Les élections présidentielles (2017)

Dans le cadre de notre fil rouge de l’année (les Régions françaises), nous avons beaucoup parlé en famille des élections présidentielles.

Hier, nous sommes allés voter en famille : l’occasion de rappeler aux enfants comment se déroule un scrutin, de faire le point sur la façon dont on élit le président dans notre pays, et de travailler le vocabulaire de l’élection.

A 19 heures, nous avons assisté en famille au dépouillement dans notre ville, et nous avons comparé les résultats dans nos bureaux de vote avec les résultats nationaux.

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Ce lundi matin, nous avons creusé un peu le sujet : nous avons noté les résultats des différentes régions et nous les avons comparés entre eux, et avec les résultats à l’échelle nationale. L’occasion d’aborder aussi pour les plus jeunes la signification des pourcentages.

Je vous propose quelques supports et ressources si vous souhaitez vous aussi en parler en famille. 😉

Supports explicatifs sur les élections (déroulement, vocabulaire…) :

  • des fiches sur le blog de Bout de Gomme (je n’ai pas tout imprimé, on peut piocher ce qui nous intéresse) : clic !
  • des fiches pour le cycle 3 : sur le site Pass Education

Remarque : en annexe, sur le blog « La classe de Corinne », des fiches sur les symboles de la République (clic), et de même sur le blog « La classe de Stefany » (clic).

Mes fiches pour noter puis comparer les résultats :

 

Les sites ressources pour retrouver les chiffres précis :

  • le site du Ministère de l’intérieur, pour connaître le nombre d’inscrits, de votants, le taux d’abstention, et les résultats officiels par candidat (mais uniquement au national). On y trouve aussi une carte de France avec les résultats par département.
  • le site du journal La Croix, qui propose les résultats détaillés par région sur une carte interactive.
  • le site de France Télévision Info pour retrouver les nombres d’inscrits, de votants et d’abstentionnistes par région et par département.
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Activités de printemps

Le printemps est là, ça n’aura échappé à personne, et cela ouvre la porte à des activités différentes, plus de plein air, l’occasion d’observer la nature, de jardiner, de cuisiner, de lire aussi…

Un article saisonnier, qui s’enrichira chaque année avec de nouvelles idées et de nouveaux liens.

  • Jardinage – vie des végétaux

C’est le moment d’acheter des graines ou de jeunes pousses, et de s’interroger sur la germination, la croissance des plantes, la floraison…

Pour explorer ces activités, je vous conseille :

Jardinons à l’école : des conseils pour le jardinage, des activités et supports gratuits

Animations du réseau Canopé : des ressources très complètes et variées, et ici de courts films expliquant les besoins des plantes, leur croissance, etc. Fouillez, c’est une mine !

France tv éducation : d’autres ressources vidéo pour faire la lumière sur la floraison, la croissance des feuilles, le cycle de vie des plantes… Là encore, il faut fouiller un peu. 😉

– le site de Lutin Bazar : des idées pour les plantations, l’observation, les expériences scientifiques… (germination et croissance, des documentaires sur les végétaux,

ressources sur les végétaux : croissance, nutrition, herbier, activités…

– le site de Bout de Gomme : jardinage, petites bêtes du jardin, etc.

– le site La classe de Corinne : des fiches sur la croissance des graines, les plantes à bulbes…

 

  • Poésies

Il suffit de taper « poésie printemps » dans votre moteur de recherche pour trouver votre bonheur.

Voici nos préférés :

Le bourgeon (Claude Géraldy)

Au printemps (Théophile Gauthier)

Le printemps (Charles d’Orléans)

Le printemps (Claude Roy)

Printemps (extrait) (Paul Eluard)

Printemps (Raymond Richard)

 

  • Observation des animaux

– observation des oiseaux migrateurs qui reviennent du Sud

– sortie dans les réserves naturelles : renseignez-vous, ils ont souvent un programme et des visites gratuites organisées pour observer la faune et la flore.

– si vous vivez près d’une mare ou d’un étang : sortez en mars et avril au crépuscule pour écouter et observer les grenouilles et crapauds.

– Sortez et écoutez les oiseaux. Pour apprendre à les reconnaître, suivez ce lien : chants d’oiseaux. Pour en savoir plus sur les oiseaux, je vous conseille le site de la LPO (voyez aussi si des manifestations sont organisées près de chez vous), ainsi que le site Oiseaux.net.

– c’est le moment où les animaux des parcs, fermes, ont des petits : renseignez-vous autour de chez vous, et allez les voir.

– allez dans n’importe quel coin de nature, si petit soit-il, avec une loupe, et cherchez les insectes. Abeilles, mouches, fourmis, moustiques, scarabées, leur activité est incessante.

– après la pluie, sortez à la recherche des vers de terre et escargots.

– pourquoi ne pas entamer un élevage d’escargots, de coccinelles, ou de chenilles ?

 

  • Observer la nature et le ciel

– Le printemps est un moment privilégié pour observer le ciel nocturne, car le soir tombe assez tôt. Rapprochez-vous de l’association d’astronomie locale, elle organise sans doute des soirées de découverte et d’initiation.

– A la tombée de la nuit, vous pouvez regarder passer l’ISS, à l’aide d’applications comme ISS Detector, ou ce site (en anglais) : Spot the Station.

– Observez les nuages, le ciel est très changeant au printemps et permet souvent de voir des nuages différents en même temps et de les comparer. Pour vous aider : reconnaître les nuages (super ressource), observer les nuages (observation et fiche pédagogique), une séance mêlant observation et découverte de l’anglais (fiche), cloud atlas (en anglais). Il existe aussi une application Cumulus & co (que je n’ai pas testée), et le Guide du chasseur de nuages, ouvrage de passionné. Pour une première approche, ces 4 liens : 1, 2, 3, 4.

– Aller dans la forêt, la campagne, avec un carnet et dessiner ce que l’on voit : une fleur, un bourgeon, un nid…

– Aller se promener et essayer de reconnaître les fleurs sauvages, les arbres, arbustes…

 

  • Cuisine

– Faites pousser des légumes. Si vous n’avez pas beaucoup de place, plantez des graines de radis, ou de petites salades dans une jardinière. Vous pouvez aussi planter des fraisiers.

– Si vraiment vous n’avez pas de place, vous pouvez faire pousser des plantes aromatiques pour agrémenter vos plats, de la menthe pour faire du thé…

– Allez vous promener dans un endroit peu exposé au passage et ramassez des pissenlits : on peut en consommer les feuilles en salade, mais on peut aussi manger les fleurs (simplement cueillies, ou pourquoi pas dans une salade, ça met de la couleur). Vous pouvez aussi manger les capucines, les violettes, les pensées et même les pâquerettes… On peut aussi consommer les fleurs de certaines plantes ou de certains arbres. Pour en savoir plus : le site Papilles et pupilles, le blog On adore ça! (une mine, fouillez, passez-y du temps, c’est un bonheur), le site Au jardin, ou le site Les fruits et légumes frais.

– Allez au marché et achetez quelques légumes frais : petits pois à écosser, jeunes carottes, radis, salade, haricots verts… Les enfants aiment choisir un légume, le préparer, et le savourer ensuite.

  • Lectures enfants

– « Ça pousse comment ? » de Gerda Muller (clic)

– « Spring » (en anglais) de Gerda Muller (clic)

– « Le livre du printemps » de Susanne Berner (clic)

– « Et puis c’est le printemps » de Julie Fogliano (clic)

– « Le printemps des écureuils » de Kazuo Iwamura (clic)

– « C’est toi le printemps ? » de Chiaki et Ko Okada (clic)

– « Devine combien je t’aime – Au printemps » de Sam McBratney (clic)

– « Dix petites graines » de Ruth Brown (clic)

– « La maison des animaux » d’Anna Milbourne (clic)

– « La nature – Mon grand livre illustré » de Minna Lacey (clic)

 

  • Lectures ados – adultes

– « J’ai vu une fleur sauvage » d’Hubert Reeves (clic)

 

  • Livres et carnets d’activités

– « Le printemps » de Géraldine Cosneau (clic)

– « La nature » (autocollants) (clic)

– « La nature » (autocollants, pour les plus petits) (clic)

– « Le manuel du jeune aventurier » de Claude Lux (clic)

L’IEF avec un enfant Asperger

Le syndrome d’Asperger est un trouble du spectre autistique. Il concerne des enfants qui présentent des traits autistiques (communication particulière, comportements stéréotypés, rigidité et attachement aux routines, difficulté à entrer en relation de façon ordinaire), sans déficience intellectuelle, ni trouble du langage.

Pour en savoir plus sur cet aspect de l’autisme, je vous invite à consulter cette page et à télécharger éventuellement ce document très complet et accessible : le syndrome d’Asperger chez l’enfant.

Le syndrome d’Asperger n’est pas une maladie (ça ne « s’attrape » pas et on n’en « guérit » pas), c’est un état, une condition. Il ne disparaît pas à l’âge adulte, on apprend à faire avec.

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Pour retrouver cette affiche : clic.

Notre fils aîné a été diagnostiqué Asperger à l’âge de 7 ans. Nous avions déjà fait le choix de l’IEF, ce qui nous différencie d’autres familles, où la déscolarisation intervient suite au diagnostic ou à des soucis à l’école.

Cependant, les difficultés dans la socialisation et la communication étant centraux dans le syndrome, et les autistes Asperger apprenant en partie ces habiletés par l’imitation des pairs, la question d’une scolarisation de notre fils s’est posée.

Après nous être informés auprès de diverses sources, nous avons décidé de continuer l’IEF, pour lui comme pour sa sœur et son frère (qui ne sont pas autistes).

Je vous propose de vous exposer brièvement les raisons de ce choix, qui va un peu à contre-courant des démarches d’associations qui militent activement pour l’inclusion scolaire des enfants autistes.

  • L’énergie dépensée pour la socialisation et la concentration n’est plus disponible pour les apprentissages.

Les personnes Asperger sont très sensibles à la fatigue, et la plupart présente des particularités sensorielles (hypersensibilité au bruit, à la lumière…). Se trouver pendant 6 à 8 heures en groupe, dans des classes souvent bruyantes, à devoir gérer les interactions sociales, à s’adapter au rythme du groupe, à ne pouvoir s’isoler, est coûteux en énergie pour les enfants, et peut nuire à la concentration et à la qualité de l’apprentissage. En IEF, l’énergie est totalement centrée sur les apprentissages.

  • Les enfants Asperger ont besoin de temps de repos adaptés.

Après une période de socialisation, ou un temps dans le bruit, une personne Asperger aura besoin d’un temps plus ou moins long à l’écart, dans le silence le plus souvent, pour pouvoir se ressourcer. D’autant que des troubles du sommeil sont souvent associés au syndrome, et que les efforts au niveau psychomoteur fatiguent rapidement l’enfant. L’IEF permet de s’adapter au mieux au rythme de l’enfant et à ses besoins de repos, de récupération.

  • Les enfants Asperger ont souvent des troubles associés qui sont plus facilement pris en compte et en charge en IEF.

Le TDA/h (trouble de l’attention, avec ou sans hyperactivité), les « dys- » (dyslexie, dyspraxie, principalement), les TOC, l’épilepsie, ou des troubles de la coordination et de la motricité fine (entraînant des problèmes pour la maîtrise de l’écriture, notamment), les troubles associés au syndrome sont fréquents, et compliquent encore la scolarisation (nécessitant souvent une AVS qu’on a bien de la peine à obtenir, et qui est rarement formée de façon spécifique). En IEF, il est possible de composer avec ces troubles de façon beaucoup plus souple, et de faire progresser l’enfant à petits pas. En outre, il devient aussi plus facile de trouver des créneaux pour les rendez-vous chez les spécialistes (orthophoniste, psychomotricité, etc).

  • Les apprentissages peuvent s’appuyer sur les intérêts spécifiques de l’enfant.

Les personnes Asperger se caractérisent souvent par un (ou plusieurs) intérêt(s) particulier(s), c’est-à-dire qu’ils ont un sujet de prédilection sur lequel ils aiment se documenter de façon assez pointue, ou une activité qu’ils aiment pratiquer très régulièrement. Ce sujet peut facilement en IEF devenir la base d’apprentissages (formels ou non) qui vont motiver l’enfant de façon particulière.

  • La socialisation « forcée » n’est pas productive.

J’en ai parlé plus haut, se trouver enfermé plusieurs heures avec plus de 25 enfants peut être une épreuve pénible pour un enfant Asperger. En IEF, il devient possible de gérer une socialisation « à doses adaptées ». Si vous avez plusieurs enfants, ils sont de fait socialisés. Il n’est pas question de ne voir que sa famille, bien sûr, mais de pouvoir choisir le rythme de socialisation. Rencontrer peut-être un seul autre enfant au début, pour faire connaissance, faire des sorties en petits groupes, pour apprivoiser le fait de se trouver « en bande ». Retrouver aussi d’autres enfants dans un cadre défini (un cours de musique, par exemple) peut contribuer à apaiser l’angoisse qui peut naître d’une situation un peu floue, où l’enfant ne sait pas ce qu’il est censé faire. Et puis, la socialisation, c’est aussi rencontrer d’autres personnes (pas seulement des enfants de son âge) : apprendre à aller du pain, discuter avec le bibliothécaire, échanger quelques mots avec le facteur… En IEF, l’enfant pourra aller à son rythme et ne sera pas envahi par les contacts sociaux.

  • L’enfant Asperger a une façon particulière d’apprendre et de progresser.

Le style d’apprentissage de l’enfant autiste est particulier, il apprend à un rythme spécifique, il a souvent une angoisse face à l’échec (ce qui l’amène à refuser certains exercices par peur de ne pas les réussir), il a besoin que les consignes soient énoncées de façon particulière. Il peut aussi progresser très vite dans certains domaines, et beaucoup plus lentement dans d’autres. L’IEF permet de s’adapter facilement à toutes ces particularités. On peut se permettre de suivre des niveaux différents, de laisser un temps de côté ce qui coince, d’y revenir plus tard, ou de s’y attarder, passer plus vite sur ce qui est déjà maîtrisé…

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Pour toutes ces raisons, de nombreuses familles aux Etats-Unis, au Canada ou ailleurs choisissent l’IEF pour leurs enfants.

Le rythme et les exigences adaptées permettent de progresser en douceur, de travailler avec les forces de l’enfant tout en tenant compte de ses limites (qui ne sont pas gravées dans le marbre, et que l’on peut aussi faire reculer, peu à peu). Il y a déjà tant de défis dans le quotidien d’un enfant Asperger que je trouve que le milieu scolaire représente un challenge épuisant et inutile (sauf dans le cas d’une école « différente », prête à s’adapter, avec un effectif réduit, et des enseignants ouverts et formés).

Je sais que les associations militent pour l’inclusion scolaire, c’est une demande pressante de leur part, et je la respecte en même temps que je la comprends. 20% seulement des enfants autistes ont accès à la scolarisation, une grande partie de ces enfants est tout simplement priée de se cacher et de débarrasser le plancher, ce qui est inacceptable. Il faut bien exiger fortement que l’inclusion soit possible, naturelle, simplement pour que l’IEF reste ce qu’elle doit être : un choix libre. Pas question d’imposer l’IEF à une famille, sous prétexte que son enfant est inadapté à une classe ordinaire.

Cependant, je pense que dans le cas de beaucoup d’enfants Asperger (et en l’absence de formation en d’information des enseignants), l’IEF peut être une solution idéale.

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L’apprentissage se fait, l’observation aussi, l’imitation se met en place lors des événements normaux d’une vie d’enfant (activités en famille ou avec d’autres personnes, sorties, vie quotidienne), le tout dans un cadre connu et rassurant, et en compagnie des personnes qui connaissent le mieux l’enfant et ses besoins. Que demander de mieux ?

 

EDIT : Je me rends compte que mon article ne parle que très peu des points forts des enfants Asperger… Le syndrome n’est pas qu’un ensemble de déficiences, c’est une façon différente de fonctionner et de penser. Si l’on est loin du cliché de l’autiste « génie », les personnes Asperger présentent souvent des aptitudes particulières dans certains domaines… comme tous les enfants ! Si votre enfant vient de recevoir ce diagnostic, pas de panique, le chemin sera sans nul doute différent, mais pas moins beau ni riche.

 

Un article, sur le blog « Petits Homeschoolers », qui évoque l’IEF sous l’angle de la pédagogie Charlotte Mason : La pédagogie Charlotte Mason et les enfants Asperger.

Notre entrée dans l’Avent 2016 (bis) ;)

2016 aura donc été une année compliquée, et un peu mouvementée… Après un « faux départ » pour cet Avent, et quelques soucis de logistique, j’ai dû changer mon fusil d’épaule et abandonner (temporairement) mon idée de bricolage pour cette année (voir ici).

Comme je le disais, l’IEF, c’est aussi l’adaptation et la souplesse, donc voici notre projet de bricolage de l’Avent pour 2016 :

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Vous l’aurez compris, chaque jour, les enfants trouvent un élément de cette scène de Nativité, qu’ils peuvent colorier. Ce week-end, je leur donnerai à chacun un rectangle de carton que nous allons décorer de papiers colorés et où ils pourront coller leurs personnages et éléments de décor. Ce tableau sera ensuite accroché dans leur chambre.

Voici le site où vous pouvez télécharger les 4 feuilles à imprimer (le matériel est disponible en téléchargement gratuit pour un usage privé):  http://www.routly.com/2013/11/22/i-made-a-diy-illustrated-advent-calendar-nativity-set-want-one-too/

Il est possible de l’imprimer sur papier, sur carton, d’ajouter de petits socles pour en faire une crèche en 3 dimensions, ou encore de coller de petits aimants au dos des figurines pour jouer sur un tableau magnétique ou le frigo.

Pourquoi ai-je choisi cette version, parmi les nombreuses que l’on trouve sur le net ? Parce que l’auteur de ce calendrier, écrivain et illustrateur, a une démarche intéressante, qui reflète bien l’esprit de Noël tel que je souhaite le transmettre à mes enfants.

Sur son site (je me permets de traduire rapidement pour les non anglophones 😉 ), il explique que ce calendrier est le fruit d’une réflexion personnelle sur ce que représente Noël. Il explique que ce qu’il aime à Portland (ville de l’Oregon où il vit avec sa femme et leurs deux fils), c’est la culture « Do it Yourself », la récup, la créativité… Cette année-là (en 2013), son église organise un marché de Noël sur le thème du « Do it Yourself Équitable ». Il partage alors son projet de réaliser son propre calendrier de l’Avent pour ses fils. Un calendrier différent de ceux qui proposent un chocolat ou une pièce de Lego par jour.

Voici ses mots :

C’est la première année où mon fils aîné a commencé à parler longuement de ce qu’il « voulait » pour Noël. Je sais que c’est normal, surtout maintenant qu’il va à l’école maternelle et est influencé par ses camarades. Mais nous lui avons expliqué comment nous voulions nous concentrer sur la joie de donner et d’être en famille, plutôt que sur ce que nous allions « avoir », et notre désir d’apprendre à nos enfants à consommer moins et offrir davantage me rendait méfiant à l’idée d’instaurer le fait d’avoir un bonbon ou un petit jouet quotidien. Au lieu de ça, je voulais fabriquer quelque chose moi-même qui représente mieux les motivations de cette fête.

Il a donc créé les éléments de ce calendrier (dans le but de les imprimer sur support magnétique, pour que ses fils les utilisent sur un tableau), réparti le tout dans des enveloppes, et chaque jour, ses fils découvraient une nouvelle pièce de la scène.

Quelques mots encore de l’auteur sur ce qu’est ce « Do it Yourself Équitable » :

Sachant que je suis un créatif, on m’a demandé si je voulais participer à ce « DIY Fair », où l’on ne trouve pas de personnes qui vendent ce qu’elles ont fabriqué, mais des personnes qui expliquent aux autres comment faire. Quand j’ai commencé à travailler sur mon calendrier de l’Avent, je savais que c’était ce que je voulais apporter et partager.

N’est-ce pas aussi ce que nous essayons de faire en IEF ?

L’auteur propose un ordre possible pour répartir les éléments, j’en ai choisi un autre, chacun sa sensibilité, ce n’est pas le plus important.

J’espère que ce support vous donnera des idées, et je vous souhaite une belle route vers Noël.

 

Notre entrée dans l’Avent 2016

Cette année, pour diverses raisons, notre entrée dans l’Avent est un peu bousculée. Ceci dit, nous avons déjà commencé à poser de petits cailloux sur notre chemin vers Noël, et je propose de vous les partager.

Tout d’abord, nous avons entamé notre parcours en instruction biblique qui va nous permettre d’aborder la Nativité sous un angle particulier (cette année : la lumière).

Nous avons décidé du bricolage que les enfants réaliseront pour la famille et les parrains et marraines. Je ne vous en dis pas plus, il faut que ça reste une surprise. 😉

Il me reste 2 jours pour finir mon calendrier de l’Avent. Voici 2 ans que j’essaie de remplir les petites pochettes de notre calendrier avec de quoi réaliser un bricolage ensuite (la première année, un « livre » racontant la Nativité, l’an dernier une suspension en perles de rocaille rappelant que Dieu nous aime).

Cette année, j’ai décidé de faire un petit changement et de proposer un bricolage qui se fera au fur et à mesure. J’avais vu il y a quelques mois un tableau en feutrine représentant une scène de Nativité, et j’ai gardé l’idée dans un coin de ma tête. Je compte remplir les pochettes du calendrier avec un élément de la scène par jour, à accrocher sur un tableau à l’aide de Velcro. Au final, ça devrait ressembler à ceci (site source : le blog Stay at Home Educator):

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Mais mon projet est de dimensions plus modestes. Je vous fais un article plus détaillé dès que tout est prêt. 🙂

Ce week-end, nous installerons et décorerons le sapin, nous installerons aussi la crèche, et nous commencerons notre bricolage de l’Avent. 🙂

« Je ne sais pas comment tu fais! », ou comment passer tout son temps (ou presque) avec ses enfants

C’est une des réflexions qui revient très souvent quand j’évoque l’IEF avec des familles scolarisantes.

La plupart de mes amies m’a dit au moins une fois cette phrase, ou une assez équivalente.

J’avoue que si on imagine assez facilement des enfants assez grands ou des ados plutôt autonomes, l’idée de passer chaque jour avec de jeunes enfants peut être d’avance fatigante.

Alors qu’en est-il ? Les parents IEFeurs sont-ils de super-héros ? Avons-nous suivi un entraînement spécial auprès de maîtres zen ? Sommes-nous tout simplement de meilleurs parents ? O:)

Rien de tout cela, je l’avoue. Nous avons tous nos trucs pour assurer le quotidien. Voici les miens, n’hésitez pas à partager les vôtres. 😉

L’IEF est un choix

Rien que ça, c’est énorme, parce que ça donne une vraie motivation. Nous avons choisi cette vie, et comme tout choix, il a été réfléchi, pesé, mesuré, et nous nous y sommes engagés délibérément, et avec enthousiasme.

S’en souvenir suffit parfois à redonner un petit coup de fouet. Se souvenir de nos motivations profondes, des raisons qui ont débouché sur cette décision, remet les pendules à l’heure quand tout ne roule pas comme prévu, et c’est fréquent !

Nous avons fait un choix, et nous l’assumons. Nous le vivons. Il y a de bons côtés, et aussi de moins bons. Mais cela nous correspond. Lorsque cela ne nous correspondra plus, ou plus assez, on en reparlera, mais pour l’instant, c’est cette vie qui nous convient.

C’est aussi un choix fait ensemble, et le soutien du conjoint est une part importante de ma motivation. Quand je doute ou que je fatigue, je ne suis pas seule, il est là, et c’est un vrai soulagement pour moi.

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Qui veut voyager loin ménage sa monture

Comme toute activité, la vie de famille et l’IEF exigent des pauses et des temps de repos.

Ayant eu trois enfants en 4 ans, et n’ayant pas de permis de conduire, il m’était difficile d’avoir une activité de détente à l’extérieur. Je n’arrive pas non plus à me reposer à fond une semaine par an, et à assurer le reste du temps. Alors je me ménage des pauses dans la journée.

Je profite du temps calme du début d’après-midi pour me poser un peu. Pendant que les deux petits sont à la sieste et que le grand lit tranquillement, je prends une heure pour moi. Bien sûr, si besoin, je suis disponible, et parfois la sieste tombe à l’eau, mais je suis finalement rarement dérangée. Je bois un café, je fouille le net, je lis un bouquin, j’écris pour le blog, peu importe, mais c’est un temps à moi. Je recharge mon capital patience, ça me permet de finir la journée (à peu près) sereinement.

Le soir, lorsque mon mari rentre du travail, je sais qu’il va prendre un peu le relais. Il joue ou discute avec les enfants pendant que je prends une douche ou un bain, que je prépare le repas (sans enfants autour, c’est reposant), ou que je fais tout autre chose, sans rapport avec ma vie de maman. S’il rentre tôt, ou durant le week-end, il arrive aussi que mon mari sorte jouer ou se promener avec les enfants pendant que je me repose. Ce n’est pas très souvent, mais ça me fait du bien.

Il ne faut pas oublier non plus les temps passés chez les amis, les moments où les enfants font des activités à l’extérieur, vont au centre aéré ou en colo…

A vous de trouver ce qui vous ressource, et de décider du rythme qui vous convient, mais prenez soin de vous, c’est un service que vous vous rendez, et un bon exemple d’hygiène de vie que vous donnez à vos enfants.

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« Tes enfants sont faciles, tu as de la chance ! »

C’est vrai, mes enfants sont plutôt calmes, assez raisonnables, et je ne suis pas obligée de les surveiller sans cesse pour être sûre qu’ils ne vont pas démonter la maison.

Est-ce de la chance, ou le fruit de notre éducation ? Un peu des deux, probablement.

Mais une chose est sûre : j’ai vu des enfants calmes et charmants devenir en entrant à l’école de petites furies incontrôlables, violentes, insolentes, et prêtes à exploser au moindre prétexte.

C’est un fait, si l’école réussit à certains enfants, d’autres, assez nombreux, y sont malmenés. C’est souvent le cas des jeunes enfants, qui ne sont pas prêts à la vie en communauté, pas prêts à « affronter » les autres, pas prêts à être livrés à eux-mêmes une bonne partie du temps.

L’école est exigeante, fatigante, stressante, bruyante. Les enfants y apprennent des comportements nouveaux (insolence, brutalité), ils font de gros efforts pour obéir et faire ce qui est attendu (en résulte souvent une tension qui doit bien être évacuée), ils sont stressés et fatigués par le rythme, les réveils matinaux, le manque de temps calmes, de sieste aussi parfois.

Je lis souvent le témoignage de parents qui constatent que leurs enfants une fois déscolarisés ont un comportement radicalement différent. Evidemment, ça ne se fait pas du jour au lendemain, il faut le temps de se défaire de cette pression, mais il n’est pas rare d’entendre ce genre de remarques venant de parents qui pensaient jusque là  que leur enfant était capricieux, inattentif aux autres, incapable de se poser pour une activité calme, ou volontairement brutal avec ses pairs.

D’autre part, il ne faut pas croire que ce calme est simplement dans leur nature : ce sont des enfants, ils peuvent être bruyants, excités, nerveusement fatigués, ou simplement avoir envie de faire le bazar. Mais il y a quelques règles chez nous, et nous les faisons respecter (on ne court pas et on ne saute pas à l’intérieur (nous sommes en appartement); on chuchote pendant le temps d’école et le temps calme; on ne crie pas dans la maison).

En contrepartie, il est évident que nous donnons aux enfants la possibilité de se défouler comme ils en ont besoin.

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L’autonomie, ça se conquiert

Aucun enfant ne naît autonome. C’est ainsi. Nos bébés sont profondément dépendants de nous, c’est une question de survie.

Un bébé a un besoin vital de proximité physique, et un besoin tout aussi vital d’être rassuré (l’un allant souvent avec l’autre, d’ailleurs).

Il est normal qu’un enfant ne veuille pas se séparer de sa mère (oui, même à deux ans !), normal aussi que ce soit vers elle qu’il se tourne dès qu’il est angoissé, frustré, gêné.

Je l’ai dit, j’ai eu trois enfants en 4 ans, les deux premiers sont nés à 18 mois d’intervalle. Autant vous dire qu’entre la naissance de Martin, notre aîné, et les 3 ans de Joanne, sa cadette, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour moi. Si Martin était un bébé calme, qui dormait bien et beaucoup assez rapidement, sa petite sœur avait quant à elle un grand besoin d’être portée presque à longueur de journée. Elle passait le plus clair de sont temps dans l’écharpe de portage, et dès qu’on la posait, elle hurlait tant et si bien que je la surnommait à l’époque « la petite sirène ». J’en souris aujourd’hui, mais je dois avouer que durant la phase où même son papa ne trouvait pas grâce à ses yeux, et où je l’entendais vociférer dans ses bras pendant les 10 minutes où je prenais une douche, je n’en pouvais plus. Si on m’avait dit à l’époque que nous allions pratiquer l’IEF, et que je passerais mes journées avec mes deux bouts de chou et leur petit frère à venir, j’aurais rigolé. Ou pleuré. Ou les deux.

En général, les parents estiment normal de donner beaucoup de temps à un enfant les premiers mois, voire jusqu’à un ou deux ans, puis ils attendent de l’enfant qu’il puisse jouer seul un moment, qu’il ne les sollicite pas en permanence.

Chez nous, selon les enfants, l’autonomie pour le jeu est venue entre 6 mois et 3 ans, très progressivement.

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Mais encore aujourd’hui, les besoins des uns et des autres varient selon les moments, ce n’est pas un processus linéaire. C’est vers 3 ans que notre petit dernier a commencé véritablement à jouer seul, avant ça, il avait besoin d’un parent ou d’un membre de la fratrie avec lui. Notre fille a 6 ans et demi, mais elle joue rarement seule.

Nous avons conscience du besoin de nos enfants, et nous essayons d’y répondre de notre mieux. Ce n’est pas parfait, rien ne l’est, mais nous sommes disponibles, le plus possible. Nous essayons de répondre à leurs sollicitations. Bien sûr, le fait qu’ils soient trois est aussi une aide : ils jouent ensemble, et cela nous permet d’être un peu moins présents, un peu moins nécessaires. Mais il est normal qu’un enfant aie besoin de ses parents, même lorsqu’il mange seul, marche seul, s’habille seul.

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C’est agréable d’être ensemble

Comme je le disais plus haut, si passer du temps avec un enfant stressé, surexcité par la fatigue ou les pression scolaire  peut être une perspective peu enthousiasmante, je connais peu de parents qui n’apprécient pas de passer de bons moments de détente ou de jeu avec leurs enfants.

Vous me direz : « Oui, mais l’IEF, ce n’est pas les vacances, et on ne va pas simplement jouer ! », ou encore « J’ai déjà du mal à être patiente pour les devoirs, alors je ne pourrais pas leur faire l’école ! ».

En fait, cette vision des choses est biaisée. Il est évident qu’on ne peut pas comparer l’IEF à des loisirs perpétuels. Il est évident aussi qu’on ne peut comparer le temps des devoirs, avec un parent fatigué par sa journée et stressé par l’heure qui tourne, et un enfant qui est épuisé de sa journée, qui n’aspire qu’à aller jouer ou se reposer, ou qui peut-être se met une pression folle pour « réussir » en pensant en être incapable, avec ce qui se passe en IEF.

Un enfant en IEF peut aller à son rythme, ne pas être sous pression de réussite, choisir à quoi il veut travailler, il a la possibilité et le temps de se passionner, d’approfondir ce qui l’intéresse. Rien à voir avec la bataille du soir pour qu’il se plie à des exercices ennuyeux ou qu’il ingurgite des leçons sèches. Pas besoin d’être une pro de la patience pour l’accompagner alors dans ses apprentissages.

L’IEF, c’est une transmission des savoirs, mais c’est aussi découvrir ensemble, visiter des monuments, chercher, progresser, encourager, se fabriquer un tas de souvenirs, se faire des amis, se lancer dans un élevage d’escargots, dans des bricolages scientifiques, se rendre à une exposition, bref, c’est loin d’une interminable partie de « C’est l’heure des devoirs ».

Voir ses enfants grandir, s’intéresser, s’épanouir, retenir, lire et nous raconter ensuite, poser des questions, se passionner, maîtriser, c’est un émerveillement. Souvenez-vous du jour où il a dit « maman » pour la première fois. Du jour où elle a fait ses premiers pas. Du premier dessin qu’il a réalisé. De la première fois qu’elle a fait du vélo sans les stabilisateurs. C’est ça, l’IEF. C’est être là pour tous ces moments, et tous ceux qui leur ressemblent.

C’est aussi avoir conscience que le temps passe vite. Que même les choses contraignantes n’ont finalement été qu’un tout petit souffle dans notre vie. Que même si c’est parfois fatigant ou décourageant, cette période est un trésor durant lequel nos petits et moins petits se construisent, et qu’en être partie prenante est un vrai cadeau qui nous est fait.

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Cueillette d’automne – Foire aux pommes

Ce dimanche, nous nous sommes rendus aux vergers de Noslon (à Cuy, dans l’Yonne, à quelques minutes de Sens) pour découvrir l’endroit à l’occasion de la Foire aux Pommes.

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Ces vergers sont exploités de façon traditionnelle et ouverts à la cueillette. On y trouve de nombreuses variétés de pommes, mais aussi des poires, des coings, des prunes, des cerises…

Nous avons pu goûter différentes variétés de pommes, et tester en quelques minutes les saveurs parfois très diverses, ce qui a donné lieu à une grande discussion sur les préférences de chacun. 🙂 Nous en avons aussi appris davantage sur les caractéristiques de chaque variété, notamment sa durée de conservation.

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Des pommes « connues », comme la Canada, la Golden, la Boskoop, la reinette, et de moins connues, comme la Jubilé, la Pinova ou la Rubinette…

Nous avons pu boire du jus de pomme fraîchement pressé, expliquer aux enfants le mécanisme du pressoir (et constater qu’ils faisaient le lien avec la centrifugeuse pour le miel, et la petite passoire à la sortie destinée à retenir les petites impuretés).

 

Après avoir fait notre choix, nous avons emprunté une brouette et sommes allés cueillir nous-mêmes des Canada (pour les tartes, les pommes au four) et des Jubilé (pomme à croquer qui se conserve jusqu’à 3 mois). Nous voulions aussi récolter quelques Rubinette (pomme à croquer ferme, juteuse et sucrée), mais les quelques pommes mûres qui restaient étaient malheureusement bien trop hautes pour nous!

 

Le moment de la cueillette a été l’occasion d’observer les pommiers, les branches, les feuilles, de rappeler comment pousse une pomme, et de réfléchir à ce qui est nécessaire à sa croissance.

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Le trajet entre les allées de pommiers a aussi permis de travailler un peu l’équilibre et la motricité!

 

Voici le résultat de notre cueillette du jour :

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Nous avons tout de même cueilli 12 kg de pommes! 🙂

Etant arrivés un peu tard, nous n’avons pu nous rendre au magasin, mais nous comptons bien y retourner prochainement, d’autant qu’on y trouve d’autres produits frais. Côté cueillette, nous comptons récolter quelques poires, des coings et sans doute d’autres pommes, pour varier les plaisirs.

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