Ecriture : la méthode Dumont

Voilà un moment que je souhaitais vous parler de cette découverte. Je commence par planter le décor.

A la rentrée 2016, nos deux grands ont un niveau assez faible en écriture manuscrite. Ils maîtrisent l’écriture en majuscules d’imprimerie, l’écriture des chiffres, mais le passage à l’écriture cursive est chaotique.

Notre aîné a des soucis en graphomotricité. Il a du mal à ajuster son geste d’écriture, la pression sur le crayon et le papier, et il se fatigue très vite. C’est une des conséquences du syndrome d’Asperger. Sa petite sœur présente aussi certaines difficultés pour ajuster la pression sur le papier, et une raideur dans le tracé. Bref, à 8 ans et 6 ans et demi, ils sont assez mal à l’aise avec l’écriture.

Après avoir essayé diverses méthodes au fil du temps pour arranger les choses, et leur permettre de progresser, je suis tombée sur la méthode Danièle Dumont.

Danièle Dumont est l’auteur du livre « Le geste d’écriture », docteur en sciences du langage, enseignante en pédagogie de l’écriture et en rééducation graphique.

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Dans son ouvrage, elle expose ses recherches et son expérience et propose une méthode d’apprentissage de l’écriture (qui peut aussi servir de remédiation au besoin) basée sur des principes simples, mais très efficaces. L’idée majeure est de ne pas borner l’apprentissage de l’écriture à la reproduction d’un modèle parfait, mais de permettre à l’enfant d’acquérir un geste d’écriture satisfaisant, qui fasse sens pour lui. Le corollaire est que le développement de l’écriture doit pouvoir se faire dans la joie et la réussite. La méthode est très complète, elle aborde la latéralisation, la tenue du crayon, la gestion de l’espace, la position du corps, aussi bien que le tracé lui-même, l’accès au sens de l’écrit, ou la forme des majuscules.

Certes, ce livre représente un investissement, mais il me semble une base incontournable pour utiliser correctement la méthode et toutes sa profondeur, toutes ses possibilités. Il ne s’agit en effet pas d’une simple « méthode d’écriture », cela va plus loin. La lecture n’est pas rébarbative (au contraire), et on apprend une foule de choses passionnantes.

Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site de Danièle Dumont : legestedecriture.fr

Edit : je m’aperçois que j’ai omis de vous signaler les vidéos réalisées par Danièle Dumont pour exposer sa méthode et ses applications. Elle y explicite aussi tout le travail préparatoire à l’écriture. Elles sont disponibles ici :

Ce qui me séduit dans la méthode :

  • l’idée que l’écriture est un moyen de communication : il s’agit d’écrire pour transmettre un message, se faire comprendre. On ne cherche pas à « dessiner » les letres ou les mots, mais à les écrire de façon satisfaisante, c’est-à-dire pour qu’ils soient compris par le lecteur.
  • l’idée que l’écriture n’est pas de la calligraphie : j’apprécie le fait que le tracé des lettres ne soit pas parfait, standardisé, réalisé par ordinateur. Les lettres sont « vraies », tracées à la main, toutes ne sont pas parfaitement identiques : cela laisse la liberté à l’enfant de ne pas devoir imiter le modèle « bêtement » mais plutôt comprendre le geste adéquat qui permet de tracer une lettre correctement. Cela laisse la place aux petites variations inévitables sans que cela soit considéré comme une erreur ou une imperfection à corriger.
  • la méthode est très progressive, elle ne met pas l’enfant en difficulté, elle s’appuie sur du concret et de l’acquis pour avancer (Danièle Dumont met l’accent sur le fait de ne pas brûler les étapes et de suivre la méthode dans l’ordre).
  • la taille des livrets de maternelle, bien adaptée aux enfants jeunes (qui peinent parfois à travailler sur du format A4).
  • la cohérence de l’ensemble. C’est un point capital pour moi, de sentir que le sujet a été pensé, réfléchi, et que les théories exposées trouvent très naturellement leur expression concrète dans les exercices proposés.
  • le fait que l’on travaille avec sérieux mais dans une ambiance détendue. L’exigence est là, mais la façon d’aborder les choses est agréable et souvent ludique. Le mot de « plaisir » revient souvent dans l’ouvrage de Danièle Dumont, et ce n’est pas un hasard.

 

Concrètement, qu’avons-nous utilisé ?

Nous avons commencé par des exercices de motricité fine et d’assouplissement (des doigts et des poignets, notamment), comme le préconise la méthode.

Nous avons assez vite entamé le travail sur le livret n°1 de maternelle.

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Ce livret est en deux parties (« latéralité et tenue de crayon » et « gestion de l’espace graphique »), que nous avons travaillées en parallèle, en général une page de chaque partie par séance. L’auteur précise que chaque page comportant deux consignes, on peut proposer une séance par consigne. Si cela me semble adapté à des enfants de moyenne section, pour des enfants plus grands, je ne pense pas que cela soit utile.

Une fois ce premier livret maîtrisé, on peut passer en fait au livret CP n°1 « Apprentissage ».

 

Il se trouve qu’ayant investi dans les autres livrets de maternelle, j’ai souhaité poursuivre avec ceux-ci, dans l’idée aussi de bien asseoir les bases, notamment auprès de notre aîné, qui a toujours des difficultés à ajuster la pression sur le crayon et le papier, mais aussi pour donner confiance à notre fille, qui doute encore de sa capacité à bien écrire en cursives.

Nous en sommes donc à travailler le livret de maternelle n°2, « Les formes de base ».

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Ce livret permet de maîtriser les formes basiques que l’on retrouve dans chaque lettre, soit seules, soit associées entre elles. Nous avançons vite sur ce livret, les enfants se voient progresser rapidement, ce qui leur donne confiance en eux, et envie d’en apprendre davantage.

Je pense ensuite utiliser le livret n°3 de maternelle (« L’écriture courante ») en parallèle avec le livret n°1 de CP (« Apprentissage »), puis les livrets n°2 et ensuite n°3 de CP (« Perfectionnement » et « Majuscules »).

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Remarque : il existe des livrets adaptés aux plus grands (« école/collège », ou « collège »), je ne peux pas vous en parler, puisque je ne les ai pas eus en main, mais s’ils sont au niveau des livrets de maternelle et primaire, vous pouvez les acheter les yeux fermés. De même, je ne peux rien vous dire des livrets « Le loup » ou « Le cirque ». Je ne les ai pas commandés, j’avais peur que ce soit redondant avec les livrets de base, et un peu gadget, pour être honnête… Si vous avez des informations sur ces différents livrets, n’hésitez pas à laisser un commentaire. 😉

Ce que je retiens pour l’enseignement de l’écriture à notre benjamin :

  • je prête une grande attention à la façon dont il se tient quand il dessine, colorie, et à sa façon de tenir le crayon.
  • je cherche à développer au maximum sa motricité fine, à augmenter la souplesse de son poignet et de ses doigts.
  • les exercices de « graphisme » soit disant préparatoires à l’écriture ne servent à rien (en tout cas, pas à mieux écrire).
  • je ne pense pas faire l’impasse sur l’apprentissage de l’écriture des majuscules d’imprimerie, qui sont utiles et permettent de s’exprimer à l’écrit assez facilement et rapidement, en attendant d’acquérir la dextérité nécessaire à l’écriture cursive.
  • je commencerai le livret n°1 de maternelle quand il aura 5 ans et demi, et j’enchaînerai avec le livret n°2 de maternelle, puis les trois livrets de CP.

 

En fouillant les sites des librairies, j’ai aussi trouvé deux livrets réalisés par Danièle Dumont pour les éditions Belin, adaptés pour les enfants de 5 à 6 ans (grande section), et aussi bien aux droitiers qu’aux gauchers.

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  • « J’apprends à bien tenir mon crayon », qui donne toutes les clés pour une bonne position d’écriture, en passant par le dessin et le coloriage.
  • « J’apprends à tracer les lettres capitales », qui passe aussi par le dessin et le coloriage pour mener l’enfant vers les tracés des majuscules d’imprimerie.

J’utiliserai sans doute ces livrets d’ici peu (notre fils aura 4 ans et demi dans un mois), pour entrer en douceur dans la méthode, et assurer une bonne tenue du crayon à notre petit dernier. Cependant, le premier livret peut à mon avis être utile jusqu’à 7-8 ans pour un enfant qui tient mal son crayon, ou positionne mal sa main pour écrire.

Les liens pour vous procurer les ouvrages (cliquez pour accéder aux liens):

 

A noter : il est possible de trouver, via le site de Danièle Dumont dont le lien est donné plus haut dans l’article, des graphothérapeutes formés à cette méthode, en vue d’une rééducation.

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Esprit critique (1) : garder l’œil ouvert

Suite à mes récents articles concernant des vidéos accessibles sur YouTube et des blogs s’y rapportant (ici et ici), je ressens le besoin de vous partager une de mes préoccupations, et de vous livrer ma réflexion à ce sujet.

Lorsqu’on désire se cultiver, et encore davantage lorsqu’on souhaite instruire ses enfants, nous éprouvons bien souvent le besoin de mener des recherches sur divers supports afin de combler nos lacunes, de remettre quelques idées en place, ou simplement d’éclaircir des détails restés mystérieux depuis qu’ils nous ont été enseignés, ou qui sont devenus brumeux avec le temps…

Se pose alors la question des sources. Dans notre monde moderne, nous avons la chance de pouvoir accéder à une quantité colossale d’informations à peu près aussi facilement qu’un écureuil peut trouver un arbre dans une forêt. Bibliothèques, médiathèques, télévision, radio, e-books (dont nombre de classiques gratuits ou presque), encyclopédies en ligne, blogs, vlogs, chaînes, conférences, podcasts, les occasions de trouver de l’information sont multiples et l’accès à cette information est d’une simplicité enfantine.

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Dans cette abondance, certains se régalent, et d’autres se perdent. Malgré la disponibilité et la multitude des ressources, vous le savez comme moi si vous fréquentez des groupes ou forums d’IEF, il ne se passe pas une journée sans qu’une maman (oui, ce sont souvent les mamans qui assurent l’instruction) ne vienne demander où trouver tel contenu, telle information, tel support. Parfois, on se demande pourquoi elle ne tape pas simplement sa requête sur un moteur de recherche qui lui permettra d’accéder en moins d’une seconde à une avalanche de réponses. En fait, la plupart du temps, elle l’a déjà fait. Mais elle reste perdue, car trop de résultats sont disponibles.

Un nouveau problème apparaît : comment faire le tri ? Comment savoir si ce qu’on a trouvé est correct ? Comment traquer les erreurs, les imprécisions ?

Même sur les sites officiels, même sur les blogs de professeurs, on trouve des fautes, des raccourcis, des coquilles ou des incohérences. Et je ne parle là que des domaines où l’erreur est facile à cerner, pour peu que l’on connaisse un peu son sujet. Il sera relativement aisé de comparer quelques données en physique ou en géographie, de refaire un calcul mathématique ou de vérifier une orthographe ou une date dans le dictionnaire. Mais lorsqu’on touche à des domaines davantage soumis à la subjectivité, tout devient bien moins évident. A moins d’être un spécialiste du domaine, comment juger (sans passer 6 mois à lire des ouvrages de référence) du bien fondé d’une affirmation sur tel auteur, tel courant de pensée, telle notion de philosophie ou de sociologie ? Comment démêler les arguments fondés des arguments abusifs ? Comment faire la part entre l’idéologie, le point de vue, la subjectivité et les affirmations basées sur une recherche rigoureuse et honnête ?

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Certains outils existent qui permettent de faciliter ce travail. On peut aussi recourir à un certain état d’esprit, à une méthodologie qui évite de tomber dans quelques pièges courants. La bonne nouvelle, c’est que cette petite gymnastique devient vite familière, et que, cerise sur le gâteau, certains blogs ou chaînes se consacrent pour partie ou entièrement à ce travail, et à nous donner les clefs pour le faire à notre tour.

Puisque je vous conseille moi-même de vous appuyer sur Internet pour trouver de quoi alimenter votre instruction, il me paraissait essentiel de vous donner aussi ces outils qui aident à garder l’œil ouvert et l’esprit alerte, afin de ne pas faire confiance à la première info venue, ou d’oublier de vérifier la justesse de certains faits, ou encore d’omettre de tenir compte de la subjectivité des auteurs. Comme je le disais, pour certaines disciplines, c’est relativement facile. Pour d’autres, cela demande un peu de pratique et acquérir les bons réflexes devient urgent si l’on a fréquemment recours à des sources multiples et souvent mal connues, dont il est délicat de juger du sérieux ou de l’objectivité.

Je vous propose donc un série de quelques articles, au rythme d’un par jour, afin de vous présenter cette démarche et les outils disponibles, et de vous orienter vers des liens qui pourront vous être utiles dans cette démarche critique.

 

L’apprentissage de la lecture

C’est un des grands défis des familles qui n’ont jamais scolarisé, et l’une des questions que se posent en premier les parents qui souhaitent ne pas envoyer leur enfant à l’école : quelle est la meilleure méthode pour lui apprendre à lire ?

J’ai toujours pensé que rien ne valait une méthode purement syllabique. Je reste convaincue que si une méthode semi-globale peut tout à fait convenir pour la plupart des enfants, et qu’elle peut être agréable à suivre en CP pour un élève qui maîtrise déjà la lecture ou ses rudiments, elle peut entraîner de gros dégâts pour un enfant avec des difficultés (dyslexie, notamment). Le problème de ces méthodes est bien souvent qu’elles « cachent » les problèmes, par la mise en place de stratégies de compensation (on reconnaît la forme générale des mots, ou leur longueur, ou l’initiale au lieu de lire véritablement). Lorsque l’on s’aperçoit que l’enfant devine plus qu’il ne lit, on a déjà perdu un temps précieux…

En IEF, on a le temps d’accompagner, de « tester » la lecture réelle, de se rendre compte des lacunes ou des dites stratégies, et on peut plus facilement y remédier. Cependant, je considère que l’on prend moins de risques avec une méthode syllabique pure.

Les supports ne manquent pas dans ce domaine, et c’est à vous de choisir la présentation qui vous convient et qui plaît à votre enfant : méthode Boscher (qui est est aussi une méthode de calcul et d’écriture), Léo et Léa, Mico, mon petit ours, Taoki, méthode Delile, etc. De nombreux éditeurs ont leur propre livret (Hatier, Hachette, Librairie des écoles), il n’y a qu’à fureter un peu pour trouver.

Il existe d’autres méthodes, par exemple les Alphas, la méthode Borel-Maisonny (qui utilise le geste et le canal visuel), la méthode Jean-qui-rit (gestuelle elle aussi), à vous de choisir. Chacune a ses bons côtés et son charme propre, c’est une affaire de goût et d’affinités.

EDIT : Je viens de tomber sur ce blog, qui propose des livrets téléchargeables, qui ne suffisent pas pour l’apprentissage, mais qui peuvent servir de support parallèle. 🙂

Remarque : je n’ai pas parlé des ouvrages du SLECC (Savoir Lire, Ecrire, Compter, Calculer), aux éditions du GRIP. Ces ouvrages sont vraiment bien pensés, et vous pouvez les feuilleter sur le site pour vous faire une idée. Vous y trouverez des manuels de lecture et de mathématiques, notamment.

Chez nous, l’apprentissage a été un peu moins conventionnel.

Martin a très tôt été intéressé par le nom des lettres. A 18 mois, il les connaissait presque toutes. J’ai acheté à cette époque un puzzle alphabet en bois, qu’il a beaucoup manipulé. S’il parvenait à écrire son prénom, ou celui de sa sœur, il le faisait simplement en mémorisant la succession des lettres.

Après avoir mémorisé les lettres avec leur nom, nous avons expliqué le « bruit » des lettres : le A fait « a », le B fait « beu », etc. C’est le moment de remarquer notamment que les voyelles font le bruit de leur nom, alors que les consonnes non.

Il a mis du temps à acquérir la combinatoire, c’est-à-dire à comprendre que B et A assemblés ne se lisent pas « B.A », ni « Beu.A », mais bien « BA ».

Le déclic est venu je ne sais comment, au bout de longs mois. Nous avons continué les manipulations avec des lettres magnétiques, avec lesquelles Martin a très rapidement écrit ses premiers mots.

Si j’avais à l’époque connu ce manuel, je me le serais procuré (possibilité de le feuilleter ici) :

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Ce manuel, édité par la Librairie des Ecoles, s’appuie sur la méthode Cuissart, qui est une méthode qui allie lecture et écriture. Pour en savoir plus, vous pouvez lire ici. Bon, avec le recul et vu les difficultés d’écriture de Martin, j’ai bien fait de passer par un autre support.

J’ai réalisé mes propres fiches, reprenant chaque lettre, d’abord en majuscules et minuscules d’imprimerie (utilisées au niveau GS), puis en minuscules d’imprimerie et cursives (niveau CP). J’ai fait ce choix en m’appuyant sur le fait que nos enfants sont principalement au contact de majuscules d’imprimerie (puzzle, enseignes, titres de livres, lettres du clavier de l’ordinateur…).

Je vais mettre en ligne ces fiches, que vous pourrez utiliser comme support si vous le souhaitez. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que lorsque mes enfants ont eu ces fiches en main, ils connaissaient déjà les lettres et au moins une partie des sons qui y sont attachés.

Les 25 fiches de GS présentent les lettres en majuscules d’imprimerie (avec rappel de la lettre minuscule correspondante).

  • les 7 fiches des voyelles : on demande à l’enfant de nommer la lettre, et de faire son bruit. L’enfant colorie les dessins où il entend le son en question (attention : si le mot comporte la lettre, mais qu’elle ne s’entend pas, on ne colorie pas, l’idée est d’identifier le phonème – le son – et non la lettre elle-même). La seconde partie de l’exercice est d’entourer la lettre dans des mots, de la reconnaître, de la différencier d’autres qui peuvent lui ressembler.
  • les 19 fiches des consonnes : j’ai affiné un peu les exercices, et rien ne vous empêche de reprendre les premières fiches pour les améliorer suivant ce modèle ! La fiche est en 3 parties : le coloriage des dessins pour lesquels on entend le son de la lettre, l’identification des lettres en majuscules au sein de mots, et l’identification des lettres en minuscules au sein de mots.

Remarques :  

  • le « y », semi-consonne, est classé parmi les consonnes.
  • pour ce niveau, j’associe le son [k] à la lettre « c », comme dans « camion ».
  • pour certaines fiches (comme celle du « k »), j’ai trouvé plus efficace d’écrire les mots et de ne demander de colorier que les mots où la lettre est effectivement présente.

L’enseignement de l’histoire

Si on se réfère au découpage scolaire, Martin et Joanne se trouvent tous deux dans le cycle 2, appelé cycle des apprentissages fondamentaux (l’un au niveau CE2, l’autre à cheval sur le CP et le CE1). Depuis la rentrée 2016, l’histoire n’est plus au programme de ce cycle, qui enseigne comment se situer dans le temps, mais ne va pas plus loin.

Voici la publication du gouvernement sur les horaires et programmes des différents cycles : clic!

A titre d’information, voici les supports disponibles pour les enseignants des cycles 2 et 3 pour aborder ces sujets :

J’ai fait le choix de commencer l’enseignement proprement dit de l’histoire dès le niveau CE2. Je pense voir l’ensemble du programme en 3 ans, et le reprendre au niveau collège pour l’approfondir et en voir d’autres aspects. Il me semble en effet plus naturel de travailler de façon chronologique (pourquoi voir la naissance de l’humanité en fin de cycle???) que par thèmes, puisque l’histoire se construit à partir de ce qui était là avant. Les liens de cause-conséquence sont plus évidents et le développement des idées et techniques suit une progression logique. Je n’apprécie pas non plus le côté très « anecdotique » : regardons ce qui se passe dans ce pays à cette époque, et surtout rien d’autre.

Après les bases posées en CP et CE1 sur le temps et notre rapport à lui, sur les notions de longévité, de générations, et l’apprentissage de termes tels que « siècle », « histoire », « préhistoire », nous abordons au début du niveau CE2 le programme qui était jusque 2015 enseigné sur les trois ans de CE2, CM1 et CM2.

Nous avons choisi comme support principal le manuel d’histoire de la Librairie des Ecoles, que vous pouvez feuilleter ici.

Nous suivrons la progression proposée, à savoir :

  • 30 leçons pour le CE2 (couvrant la préhistoire, l’Antiquité, et une partie des leçons sur le Moyen-Âge)
  • 34 leçons pour le CM1 (couvrant le reste des leçons sur le Moyen-Âge et les temps modernes)
  • 29 leçons en CM2 (couvrant la Révolution française, le XIXe siècle, le XXe siècle et la période contemporaine)

J’apprécie beaucoup le manuel en question, pour diverses raisons, que je me permets de développer un peu. 🙂

  1. Le texte est bien écrit. Cela peut paraître superflu, mais je trouve que les manuels qui présentent surtout des documents iconographiques à peine mis en page, privilégient les titres colorés et les petites légendes ou encadrés desquels on est censé retirer l’essentiel du savoir sont des prémâchés insipides qui me tombent des mains. Ici, on nous raconte l’histoire, et, outre les belles tournures ou le vocabulaire ainsi appris, l’auteur (Philippe Nemo) nous donne envie de creuser, d’en apprendre plus.
  2. Les illustrations servent le texte. Elles sont variées (dessins, cartes, photos) et de bonne qualité, mais surtout, elles ne se substituent pas au texte, elles l’enrichissent.
  3. L’ouverture sur le monde. Le programme comporte un certain nombre de leçons qui n’appartiennent pas au programme de façon explicite, mais permettent une ouverture sur certaines périodes ou sur l’histoire de certains pays ou continents. Par exemple, on explore largement l’Antiquité, on s’intéresse aux pays d’Europe au Moyen-Âge, on étudie les temps modernes sur les continents asiatique et africain.
  4. Le lien est fait avec l’histoire des arts. Des notes renvoient au manuel d’histoire des arts (consultable ici), permettant d’ancrer les explorations artistiques au sein d’une période que les enfants identifient facilement.

Pour résumer, je n’ai pas l’impression de « survoler » le programme pour mieux y revenir plus tard, ni de me perdre dans des thématiques empesées. Je pense que ce que nous aurons vu au cours de ces 3 ans posera des bases solides pour un apprentissage cohérent et constructif de ce qu’est l’histoire.

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Trouver des photos et images libres de droits

Dans le but d’illustrer ce blog, mais aussi certains supports d’apprentissage pour les enfants, je me suis mise à la chasse aux images libres de droits.

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Il s’agit d’images tombées dans le domaine public, ou mises en ligne gratuitement par leurs auteurs et qu’il est autorisé d’utiliser dans un cadre privé, voire commercial pour certaines.

Je mettrai régulièrement à jour cet article avec des liens vers les sites que j’utilise. 🙂

  • http://publicdomainarchive.com/ : belles photos en haute résolution, sur différents sujets (nature, personnes, villes, musique, nourriture, matières…) modernes ou vintage.
  • http://www.metmuseum.org/collection/the-collection-online : le Metropolitan Museum de New York met en ligne près de 400 000 photos d’oeuvres (tableaux, gravures, sculptures mais aussi instruments et objets anciens, ou pièces de haute couture). Ces photos sont libres de droits, mais pas autorisées pour un usage commercial. Le format des images dépasse rarement les 500 pixels.
  • http://www.pexels.com/ : 900 photos environ, d’excellente qualité et en haute définition. Les photos sont classées par thème. On y retrouve certaines des images du site « publicdomainarchive ».
  • https://pixabay.com/ : 760 000 photos et illustrations, téléchargeables sur simple inscription. Une vraie mine d’or! 😉

Dieu m’a créé(e)…

L’étape qui suit directement la question de la Création du monde est celle de la création de chacun de nous.

J’ai souhaité souligner spécialement que Dieu nous avait faits avec des yeux, une bouche, des oreilles et un nez qui nous permettent d’apprécier le monde et la vie.

Nous avons commencé par dresser la liste de ce que nous aimions regarder, écouter, manger, sentir.

La fiche du jour comporte un grand cadre, où j’ai proposé aux enfants de dessiner leur visage, et quelques uns des éléments qu’ils avaient mentionnés.

Sous ce cadre, j’ai complété les phrases « Dieu a fait mes yeux pour… », « Dieu a fait ma bouche pour… », « Dieu a fait mes oreilles pour… », « Dieu a fait mon nez pour… » avec ce que les enfants avaient relevé. Quelques exemples : « Dieu a fait mes yeux pour regarder les cerisiers avec les fleurs », « Dieu a fait mes oreilles pour écouter papa qui dit qu’il m’aime fort », « Dieu a fait mon nez pour sentir le linge tout propre », « Dieu a fait ma bouche pour parler avec les gens que j’aime ».

Voici la fiche à télécharger si vous le souhaitez, en version garçon, et version fille. 🙂

Fiche Dieu a fait…

Dieu a fait (fille)

Dieu a créé…

Suite à la série sur la Création, et ayant dû faire une pause dans mon programme d’enseignement biblique, j’ai souhaité réaliser une fiche récapitulative pour que les enfants puissent se remettre en tête ce dont nous avions parlé.

Voici donc la fiche, où se trouvent des dessins à colorier (soleil, arbre, animaux, fleurs…) :

Ce que Dieu a créé

J’ai aussi demandé aux enfants s’ils se souvenaient à quel jour du récit de la Création correspondait chaque dessin, et d’inscrire ce chiffre sous chaque dessin.

Photos de leurs œuvres à venir. 😉