tout faits ».

Vous vous en doutez (ou pas), l’offre est énorme, et même en ayant des critères précis en tête (ici, méthode progressive, syllabique stricte) le choix est compliqué, surtout sans avoir les ouvrages dans les mains.

J’ai finalement opté pour cet ouvrage :

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Il se compose de 55 leçons très progressives, d’abord les voyelles, puis les sons simples, et enfin les sons complexes. J’ai apprécié le visuel très simple, clair, qui va à l’essentiel, puisque je cherchais vraiment un support « technique ».

Je compte avancer très vite sur les premières leçons, puisque notre fils maîtrise déjà bien les sons simples, ce sera juste une petite révision.

Ce livre ne contenant pas de textes à lire, je compléterai nos apprentissages avec les ouvrages déjà utilisés lors des « CP » précédents, à savoir :

  • l’abécédaire Boscher
  • Les belles images, d’Edouard Jauffret, qui est un syllabaire (c’est-à-dire que le livre met l’accent sur la combinatoire et que les mots sont « découpés » dans les petits textes proposés, ce qui aide à la fois à déchiffrer et à repérer les syllabes). Je l’utilise un peu plus tard dans l’année, donc.

Dans le cours de l’année, j’utiliserai aussi le cahier « Je m’entraîne en français » niveau CP de la collection Boscher chez Belin. Ce carnet est très bien fait, il propose de la lecture, du vocabulaire et quelques rudiments d’orthographe et de grammaire. Cependant, comme il demande de maîtriser un tant soit peu l’écriture, je ne compte pas l’utiliser avant janvier-février.

D’autres pistes :

J’ai longtemps hésité entre le manuel Bled et deux autres méthodes :

  • Léo et Léa, que j’ai eu l’occasion de feuilleter, et qui est sans doute la méthode que j’aurais choisie a priori. Elle est assez complète (il y a pas mal de livrets complémentaires à la méthode) et respecte nos choix pédagogiques. Mais ayant surtout besoin d’un support « technique », je ne voyais pas l’intérêt pour nous d’utiliser une partie seulement de cette méthode.
  • J’apprends à lire avec Sami et Julie, là encore une méthode très complète, agréable et bien faite, découverte en faisant mes recherches (bon, apparemment, tout le monde la connaît et elle est très appréciée, je devrais sortir plus souvent !). Ce qui a fait pencher la balance, là encore, était le fait que je cherchais un support plus « simple », moins fourni, et tout simplement le fait que j’ai moins accroché avec la mise en page.

Durant mes recherches, j’ai aussi trouvé ce site formidable, Graines de livres,  qui propose (entre autres, ce site est une mine pour le cycle 2) une méthode complète, sans manuel, avec des fiches à télécharger (et modifier au besoin) : clic ! Je pense utiliser certaines fiches comme support d’exercices au fil de l’année.

Par ailleurs, je vous recommande la lecture de ces deux articles de l’excellent blog Après la classe, l’un sur les manuels de lecture, l’autre sur l’enseignement de la lecture proprement dit. Les conseils délivrés sont aussi pertinents pour un enseignant que pour un parent. Allez y fureter, c’est une vraie pépite!

Je vous recommande en outre la lecture de cet article du blog Apprendre avec bonheur, qui fait le point sur l’apprentissage de la lecture et présente quelques méthodes.

Je tiens à souligner enfin que je me suis en grande partie basée sur cet article du blog Tout pour l’IEF : clic ! Vous y trouverez des indications précieuses pour faire votre propre choix. 😉

L’apprentissage de la lecture

C’est un des grands défis des familles qui n’ont jamais scolarisé, et l’une des questions que se posent en premier les parents qui souhaitent ne pas envoyer leur enfant à l’école : quelle est la meilleure méthode pour lui apprendre à lire ?

J’ai toujours pensé que rien ne valait une méthode purement syllabique. Je reste convaincue que si une méthode semi-globale peut tout à fait convenir pour la plupart des enfants, et qu’elle peut être agréable à suivre en CP pour un élève qui maîtrise déjà la lecture ou ses rudiments, elle peut entraîner de gros dégâts pour un enfant avec des difficultés (dyslexie, notamment). Le problème de ces méthodes est bien souvent qu’elles « cachent » les problèmes, par la mise en place de stratégies de compensation (on reconnaît la forme générale des mots, ou leur longueur, ou l’initiale au lieu de lire véritablement). Lorsque l’on s’aperçoit que l’enfant devine plus qu’il ne lit, on a déjà perdu un temps précieux…

En IEF, on a le temps d’accompagner, de « tester » la lecture réelle, de se rendre compte des lacunes ou des dites stratégies, et on peut plus facilement y remédier. Cependant, je considère que l’on prend moins de risques avec une méthode syllabique pure.

Les supports ne manquent pas dans ce domaine, et c’est à vous de choisir la présentation qui vous convient et qui plaît à votre enfant : méthode Boscher (qui est est aussi une méthode de calcul et d’écriture), Léo et Léa, Mico, mon petit ours, Taoki, méthode Delile, etc. De nombreux éditeurs ont leur propre livret (Hatier, Hachette, Librairie des écoles), il n’y a qu’à fureter un peu pour trouver.

Il existe d’autres méthodes, par exemple les Alphas, la méthode Borel-Maisonny (qui utilise le geste et le canal visuel), la méthode Jean-qui-rit (gestuelle elle aussi), à vous de choisir. Chacune a ses bons côtés et son charme propre, c’est une affaire de goût et d’affinités.

EDIT : Je viens de tomber sur ce blog, qui propose des livrets téléchargeables, qui ne suffisent pas pour l’apprentissage, mais qui peuvent servir de support parallèle. 🙂

Remarque : je n’ai pas parlé des ouvrages du SLECC (Savoir Lire, Ecrire, Compter, Calculer), aux éditions du GRIP. Ces ouvrages sont vraiment bien pensés, et vous pouvez les feuilleter sur le site pour vous faire une idée. Vous y trouverez des manuels de lecture et de mathématiques, notamment.

Chez nous, l’apprentissage a été un peu moins conventionnel.

Martin a très tôt été intéressé par le nom des lettres. A 18 mois, il les connaissait presque toutes. J’ai acheté à cette époque un puzzle alphabet en bois, qu’il a beaucoup manipulé. S’il parvenait à écrire son prénom, ou celui de sa sœur, il le faisait simplement en mémorisant la succession des lettres.

Après avoir mémorisé les lettres avec leur nom, nous avons expliqué le « bruit » des lettres : le A fait « a », le B fait « beu », etc. C’est le moment de remarquer notamment que les voyelles font le bruit de leur nom, alors que les consonnes non.

Il a mis du temps à acquérir la combinatoire, c’est-à-dire à comprendre que B et A assemblés ne se lisent pas « B.A », ni « Beu.A », mais bien « BA ».

Le déclic est venu je ne sais comment, au bout de longs mois. Nous avons continué les manipulations avec des lettres magnétiques, avec lesquelles Martin a très rapidement écrit ses premiers mots.

Si j’avais à l’époque connu ce manuel, je me le serais procuré (possibilité de le feuilleter ici) :

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Ce manuel, édité par la Librairie des Ecoles, s’appuie sur la méthode Cuissart, qui est une méthode qui allie lecture et écriture. Pour en savoir plus, vous pouvez lire ici. Bon, avec le recul et vu les difficultés d’écriture de Martin, j’ai bien fait de passer par un autre support.

J’ai réalisé mes propres fiches, reprenant chaque lettre, d’abord en majuscules et minuscules d’imprimerie (utilisées au niveau GS), puis en minuscules d’imprimerie et cursives (niveau CP). J’ai fait ce choix en m’appuyant sur le fait que nos enfants sont principalement au contact de majuscules d’imprimerie (puzzle, enseignes, titres de livres, lettres du clavier de l’ordinateur…).

Je vais mettre en ligne ces fiches, que vous pourrez utiliser comme support si vous le souhaitez. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que lorsque mes enfants ont eu ces fiches en main, ils connaissaient déjà les lettres et au moins une partie des sons qui y sont attachés.

Les 25 fiches de GS présentent les lettres en majuscules d’imprimerie (avec rappel de la lettre minuscule correspondante).

  • les 7 fiches des voyelles : on demande à l’enfant de nommer la lettre, et de faire son bruit. L’enfant colorie les dessins où il entend le son en question (attention : si le mot comporte la lettre, mais qu’elle ne s’entend pas, on ne colorie pas, l’idée est d’identifier le phonème – le son – et non la lettre elle-même). La seconde partie de l’exercice est d’entourer la lettre dans des mots, de la reconnaître, de la différencier d’autres qui peuvent lui ressembler.
  • les 19 fiches des consonnes : j’ai affiné un peu les exercices, et rien ne vous empêche de reprendre les premières fiches pour les améliorer suivant ce modèle ! La fiche est en 3 parties : le coloriage des dessins pour lesquels on entend le son de la lettre, l’identification des lettres en majuscules au sein de mots, et l’identification des lettres en minuscules au sein de mots.

Remarques :  

  • le « y », semi-consonne, est classé parmi les consonnes.
  • pour ce niveau, j’associe le son [k] à la lettre « c », comme dans « camion ».
  • pour certaines fiches (comme celle du « k »), j’ai trouvé plus efficace d’écrire les mots et de ne demander de colorier que les mots où la lettre est effectivement présente.