A lire ! « Faire l’école à la maison », par Isa Lise

Je suis affreusement en retard, mais je vous fais aujourd’hui un compte-rendu de ma lecture du guide publié par Isa Lise l’an dernier (2017) chez Eyrolles.

Fairel'_colemaison

Cet ouvrage est une mine d’or !

Je pourrais m’arrêter là, vous laissant du même coup davantage de temps pour simplement foncer lire ce guide. Mais pour ceux et celles qui auraient besoin d’arguments supplémentaires, je vais développer un peu. 😉

Tout d’abord, qui est l’auteure ?

Isa Lise est une maman, ayant pratiqué l’IEF depuis plus de 10 ans. Elle ne vous est sans doute pas inconnue si vous êtes habitué(e) de la lecture de blogs IEF ou si vous vous promenez sur les groupes Facebook dédiés à l’IEF. Auteure de deux guides IEF, elle témoigne, conseille, invite à réfléchir et propose de nombreuses pistes sur son blog pour vivre l’aventure de l’IEF et s’y épanouir.

Vous pouvez la découvrir sur son blog, Apprendre avec bonheur.

Je vous recommande aussi le blog Faire l’école à la maison, qui complète bien le livre.

Le contenu du livre

Je n’avais pas lu son précédent ouvrage (L’école à la maison, des pistes pour apprendre autrement), qui semble-t-il développait davantage les différentes méthodes et pistes d’apprentissage alternatives.

Ici, comme le sous-titre l’indique, Isa Lise nous propose de « connaître le cadre légal, les outils disponibles et l’organisation à mettre en place à la maison ».

Le livre se compose de 3 parties :

  • Instruire son enfant (cadre légal, raisons à l’origine de ce choix, devenir des enfants non-scos),
  • S’organiser (choix financiers, vie sociale, les différents visages de l’IEF, la gestion pratique de l’IEF),
  • Apprendre à la maison sans cours par correspondance (présentation de différentes pédagogies, pistes pour un apprentissage vivant, l’enfant acteur des apprentissages).

Le livre est facile et agréable à lire, vivant (on y retrouve de nombreux témoignages et anecdotes), on trouve facilement une info précise, et il est riche : on sort de la lecture avec le sentiment d’avoir reçu des renseignements efficaces mais pas simplistes, montrant diverses facettes et approches, donnant des pistes de réflexion intéressantes plus que des solutions « toutes faites ».

Vous trouverez aussi des points « L’essentiel à retenir » à la fin de chaque chapitre, et des tests tout au long de l’ouvrage qui vous permettront de vous poser les bonnes questions et de savoir un peu mieux où vous vous situez. C’est très appréciable si on est encore dans le flou sur certains points !

L’intérêt du livre

C’est une somme, à la fois guide et précis, ouvrage de réflexion qui nous invite à la fois à nous poser, à nous interroger et à agir, décider, oser.

J’avoue que si j’apprécie la plume d’Isa Lise, je ne pensais pas trouver un tel intérêt à la lecture de ce manuel. J’imaginais qu’il s’adressait surtout à des parents en questionnement AVANT de sauter le pas, ou à des débutants un peu perdus. C’est là que je me trompais, et c’est ce qui fait pour moi la richesse de l’ouvrage. Certes, il est à recommander sans hésitation à ce genre de public (notamment la première partie), mais sa lecture sera profitable même à des parents plus expérimentés.

Je crois qu’on se lance toujours dans l’aventure de l’IEF avec des questions, et quelques idées préconçues ou réponses « toutes faites ». Ce livre m’a permis de revenir sur quelques unes de ces idées, de me poser des questions sur certaines pratiques qui me semblaient évidentes, de découvrir d’autres points de vue ou façon de faire.

J’ai beaucoup aimé les pistes de réflexion proposées, j’ai apprécié de découvrir des aspects moins « main stream » de l’IEF, et j’ai trouvé que la partie « cadre légal », qui manque généralement passablement de glamour, était suffisamment claire et concise pour ne pas alourdir l’ouvrage.

En bref

Un livre bien fait et équilibré, qui donne de vraies pistes de réflexion aux parents, et de vraies clés pour mettre en place l’IEF. Les infos sont pertinentes et reflètent bien ce qu’on vit au quotidien en IEF. Une lecture vraiment agréable, et un ouvrage que je vais recommander sans réserve et offrir sans doute dans mon entourage.

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Retour sur l’apprentissage de la lecture (GS-CP)

Pour notre aîné, je m’étais à peine posé la question, mais j’ai besoin pour notre n°3 de quelque chose de plus structuré.

Après avoir fouillé un peu, m’être posé pas mal de questions (manuel ou pas ? quelle méthode ?), voici le résultat de mes cogitations. Je commence par vous présenter ce que j’ai choisi, mais je vous donnerai ensuite 2-3 autres pistes, que je n’ai pas retenues car elles nous correspondent moins, mais qui restent très intéressantes. 🙂

Ce que nous faisons cette année :

Notre fils a 5 ans 1/2, il travaille avec des supports correspondant au niveau GS. Il a un très bon niveau à l’oral, il s’exprime très bien, mais il ne s’est intéressé à l’écrit que très récemment. Il a commencé vers 4 ans 1/2 à montrer un intérêt pour les lettres (jeux avec un alphabet en bois, reconnaissance de certaines lettres, volonté d’écrire son prénom).

J’ai toujours travaillé en parallèle les lettres et leur son (je sais que tout le monde ne travaille pas comme ça, mais c’est ce qui me semble le plus cohérent, et ça ne pose aucun problème à nos enfants).

On commence donc par apprendre le nom des lettres les plus familières (en général, celles de leur prénom, puis celles des prénoms des autres membres de la famille), et très vite ensuite, j’explique que les lettres font un bruit. Certaines font le bruit de leur nom (petite entrée en matière pour parler des voyelles 😉 ), et d’autres non. Une fois les sons appris et reliés aux lettres, on corse l’affaire : certaines lettres font plusieurs sons (c, g, s…). Ensuite, on attaque la combinatoire (assembler le bruit de deux lettres), d’abord avec consonne + voyelle (b + a = ba), puis voyelle + voyelle (o + u = ou) et consonne + consonne (b + r = br). J’ai toujours trouvé important que l’enfant puisse rapidement lire de petits mots (papa, lune, vite, kilo, sol, vélo), ça montre que l’exercice a une application très concrète et ça donne envie aux enfants de continuer à apprendre.

Cette année, j’ai travaillé avec notre fils sur ces aspects à l’aide de fiches maison (une lettre par fiche), avec identification de la lettre dans des mots (entourer la lettre si on la voit, en majuscule et minuscule d’imprimerie), identification du son dans les mots (colorier le dessin si on entend le son étudié).

Parallèlement, on a regardé et manipulé les lettres d’imprimerie, en bois et en papier, en majuscules et en minuscules. Nous avons aussi au cours de l’année commencé à se familiariser avec la cursive à l’aide du livre « Les lettres à toucher de Balthazar ». Notre fils s’est entraîné à écrire en majuscules d’imprimerie jusqu’ici, et on aborde la cursive (j’y reviendrai, nous utilisons la méthode Dumont, sur laquelle j’ai déjà écrit).

Ce que j’ai choisi pour l’an prochain :

On attaque le niveau CP, notre fils aura 6 ans en octobre. Je cherchais un support plus formel pour travailler la combinatoire et les syllabes complexes. J’avais essayé d’élaborer des fiches pour ce travail pour mes deux grands, mais elles ne me donnaient pas complète satisfaction. Manquant de temps pour les remanier, j’ai décidé de me tourner vers des fiches ou manuels « tout faits ».

Vous vous en doutez (ou pas), l’offre est énorme, et même en ayant des critères précis en tête (ici, méthode progressive, syllabique stricte) le choix est compliqué, surtout sans avoir les ouvrages dans les mains.

J’ai finalement opté pour cet ouvrage :

bled méthode syllabique

Il se compose de 55 leçons très progressives, d’abord les voyelles, puis les sons simples, et enfin les sons complexes. J’ai apprécié le visuel très simple, clair, qui va à l’essentiel, puisque je cherchais vraiment un support « technique ».

Je compte avancer très vite sur les premières leçons, puisque notre fils maîtrise déjà bien les sons simples, ce sera juste une petite révision.

Ce livre ne contenant pas de textes à lire, je compléterai nos apprentissages avec les ouvrages déjà utilisés lors des « CP » précédents, à savoir :

  • l’abécédaire Boscher
  • Les belles images, d’Edouard Jauffret, qui est un syllabaire (c’est-à-dire que le livre met l’accent sur la combinatoire et que les mots sont « découpés » dans les petits textes proposés, ce qui aide à la fois à déchiffrer et à repérer les syllabes). Je l’utilise un peu plus tard dans l’année, donc.

Dans le cours de l’année, j’utiliserai aussi le cahier « Je m’entraîne en français » niveau CP de la collection Boscher chez Belin. Ce carnet est très bien fait, il propose de la lecture, du vocabulaire et quelques rudiments d’orthographe et de grammaire. Cependant, comme il demande de maîtriser un tant soit peu l’écriture, je ne compte pas l’utiliser avant janvier-février.

D’autres pistes :

J’ai longtemps hésité entre le manuel Bled et deux autres méthodes :

  • Léo et Léa, que j’ai eu l’occasion de feuilleter, et qui est sans doute la méthode que j’aurais choisie a priori. Elle est assez complète (il y a pas mal de livrets complémentaires à la méthode) et respecte nos choix pédagogiques. Mais ayant surtout besoin d’un support « technique », je ne voyais pas l’intérêt pour nous d’utiliser une partie seulement de cette méthode.
  • J’apprends à lire avec Sami et Julie, là encore une méthode très complète, agréable et bien faite, découverte en faisant mes recherches (bon, apparemment, tout le monde la connaît et elle est très appréciée, je devrais sortir plus souvent !). Ce qui a fait pencher la balance, là encore, était le fait que je cherchais un support plus « simple », moins fourni, et tout simplement le fait que j’ai moins accroché avec la mise en page.

Durant mes recherches, j’ai aussi trouvé ce site formidable, Graines de livres,  qui propose (entre autres, ce site est une mine pour le cycle 2) une méthode complète, sans manuel, avec des fiches à télécharger (et modifier au besoin) : clic ! Je pense utiliser certaines fiches comme support d’exercices au fil de l’année.

Par ailleurs, je vous recommande la lecture de ces deux articles de l’excellent blog Après la classe, l’un sur les manuels de lecture, l’autre sur l’enseignement de la lecture proprement dit. Les conseils délivrés sont aussi pertinents pour un enseignant que pour un parent. Allez y fureter, c’est une vraie pépite!

Je vous recommande en outre la lecture de cet article du blog Apprendre avec bonheur, qui fait le point sur l’apprentissage de la lecture et présente quelques méthodes.

Je tiens à souligner enfin que je me suis en grande partie basée sur cet article du blog Tout pour l’IEF : clic ! Vous y trouverez des indications précieuses pour faire votre propre choix. 😉

Réflexion sur l’inclusion à l’école

Vendredi 6 avril, le Premier Ministre, Edouard Philippe et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel,  ont présenté le plan autisme pour 2018-2022.

Le texte officiel est téléchargeable ici : clic.

Ce plan s’articule autour de 5 engagements principaux (renforcer la recherche et les formations, mettre en place les interventions précoces prescrites par les recommandations de bonnes pratiques, garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes, favoriser l’inclusion des adultes, soutenir les familles).

Evidemment, c’est sur le troisième engagement (garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes) que je souhaite revenir.

 

Voici le texte de l’engagement n°3 :

ENGAGEMENT N°3
Rattraper notre retard en matière de scolarisation
9 – Scolariser en maternelle tous les enfants autistes :
• Faciliter la scolarisation à l’école maternelle ordinaire, en faisant intervenir en classe des équipes médico-sociales ou libérales, en soutien aux équipes pédagogiques.
• Tripler le nombre d’unités d’enseignement maternel autisme (UEMa) afin de scolariser tous les enfants à 3 ans y compris ceux présentant des troubles plus sévères.
10 – Garantir à chaque enfant un parcours scolaire fluide et adapté à ses besoins, de l’école élémentaire au lycée :
• Accélérer le plan de conversion des AVS (auxiliaires de vie scolaire), recrutés en contrat de courte durée en AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), afin de permettre aux enfants suivant une scolarité ordinaire de bénéficier d’accompagnants plus pérennes et plus professionnels.
• Augmenter le nombre d’élèves atteint de troubles du spectre de l’autisme (TSA) scolarisés en Unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) en élémentaire, au collège et en lycée professionnel.
• Redéployer l’offre d’éducation spécialisée au sein de l’école et créer des unités d’enseignement en élémentaire dédiés à la scolarisation de jeunes élèves avec TSA requérant un appui médico-social soutenu.
11 – Former et accompagner dans leur classe les enseignants
accueillant des élèves autistes :
• Renforcer les équipes ressources départementales par 100 enseignants spécialisés sur l’autisme (1 par département) : ces professeurs spécialisés interviendront sur place, auprès des équipes pédagogiques et des enseignants accueillant dans leurs classes des enfants autistes.
• Développer des actions d’information et sensibilisation à destination des professionnels intervenant dans le parcours scolaire de l’enfant (accompagnants, enseignants et enseignants spécialisés, médecins et psychologues scolaires…).
12 – Garantir l’accès des jeunes qui le souhaitent à l’enseignement supérieur :
• Faciliter l’accès à l’enseignement supérieur, au travers du nouveau processus Parcoursup, par la construction d’un parcours scolaire adapté et l’amélioration des accompagnements au sein de l’université.

On estime aujourd’hui que 700 000 personnes en France sont autistes, dont 100 000 jeunes de moins de 20 ans (il naît environ 7 500 enfants autistes par an). Cependant, une certaine part de ces enfants ne recevra de diagnostic, ou le recevra tardivement, particulièrement les filles, chez qui les traits sont légèrement différents et moins bien connus.

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République du 8 juillet 2013 consacrait le principe d’inclusion scolaire.

Le plan souligne à de nombreuses reprises que tous les enfants autistes doivent pouvoir être scolarisés, tout en mettant l’accent au fil du texte sur la liberté qui doit être accordée aux autistes et à leurs familles de choisir pour eux-mêmes ce qui leur convient.

J’avoue que je crains un peu que la volonté d’inclusion ne se mue à terme en injonction de scolarisation, « pour le bien de l’enfant », « pour son inclusion dans la société ».

Evidemment, je trouve tout à fait normal et souhaitable que chaque enfant/jeune qui souhaite intégrer l’école (que ce soit une école ordinaire ou spécialisée) puisse le faire. Je trouve aussi capital que des filières soient ouvertes aux autistes qui désirent suivre des études, se former à un métier.

La formation des personnels enseignants et des cadres de l’Education est aussi un point essentiel. En classe comme en IEF, avoir affaire à des inspecteurs ou conseillers au fait de ce qu’est l’autisme est capital (nous avons d’ailleurs fortement apprécié d’avoir lors de notre inspection des personnes formées et qui savaient clairement de quoi il retournait). Il faut aussi que les élèves ou étudiants puissent obtenir de l’aide facilement (AVS, aménagements…). Par ailleurs, il faudra réfléchir à l’adaptation de l’environnement aux enfants autistes, ne serait-ce que pour prendre en compte leurs particularités sensorielles.

Mais qu’en est-il de la liberté de choix d’instruction pour les familles ayant un ou plusieurs enfants autistes et qui souhaitent pratiquer l’IEF ? Leur choix sera-t-il respecté?

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Quand on voit que même au sein du Ministère, la confusion règne sur l’emploi des termes « scolarisation », « instruction » (ce qui donne lieu à des déclarations du type « la scolarisation est obligatoire de 6 à 16 ans »), je pense que la vigilance sur ce sujet s’impose.

Notre choix de l’IEF est antérieur au diagnostic de notre fils, et son autisme n’est pas la cause de sa non-scolarisation. Pour preuve : nous pratiquons l’IEF avec tous nos enfants. Je reste convaincue que l’IEF est la meilleure voie pour nos enfants, et que c’est une réponse réellement appropriée pour les enfants et les jeunes autistes.

Je ne peux qu’espérer que notre liberté d’instruction sera respectée, et qu’on ne cherchera pas à « inclure » à n’importe quel prix, en refusant de prendre en compte les particularités et souhaits de chacun.

De retour !

C’est le grand retour après un looooooooooong silence…

Notre vie a été bien remplie durant ces derniers mois et un brin chamboulée aussi !

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Nous avons en effet accueilli un quatrième petit oiseau dans notre petit nid : il est né fin janvier et fait la joie de toute la famille.

Nous n’avons pas pour autant arrêté de nous instruire ni de nous faire plaisir : des visites très intéressantes cet été et cet automne, des dizaines de kilos de livres dévorés, l’inspection pour 2017-2018 déjà bouclée, et plein de découvertes…

Il restait peu de temps pour ce blog, qui a donc fait les frais de ce bouillonnement IRL ! Maintenant que le rythme est un peu apaisé, je retrouve avec plaisir mon clavier pour partager à nouveau notre quotidien, nos outils, nos réflexions, nos bons plans…

 

A venir : quelques idées de visites et sorties, un commentaire sur le formidable bouquin d’Isa Lise (pour découvrir son blog, c’est ici : clic!), le point sur notre programme de CM1, des pistes pour la Grande Section, un retour sur nos nouveaux supports en langues, géométrie et sciences, et un projet à partager (mystère, mystère…).

Bonne lecture !

Les élections présidentielles (2017)

Dans le cadre de notre fil rouge de l’année (les Régions françaises), nous avons beaucoup parlé en famille des élections présidentielles.

Hier, nous sommes allés voter en famille : l’occasion de rappeler aux enfants comment se déroule un scrutin, de faire le point sur la façon dont on élit le président dans notre pays, et de travailler le vocabulaire de l’élection.

A 19 heures, nous avons assisté en famille au dépouillement dans notre ville, et nous avons comparé les résultats dans nos bureaux de vote avec les résultats nationaux.

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Ce lundi matin, nous avons creusé un peu le sujet : nous avons noté les résultats des différentes régions et nous les avons comparés entre eux, et avec les résultats à l’échelle nationale. L’occasion d’aborder aussi pour les plus jeunes la signification des pourcentages.

Je vous propose quelques supports et ressources si vous souhaitez vous aussi en parler en famille. 😉

Supports explicatifs sur les élections (déroulement, vocabulaire…) :

  • des fiches sur le blog de Bout de Gomme (je n’ai pas tout imprimé, on peut piocher ce qui nous intéresse) : clic !
  • des fiches pour le cycle 3 : sur le site Pass Education

Remarque : en annexe, sur le blog « La classe de Corinne », des fiches sur les symboles de la République (clic), et de même sur le blog « La classe de Stefany » (clic).

Mes fiches pour noter puis comparer les résultats :

 

Les sites ressources pour retrouver les chiffres précis :

  • le site du Ministère de l’intérieur, pour connaître le nombre d’inscrits, de votants, le taux d’abstention, et les résultats officiels par candidat (mais uniquement au national). On y trouve aussi une carte de France avec les résultats par département.
  • le site du journal La Croix, qui propose les résultats détaillés par région sur une carte interactive.
  • le site de France Télévision Info pour retrouver les nombres d’inscrits, de votants et d’abstentionnistes par région et par département.

Activités de printemps

Le printemps est là, ça n’aura échappé à personne, et cela ouvre la porte à des activités différentes, plus de plein air, l’occasion d’observer la nature, de jardiner, de cuisiner, de lire aussi…

Un article saisonnier, qui s’enrichira chaque année avec de nouvelles idées et de nouveaux liens.

  • Jardinage – vie des végétaux

C’est le moment d’acheter des graines ou de jeunes pousses, et de s’interroger sur la germination, la croissance des plantes, la floraison…

Pour explorer ces activités, je vous conseille :

Jardinons à l’école : des conseils pour le jardinage, des activités et supports gratuits

Animations du réseau Canopé : des ressources très complètes et variées, et ici de courts films expliquant les besoins des plantes, leur croissance, etc. Fouillez, c’est une mine !

France tv éducation : d’autres ressources vidéo pour faire la lumière sur la floraison, la croissance des feuilles, le cycle de vie des plantes… Là encore, il faut fouiller un peu. 😉

– le site de Lutin Bazar : des idées pour les plantations, l’observation, les expériences scientifiques… (germination et croissance, des documentaires sur les végétaux,

ressources sur les végétaux : croissance, nutrition, herbier, activités…

– le site de Bout de Gomme : jardinage, petites bêtes du jardin, etc.

– le site La classe de Corinne : des fiches sur la croissance des graines, les plantes à bulbes…

 

  • Poésies

Il suffit de taper « poésie printemps » dans votre moteur de recherche pour trouver votre bonheur.

Voici nos préférés :

Le bourgeon (Claude Géraldy)

Au printemps (Théophile Gauthier)

Le printemps (Charles d’Orléans)

Le printemps (Claude Roy)

Printemps (extrait) (Paul Eluard)

Printemps (Raymond Richard)

 

  • Observation des animaux

– observation des oiseaux migrateurs qui reviennent du Sud

– sortie dans les réserves naturelles : renseignez-vous, ils ont souvent un programme et des visites gratuites organisées pour observer la faune et la flore.

– si vous vivez près d’une mare ou d’un étang : sortez en mars et avril au crépuscule pour écouter et observer les grenouilles et crapauds.

– Sortez et écoutez les oiseaux. Pour apprendre à les reconnaître, suivez ce lien : chants d’oiseaux. Pour en savoir plus sur les oiseaux, je vous conseille le site de la LPO (voyez aussi si des manifestations sont organisées près de chez vous), ainsi que le site Oiseaux.net.

– c’est le moment où les animaux des parcs, fermes, ont des petits : renseignez-vous autour de chez vous, et allez les voir.

– allez dans n’importe quel coin de nature, si petit soit-il, avec une loupe, et cherchez les insectes. Abeilles, mouches, fourmis, moustiques, scarabées, leur activité est incessante.

– après la pluie, sortez à la recherche des vers de terre et escargots.

– pourquoi ne pas entamer un élevage d’escargots, de coccinelles, ou de chenilles ?

 

  • Observer la nature et le ciel

– Le printemps est un moment privilégié pour observer le ciel nocturne, car le soir tombe assez tôt. Rapprochez-vous de l’association d’astronomie locale, elle organise sans doute des soirées de découverte et d’initiation.

– A la tombée de la nuit, vous pouvez regarder passer l’ISS, à l’aide d’applications comme ISS Detector, ou ce site (en anglais) : Spot the Station.

– Observez les nuages, le ciel est très changeant au printemps et permet souvent de voir des nuages différents en même temps et de les comparer. Pour vous aider : reconnaître les nuages (super ressource), observer les nuages (observation et fiche pédagogique), une séance mêlant observation et découverte de l’anglais (fiche), cloud atlas (en anglais). Il existe aussi une application Cumulus & co (que je n’ai pas testée), et le Guide du chasseur de nuages, ouvrage de passionné. Pour une première approche, ces 4 liens : 1, 2, 3, 4.

– Aller dans la forêt, la campagne, avec un carnet et dessiner ce que l’on voit : une fleur, un bourgeon, un nid…

– Aller se promener et essayer de reconnaître les fleurs sauvages, les arbres, arbustes…

 

  • Cuisine

– Faites pousser des légumes. Si vous n’avez pas beaucoup de place, plantez des graines de radis, ou de petites salades dans une jardinière. Vous pouvez aussi planter des fraisiers.

– Si vraiment vous n’avez pas de place, vous pouvez faire pousser des plantes aromatiques pour agrémenter vos plats, de la menthe pour faire du thé…

– Allez vous promener dans un endroit peu exposé au passage et ramassez des pissenlits : on peut en consommer les feuilles en salade, mais on peut aussi manger les fleurs (simplement cueillies, ou pourquoi pas dans une salade, ça met de la couleur). Vous pouvez aussi manger les capucines, les violettes, les pensées et même les pâquerettes… On peut aussi consommer les fleurs de certaines plantes ou de certains arbres. Pour en savoir plus : le site Papilles et pupilles, le blog On adore ça! (une mine, fouillez, passez-y du temps, c’est un bonheur), le site Au jardin, ou le site Les fruits et légumes frais.

– Allez au marché et achetez quelques légumes frais : petits pois à écosser, jeunes carottes, radis, salade, haricots verts… Les enfants aiment choisir un légume, le préparer, et le savourer ensuite.

  • Lectures enfants

– « Ça pousse comment ? » de Gerda Muller (clic)

– « Spring » (en anglais) de Gerda Muller (clic)

– « Le livre du printemps » de Susanne Berner (clic)

– « Et puis c’est le printemps » de Julie Fogliano (clic)

– « Le printemps des écureuils » de Kazuo Iwamura (clic)

– « C’est toi le printemps ? » de Chiaki et Ko Okada (clic)

– « Devine combien je t’aime – Au printemps » de Sam McBratney (clic)

– « Dix petites graines » de Ruth Brown (clic)

– « La maison des animaux » d’Anna Milbourne (clic)

– « La nature – Mon grand livre illustré » de Minna Lacey (clic)

 

  • Lectures ados – adultes

– « J’ai vu une fleur sauvage » d’Hubert Reeves (clic)

 

  • Livres et carnets d’activités

– « Le printemps » de Géraldine Cosneau (clic)

– « La nature » (autocollants) (clic)

– « La nature » (autocollants, pour les plus petits) (clic)

– « Le manuel du jeune aventurier » de Claude Lux (clic)

L’IEF avec un enfant Asperger

Le syndrome d’Asperger est un trouble du spectre autistique. Il concerne des enfants qui présentent des traits autistiques (communication particulière, comportements stéréotypés, rigidité et attachement aux routines, difficulté à entrer en relation de façon ordinaire), sans déficience intellectuelle, ni trouble du langage.

Pour en savoir plus sur cet aspect de l’autisme, je vous invite à consulter cette page et à télécharger éventuellement ce document très complet et accessible : le syndrome d’Asperger chez l’enfant.

Le syndrome d’Asperger n’est pas une maladie (ça ne « s’attrape » pas et on n’en « guérit » pas), c’est un état, une condition. Il ne disparaît pas à l’âge adulte, on apprend à faire avec.

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Pour retrouver cette affiche : clic.

Notre fils aîné a été diagnostiqué Asperger à l’âge de 7 ans. Nous avions déjà fait le choix de l’IEF, ce qui nous différencie d’autres familles, où la déscolarisation intervient suite au diagnostic ou à des soucis à l’école.

Cependant, les difficultés dans la socialisation et la communication étant centraux dans le syndrome, et les autistes Asperger apprenant en partie ces habiletés par l’imitation des pairs, la question d’une scolarisation de notre fils s’est posée.

Après nous être informés auprès de diverses sources, nous avons décidé de continuer l’IEF, pour lui comme pour sa sœur et son frère (qui ne sont pas autistes).

Je vous propose de vous exposer brièvement les raisons de ce choix, qui va un peu à contre-courant des démarches d’associations qui militent activement pour l’inclusion scolaire des enfants autistes.

  • L’énergie dépensée pour la socialisation et la concentration n’est plus disponible pour les apprentissages.

Les personnes Asperger sont très sensibles à la fatigue, et la plupart présente des particularités sensorielles (hypersensibilité au bruit, à la lumière…). Se trouver pendant 6 à 8 heures en groupe, dans des classes souvent bruyantes, à devoir gérer les interactions sociales, à s’adapter au rythme du groupe, à ne pouvoir s’isoler, est coûteux en énergie pour les enfants, et peut nuire à la concentration et à la qualité de l’apprentissage. En IEF, l’énergie est totalement centrée sur les apprentissages.

  • Les enfants Asperger ont besoin de temps de repos adaptés.

Après une période de socialisation, ou un temps dans le bruit, une personne Asperger aura besoin d’un temps plus ou moins long à l’écart, dans le silence le plus souvent, pour pouvoir se ressourcer. D’autant que des troubles du sommeil sont souvent associés au syndrome, et que les efforts au niveau psychomoteur fatiguent rapidement l’enfant. L’IEF permet de s’adapter au mieux au rythme de l’enfant et à ses besoins de repos, de récupération.

  • Les enfants Asperger ont souvent des troubles associés qui sont plus facilement pris en compte et en charge en IEF.

Le TDA/h (trouble de l’attention, avec ou sans hyperactivité), les « dys- » (dyslexie, dyspraxie, principalement), les TOC, l’épilepsie, ou des troubles de la coordination et de la motricité fine (entraînant des problèmes pour la maîtrise de l’écriture, notamment), les troubles associés au syndrome sont fréquents, et compliquent encore la scolarisation (nécessitant souvent une AVS qu’on a bien de la peine à obtenir, et qui est rarement formée de façon spécifique). En IEF, il est possible de composer avec ces troubles de façon beaucoup plus souple, et de faire progresser l’enfant à petits pas. En outre, il devient aussi plus facile de trouver des créneaux pour les rendez-vous chez les spécialistes (orthophoniste, psychomotricité, etc).

  • Les apprentissages peuvent s’appuyer sur les intérêts spécifiques de l’enfant.

Les personnes Asperger se caractérisent souvent par un (ou plusieurs) intérêt(s) particulier(s), c’est-à-dire qu’ils ont un sujet de prédilection sur lequel ils aiment se documenter de façon assez pointue, ou une activité qu’ils aiment pratiquer très régulièrement. Ce sujet peut facilement en IEF devenir la base d’apprentissages (formels ou non) qui vont motiver l’enfant de façon particulière.

  • La socialisation « forcée » n’est pas productive.

J’en ai parlé plus haut, se trouver enfermé plusieurs heures avec plus de 25 enfants peut être une épreuve pénible pour un enfant Asperger. En IEF, il devient possible de gérer une socialisation « à doses adaptées ». Si vous avez plusieurs enfants, ils sont de fait socialisés. Il n’est pas question de ne voir que sa famille, bien sûr, mais de pouvoir choisir le rythme de socialisation. Rencontrer peut-être un seul autre enfant au début, pour faire connaissance, faire des sorties en petits groupes, pour apprivoiser le fait de se trouver « en bande ». Retrouver aussi d’autres enfants dans un cadre défini (un cours de musique, par exemple) peut contribuer à apaiser l’angoisse qui peut naître d’une situation un peu floue, où l’enfant ne sait pas ce qu’il est censé faire. Et puis, la socialisation, c’est aussi rencontrer d’autres personnes (pas seulement des enfants de son âge) : apprendre à aller du pain, discuter avec le bibliothécaire, échanger quelques mots avec le facteur… En IEF, l’enfant pourra aller à son rythme et ne sera pas envahi par les contacts sociaux.

  • L’enfant Asperger a une façon particulière d’apprendre et de progresser.

Le style d’apprentissage de l’enfant autiste est particulier, il apprend à un rythme spécifique, il a souvent une angoisse face à l’échec (ce qui l’amène à refuser certains exercices par peur de ne pas les réussir), il a besoin que les consignes soient énoncées de façon particulière. Il peut aussi progresser très vite dans certains domaines, et beaucoup plus lentement dans d’autres. L’IEF permet de s’adapter facilement à toutes ces particularités. On peut se permettre de suivre des niveaux différents, de laisser un temps de côté ce qui coince, d’y revenir plus tard, ou de s’y attarder, passer plus vite sur ce qui est déjà maîtrisé…

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Pour toutes ces raisons, de nombreuses familles aux Etats-Unis, au Canada ou ailleurs choisissent l’IEF pour leurs enfants.

Le rythme et les exigences adaptées permettent de progresser en douceur, de travailler avec les forces de l’enfant tout en tenant compte de ses limites (qui ne sont pas gravées dans le marbre, et que l’on peut aussi faire reculer, peu à peu). Il y a déjà tant de défis dans le quotidien d’un enfant Asperger que je trouve que le milieu scolaire représente un challenge épuisant et inutile (sauf dans le cas d’une école « différente », prête à s’adapter, avec un effectif réduit, et des enseignants ouverts et formés).

Je sais que les associations militent pour l’inclusion scolaire, c’est une demande pressante de leur part, et je la respecte en même temps que je la comprends. 20% seulement des enfants autistes ont accès à la scolarisation, une grande partie de ces enfants est tout simplement priée de se cacher et de débarrasser le plancher, ce qui est inacceptable. Il faut bien exiger fortement que l’inclusion soit possible, naturelle, simplement pour que l’IEF reste ce qu’elle doit être : un choix libre. Pas question d’imposer l’IEF à une famille, sous prétexte que son enfant est inadapté à une classe ordinaire.

Cependant, je pense que dans le cas de beaucoup d’enfants Asperger (et en l’absence de formation en d’information des enseignants), l’IEF peut être une solution idéale.

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L’apprentissage se fait, l’observation aussi, l’imitation se met en place lors des événements normaux d’une vie d’enfant (activités en famille ou avec d’autres personnes, sorties, vie quotidienne), le tout dans un cadre connu et rassurant, et en compagnie des personnes qui connaissent le mieux l’enfant et ses besoins. Que demander de mieux ?

 

EDIT : Je me rends compte que mon article ne parle que très peu des points forts des enfants Asperger… Le syndrome n’est pas qu’un ensemble de déficiences, c’est une façon différente de fonctionner et de penser. Si l’on est loin du cliché de l’autiste « génie », les personnes Asperger présentent souvent des aptitudes particulières dans certains domaines… comme tous les enfants ! Si votre enfant vient de recevoir ce diagnostic, pas de panique, le chemin sera sans nul doute différent, mais pas moins beau ni riche.

 

Un article, sur le blog « Petits Homeschoolers », qui évoque l’IEF sous l’angle de la pédagogie Charlotte Mason : La pédagogie Charlotte Mason et les enfants Asperger.