Petit budget : où trouver des livres ?

Manuels, supports de travail ou de recherche, trésors d’aventure et d’émotions, notre chez-nous regorge de livres en tous genres. Evidemment, cela a un coût. Ayant un petit budget, nous avons au fil du temps trouvé quelques astuces pour limiter les dépenses sans (trop) nous priver…

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Acheter d’occasion

C’est une solution à la fois économique et écologique. Il faut savoir qu’il est possible de faire des économies substantielles, tout en achetant des livres en bon voire en excellent état, certains étant même comme neufs.

Pour trouver des livres d’occasions, de nombreuses solutions :

  • les librairies de seconde main, les bouquinistes, les ressourceries autour de chez vous
  • les librairies traditionnelles qui proposent aussi des livres d’occasion (par exemple Gibert, directement à Paris, ou en livraison, à 0,01€ dès 25€ d’achats)
  • les sites d’achat d’occasion (par exemple Momox-shop, qui livre gratuitement dès 15€ d’achats)
  • Emmaüs, qui propose dans presque tous ses lieux de vente une librairie où vous trouvez des livres pour quelques centimes, et qui propose désormais aussi un service en ligne (clic)
  • les vide-greniers, dont vous pouvez trouver la liste ici
  • les réseaux sociaux, groupes ief, forums, où vous trouvez fréquemment des offres d’autres parents/familles
  • les ventes de bibliothèques municipales, qui écoulent parfois une partie de leur stock à prix réduit

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Acheter neuf à petit prix

Certains sites, associations, organismes, proposent des livres à prix modiques. C’est le cas par exemple de l’association « Lire c’est partir« , qui propose des livres (et CD) jeunesse à partir de 0,80€. A la maison, nous sommes fans de « Biscotte et Compote« , une histoire de petites marmottes.

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Récupérer des livres (gratuits)

C’est le bon plan, mais nous sommes alors dépendants du coup de chance qui fera que les livres en question nous intéresseront.

Plusieurs façons de faire :

  • en parler autour de soi : annoncer qu’on est preneur de tout livre dont le propriétaire voudrait se séparer
  • guetter les propositions sur les réseaux sociaux ou forums : sur les groupes ief ou de vente de matériel pédagogique, il arrive que des dons soient proposés
  • fréquenter les boîtes à livres : dans certaines villes, on trouve des lieux d’échange gratuit de livres d’occasion, on y trouve parfois des pépites
  • traîner en fin de braderie ou vide-grenier : il est fréquent que les exposants donnent des livres invendus, ça peut valoir la peine de jeter un œil

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Emprunter

Le meilleur moyen de disposer d’un stock de livres important et varié est de fréquenter une bibliothèque. Evidemment, les villes sont souvent favorisées car elles disposent d’un budget plus conséquent et donc d’un fonds et de collections plus fournis. Cependant, certains villages ou petites villes ont la chance d’avoir une bibliothèque tout à fait correcte. De plus, certaines de ces structures travaillent en lien avec une bibliothèque ou médiathèque plus importante, qui lui prête régulièrement des ouvrages récents et peut faire des achats pour répondre aux demandes des abonnés.

Avantage non négligeable de l’emprunt (outre la variété) : il est possible de s’assurer avant d’acheter que le livre convoité plaît et correspond à nos attentes.

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Si vous avez d’autres pistes pour apaiser vos fringales livresques, n’hésitez pas à les partager ! 🙂

 

Où achetons-nous ?

Pour clore cet article, je vous partage nos petites habitudes en terme d’achats de livres.

  • Pour le neuf : n’ayant pas de libraire à proximité, j’achète en ligne sur le site de la librairie Decitre. C’est une bonne alternative au site controversé portant le nom d’un grand fleuve d’Amérique du sud : il s’agit d’une entreprise française, sérieuse, qui propose un envoi rapide et soigné, à 0,01€. Edit : j’ajoute une découverte récente : lalibrairie.com, groupement de libraires indépendants, proposant des tarifs de livraison très corrects. A tester ! 🙂
  • Pour l’occasion : nous nous fournissons essentiellement chez Emmaüs et sur le site Momox-shop. Il m’arrive aussi d’acheter dans des groupes ief.

Nous sommes par ailleurs des usagers assidus de notre petite bibliothèque associative, et du point d’échange installé à l’entrée du supermarché local, où nous déposons aussi régulièrement des livres. 🙂

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*Les photos ne représentent pas nos enfants, ce sont des images libres de droits.*

 

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Instruire un enfant Asperger #2 : un rythme à part

Après avoir évoqué les particularités sensorielles, je voudrais partager avec vous ce qui fait je crois l’originalité (et parfois la difficulté) de notre IEF avec Martin, à savoir notre rythme de travail.

Martin est un enfant calme, plutôt contemplatif, capable de rester concentré très longuement sur une tâche ou une activité qui lui plaît. Il aime découvrir, apprendre, il lit énormément. Partant de ce constat, on se dit que l’instruction d’un tel enfant va être un chemin bordé de roses…

Comme souvent en IEF (et plus généralement dans l’éducation des enfants), il y a ce qu’on imagine… et la réalité !

Martin est effectivement capable de s’absorber des heures durant dans une activité ou une lecture, mais il est aussi très fatigable. Notre instruction doit donc prendre en compte ces deux aspects : permettre qu’il reçoive de quoi combler son appétit, mais permettre aussi qu’il puisse recharger les batteries, parfois à plusieurs reprises en quelques heures, parfois de façon prolongée.

D’où vient la fatigue de Martin ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu.

  • Premièrement, la vie en général. Tout ou presque est un défi pour un enfant autiste. Notre quotidien est aménagé, son environnement tient compte de ses particularités, mais à la fin d’une journée standard, Martin est fatigué, même si à première nous n’avons « rien fait », ou en tout cas rien d’exceptionnel.
  • Le sommeil de mauvaise qualité. Martin a parfois du mal à s’endormir, ou passe des nuits agitées. Cela joue forcément sur son pep’s dans la journée.
  • Les activités des jours précédents. Toute activité demande de l’énergie à Martin, et nécessite un temps de récupération. Une rencontre avec des amis, une sortie, faire des courses, discuter au téléphone, tout cela est source de joie, mais aussi de fatigue. Il est clair que le lendemain d’une visite, on travaillera moins qu’un jour ordinaire.
  • Les conditions de travail. Le bruit environnant est un facteur essentiel. Le jour où les tondeuses municipales sont de sortie, je sais qu’il faudra alléger l’emploi du temps.
  • Le type d’activité. Martin a une grande fatigabilité musculaire. Les exercices d’écriture sont coûteux pour lui et le fatiguent énormément (pas seulement la main, mais le corps entier, et la grande concentration que cela exige de lui draine aussi beaucoup d’énergie). Clairement, il écrit « peu », et j’essaie d’alterner les activités pour qu’il ne se trouve pas en situation de devoir écrire trop longuement. Par ailleurs, certains exercices lui demandent aussi un effort psychologique important (résumer à l’oral, expliciter un texte de fiction…), et cela aussi est à prendre en compte.

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Concrètement, qu’est-ce que ça change ?

Comme je viens de le dire, il faut réfléchir en amont aux activités et à leur réalisation. Je ne peux pas lui demander d’écrire une dictée, puis de réaliser un schéma de science, et finir par poser des opérations ou construire des figures géométriques : cela représente trop de fatigue musculaire.

Je ne peux pas non plus enchaîner des exercices oraux impliquant beaucoup de réflexion sur l’implicite (« que penses-tu de la personnalité du héros ? », « que voulait réellement obtenir telle personne en faisant ce discours ? »).

Il faut donc alterner, et cela parait du simple bon sens… mais le défi est de trouver l’équilibre, la « bonne dose », qui peut varier en fonction des jours, de l’état de fatigue au départ, mais aussi de l’intérêt suscité par une activité.

Il faut aussi être capable de remettre complètement en question un emploi du temps, que ce soit sur une journée, une semaine, voire des mois, lorsqu’on se rend compte que visiblement on a été trop ambitieux (ou au contraire pas assez). Exemple : nous avons cette année un livret qui accompagne notre manuel d’histoire-géo. Pour chaque chapitre, des activités sont proposées, mais cela demande pas mal d’écriture. Au lieu de voir une leçon sur un jour (comme nous le faisions avant), nous travaillons la leçon le lundi, et chaque jour ensuite nous faisons un exercice ou une partie d’exercice, pour avoir bouclé le tout sur la semaine.

Il arrive enfin que Martin ait besoin de journées entières de récupération. Dans ces cas-là, il faut être suffisamment organisé pour pouvoir sereinement mettre les apprentissages de côté, sans culpabilité, en sachant que cela ne mettra pas notre progression par terre, et qu’on rattrapera le retard éventuel un autre jour, où il sera plus en forme. C’est un défi au départ, quand le stress de ne pas boucler l’année nous tient encore… Mais une fois la première année achevée, on se rend compte qu’on a bien avancé malgré les pauses imprévues.

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A l’inverse, il arrive que nous avancions vite, quand un sujet passionne Martin. Il creuse, se documente, lit beaucoup, anticipe sur l’année suivante (voire les années suivantes). Cela permet vraiment de regarder plus sereinement les périodes « creuses », et de relativiser !

Le plus important, comme toujours, c’est de rester attentif à votre enfant, à ses besoins spécifiques, et de ne pas forcer les choses, ou focaliser sur ce qui reste à faire. avancer lentement, c’est tout de même avancer, et rien ne dit que le rythme ne s’accélérera pas quelques semaines ou quelques mois plus tard. 😉

Instruire un enfant Asperger #1 : les particularités sensorielles

* Oui, j’utilise encore le terme Asperger, parce qu’il est plus « parlant » pour nombre de parents (et de professionnels), et que je ne prétends pas connaître suffisamment les autres dimensions de l’autisme. Mais je suis consciente qu’il conviendrait de parler aujourd’hui de TSA (trouble du spectre de l’autisme).*

Les autistes ont des particularités sensorielles assez présentes, qui peuvent aussi bien relever de l’hypersensibilité que de l’hyposensibilité. Ces particularités (surtout quand elles prennent la forme d’hypersensibilités) peuvent perturber leur quotidien et leurs apprentissages. On entend parfois parler d’hyperesthésies, c’est-à-dire de sensations exacerbées et souvent ressenties comme douloureuses ou du moins gênantes. Je ne vais m’attarder ici que sur celles qui ont un rapport avec l’instruction.

L’hypersensibilité auditive

Elle est extrêmement répandue et assez handicapante. Elle se caractérise par le fait d’entendre le moindre bruit sans pouvoir le filtrer, et de tout entendre au même niveau (aussi bien la voix de la personne qui nous parle, le crayon qui gratte sur le papier, le vrombissement du frigo dans la pièce d’à côté, le chien qui aboie deux étages plus bas…). Il en résulte une grande fatigue, due à la sollicitation incessante et à l’hypervigilance nécessaire pour faire le tri entre les différents sons. On observe aussi parfois un manque de concentration, lié au fait que chaque minuscule bruit environnant est entendu fortement et perturbe l’enfant dans sa tâche. Quand il y a plusieurs enfants dans la maison ou dans la même pièce, cela peut rapidement devenir problématique.

Outre cet aspect, il faut comprendre que certains sons sont désagréables, voire douloureux pour la personne autiste. Il est possible que l’enfant soit gêné par des bruits généralement considérés comme anodins ou normaux : un bruit de moteur, de canalisation, le grincement d’une chaise, le grésillement à peine perceptible d’une radio peuvent être des sources d’inconfort et fatiguer votre enfant.

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Quelques solutions : parfois, des bouchons d’oreilles ou un casque réducteur de bruit peuvent aider. Il faut parfois jongler entre les deux, ou trouver chercher longtemps la perle rare (le bouchon que l’enfant accepte dans son conduit auditif, ou le casque qui ne comprime pas trop la tête). Ici, nous avons des bouchons d’oreille en silicone qui filtrent certains bruits, et un casque antibruit (clic) qui est utilisé dans les situations « extrêmes », quand Martin a besoin de beaucoup plus de calme. Cependant, la plupart du temps, le simple fait de fermer la porte de sa chambre (la pièce où il travaille) suffit à lui fournir un environnement moins bruyant.

Il est parfois utile de faire faire des bouchons d’oreille sur mesure. Cela coûte cher, mais l’hypersensibilité auditive est si handicapante pour certaines personnes que cela peut valoir le coup.

L’hypersensibilité visuelle

C’est un autre grand classique. La sensibilité s’exprime par rapport à certaines couleurs ou motifs, mais le plus souvent il s’agit d’une sensibilité à la lumière. Il faut savoir que certaines sources lumineuses sont source de fatigue, peuvent déclencher des maux de tête, et être vécues comme de véritables agressions par les personnes autistes.

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Je vous encourage donc vivement à écouter votre enfant s’il se plaint à ce sujet (les néons sont particulièrement pointés du doigt, certains éclairages à LED également), et à changer si besoin l’éclairage du lieu de travail.

L’hypersensibilité tactile

C’est le troisième grand domaine où l’hypersensibilité s’exprime. On y pense moins quand il s’agit d’instruction, mais certaines particularités dans la façon dont les enfants perçoivent les choses sur leur peau peuvent interférer avec leurs apprentissages. Ainsi mon fils me confiait l’autre jour qu’il n’aimait pas du tout le papier de son cahier (trop lisse, un peu froid, il préfère le papier plus rugueux). Quand on voit le temps passé à tenir un crayon, tenir un livre dans ses mains, avoir la main posée sur le papier du cahier, tenir sa gomme, toucher ses instruments de géométrie, mais aussi le temps passé en contact direct avec sa chaise, son bureau, on mesure le nombre de stimuli potentiellement désagréables qui peuvent gêner nos enfants et créer une fatigue inutile.

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Là encore, observez, questionnez, et essayez de changer si possible ce qui pose problème. Soyez également vigilants à la température de la pièce, aux courants d’air éventuels, qui peuvent eux aussi représenter un inconfort (non en eux-mêmes, mais à cause des sensations qu’ils peuvent engendrer sur la peau).

 

Pour mieux comprendre, un article très complet : « La perception sensorielle chez les personnes autistes » – clic.

 

Fil rouge : L’arbre

* Article en cours de construction *

Voici deux fois que nous explorons ce thème, et nous ne nous en lassons pas. Il faut dire que la matière est si riche qu’il est difficile d’en faire le tour !

Voici quelques pistes, idées et supports pour travailler et découvrir sur le thème de l’arbre. Nous avons rattaché ce thème plus spécifiquement au niveau CP, mais vous trouverez ici de quoi travailler à tout âge. 🙂

Note : j’indique parfois une fourchette d’âge, notamment pour les livres, films, jeux de société. C’est très personnel, et lié à notre expérience propre, rien ne dit que votre enfant plus jeune ou plus âgé n’y trouvera pas son compte. 

Idées de sorties

  • la promenade en forêt : c’est simplissime, mais ça marche toujours, il y a un tas de choses à observer, ramasser, écouter, toucher, sentir. Je vous conseille de vous munir d’un sac pour transporter vos trouvailles, d’une loupe (ou d’une boîte d’observation), de gants, d’un appareil photo, d’un carnet et d’un crayon (pour dessiner ou noter), d’un guide (au choix sur les arbres, les oiseaux, les champignons… ) ou d’une clé de détermination (on en trouve sur le net d’assez bien faites).
  • la visite d’un arboretum : c’est une bonne façon d’avoir une première approche des arbres, y compris exotiques.
  • les sorties pédagogiques avec guides : si vous habitez près d’une forêt ou réserve, il est probable que des sorties thématiques soient organisées. Renseignez-vous auprès d’un groupe local d’IEF, de la mairie ou du syndicat d’initiatives.

 

Idées d’activités

  • une cueillette dans un verger : une bonne façon de se centrer sur le rythme des saisons, de découvrir des fruits méconnus, de se renseigner sur la pollinisation, etc.
  • observer un arbre au fil des mois : sur une année, nous allons tous les 15 jours voir le même arbre (un fruitier pour nous), et nous dessinons ce que nous observons.
  • réaliser un herbier de feuilles d’arbres : les trouver, les conserver, les identifier, c’est toujours une activité appréciée.
  • réaliser un arbre généalogique : selon l’âge, cela peut être très simple (juste les parents, grands-parents, frères, sœurs; les prénoms; une photo) ou beaucoup plus élaboré (autant de personnes que souhaité, les noms de famille, les dates et lieux de naissance, les dates de mariage, etc). Article à venir sur ce sujet qui nous passionne. 😉
  • décorer la maison avec des feuilles ramassées : réalisation de tableaux, décoration sur les vitres, foulages avec des crayons de couleur ou des craies grasses, les exemples foisonnent sur le net, notamment sur Pinterest (le plus fastidieux restera de faire le tri !).
  • fabriquer des cartes de vœux représentant un sapin / fabriquer une décoration pour le sapin
  • planter une graine, un gland, un noyau…
  • construire une cabane : une simple cabane dans la forêt, ou une cabane élaborée, avec plan, calculs, etc. si vous avez la chance de posséder suffisamment d’espace !

 

Livres : romans, contes, albums

  • L’arbre, le loir et les oiseaux (Iela Mari): des images sans texte, pour découvrir ce qui change selon la saison, aborder doucement la notion d’écosystème, et aiguiser son sens de l’observation. 7-9 ans
  • L’arbre qui chante (Bernard Clavel) : un récit étudié chez nous en CE1, une belle histoire autour d’un arbre mort qui devient instrument de musique. 7-9 ans (clic)
  • Voyage au pays des arbres (J.-M. G. LeClézio) : un roman court, poétique, qui raconte comment un petit garçon se fait accepter parmi les arbres, qui se confient à lui et lui permettent d’assister à une fête très particulière. 7-9 ans (clic)
  • L’homme qui plantait des arbres (Jean Giono) : court roman relatant la rencontre d’un voyageur avec un Provençal qui a entrepris de replanter des arbres dans toute une vallée. Le texte est magnifique. A partir de 10 ans (pistes d’exploitation ici : clic, clic, clic, clicclic)

 

Livres : documentaires, encyclopédies

  • D’où vient le bois de mon lit ? (Sandra Laboucarie – clic)

 

Films

  • Il était une forêt (Luc Jacquet): une découverte à la fois poétique et scientifique de la vie d’une forêt tropicale. On peut aussi bien y piocher des infos pointues que se laisser émerveiller par la beautés des images.
  • L’homme qui plantait des arbres (Frédéric Back) : une adaptation magnifique de la nouvelle de Giono (avec la voix de Philippe Noiret), je vous la recommande chaleureusement, c’est une merveille !

 

Vidéos, conférences

  • La forêt amazonienne (C’est pas sorcier !)

 

Œuvres d’art

  • Le coup de vent, de Camille Corot (tableau)

 

Poésies

  • Bonjour ! (Paul Géraldy) : à propos de l’éclosion d’un bourgeon au printemps (clic). 7-10 ans
  • Le Chêne et le Roseau (Jean de La Fontaine) : clic. A partir de 10 ans (et pour aller un peu plus loin, cette vidéo qui étudie l’oeuvre –clic-, et ce pdf qui permet un parallèle entre plusieurs œuvres clic)
  • Le Roseau et l’Olivier (Esope) : clic.

 

Jeux de société

  • réalisation d’un jeu d’association (type loto) avec – au choix – un nom d’arbre, sa feuille, son fruit…

 

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IEF et famille « nombreuse » : gérer plusieurs niveaux

Une question qui revient très souvent lorsque nous abordons la question de l’IEF est : « Comment fais-tu pour faire l’école sur 3 niveaux en même temps ? »

Un petit point sur notre quotidien, pour essayer d’expliquer un peu pourquoi ce n’est pas si compliqué, en fait !

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« En même temps » : oui… et non !

Je ne suis pas douée d’ubiquité, je ne fais pas tout en même temps (malheureusement !). Mais avec 2-3 astuces, il est possible de mener en parallèle plusieurs activités.

Tout d’abord, les emplois du temps ne sont pas identiques pour les 3 enfants. Rythme différent, matières différentes, activités différentes, tout cela permet de jongler et de se rendre disponible pour l’un, puis l’autre.

Il faut aussi garder en tête que les enfants n’ont pas tous le même âge : si le plus jeune a besoin de beaucoup d’accompagnement, les deux plus grands travaillent davantage en autonomie. Ils savent ce qu’ils ont à faire, peuvent choisir l’ordre qui leur convient, et n’ont pas besoin d’un retour immédiat sur leur production. Ils savent chercher un mot dans le dictionnaire, vérifier leurs calculs avec une calculatrice, et au besoin, on reprend l’exercice quelques minutes plus tard si vraiment ça bloque.

Le fait d’avoir plusieurs enfants est d’ailleurs le principal moteur d’autonomie chez nous, que ce soit pour l’instruction ou pour n’importe quel domaine de la vie : maman (ou papa) n’est pas forcément disponible tout le temps ni à la seconde, il faut s’adapter, patienter, se débrouiller…

Donc, non, je ne fais pas tout « en même temps », nous essayons de composer un puzzle où chacun peut avoir du temps et de la place, et où chaque membre de la famille avance, à son rythme, vers l’autonomie.

Concrètement : pendant que je j’explique la notion de maths à mon CP, ma CE2 lit sa leçon de géographie et commence ses exercices, et mon CM2 fait ses exercices de géométrie.

Il arrive aussi régulièrement que l’un des enfants s’occupe d’un plus jeune (garder le bébé ou jouer avec lui, lire une histoire à un plus petit, expliquer comment faire ceci ou cela) : l’autonomie grandit, en même temps que les compétences et la complicité.

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« 3 niveaux » : oui… et non…

Certains apprentissages sont personnels et là, le niveau joue, c’est certain. Je ne peux pas demander à mon CP de se passionner pour les fractions, ni à ma CE2 de se remettre aux lignes d’écriture… Il n’est pas question de tout faire ensemble, c’est évident.

Cependant, certaines activités se font en groupe, en participation libre parfois pour le plus jeune (il grapille ce qu’il veut, vient, repart, écoute d’une oreille, participe s’il le souhaite, tout me va tant qu’il ne perturbe pas les aînés). C’est le cas pour l’anglais (Martin et Joanne ont le même « niveau », et Paul-Elie s’y met sérieusement), l’histoire de l’art, l’instruction biblique, et les activités liées à nos fils rouges (l’arbre pour Paul-Elie, les continents pour Joanne, et l’eau pour Martin). On regarde aussi en famille les documentaires, on fait les sorties ensemble, on s’échange les magazines, on discute… Bref, il s’agit au sens fort d’une instruction en famille, dont aucun membre n’est déconnecté (à ce sujet, je vous invite à lire ce très chouette article –clic– sur le blog Ressources pour s’amuser ensemble).

 

« Faire l’école » : non… et non ! :p

C’est ce qui rend la tâche un peu plus facile, d’ailleurs ! Je ne « fais » pas « l’école », j’accompagne mes enfants dans leur instruction. Cela change pas mal de choses. D’abord, je ne me vois pas comme le pompiste qui remplit un réservoir vide, mais plutôt comme le jardinier qui permet aux plantes de disposer de ce qui leur est nécessaire pour grandir (et qui apprend au passage).

Je ne suis pas (ou très très rarement) en position de prof de cours magistral, mais plutôt à la place de guide : je conseille, je rectifie, je donne une main secourable ou un éclairage différent, je propose… Mais ce sont les enfants qui s’instruisent, finalement.

Le fait que nous soyons dans le cadre familial apporte aussi une différence de taille : nous sommes un petit groupe, qui sait et aime fonctionner ensemble, et être à l’écoute des envies et des besoins des uns et des autres. Si l’un est fatigué, il fait une pause, si un autre est motivé, il avance à pas de géant sur telle notion, si un troisième a besoin de relire pour la cinquième fois son énoncé, ce n’est pas grave, et s’il faut reporter une activité au lendemain, on le fait, sans état d’âme. Toutes choses qui sont impossibles dans le cadre d’une classe.

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Pour revenir sur la notion de difficulté, je réponds souvent que je n’ai pas eu à instruire du jour au lendemain 3 enfants, tout en m’occupant d’un bébé. Nous avons d’abord eu un enfant, puis deux, …etc. Les activités se sont mises en place naturellement, et se sont ajoutées les unes aux autres au fil du temps. Alors certes, c’est du travail, mais j’avoue que je suis extrêmement admirative des familles qui déscolarisent toute une fratrie et se jettent dans le bain de l’IEF. Parce que là, oui, le changement est radical et demande pas mal d’aménagements, de changements, et une organisation tout à fait différente.

 

*Les photos ne représentent pas nos enfants, ce sont des images libres de droits.*

En réflexion pour la 6e

Une des clés de l’IEF étant l’organisation, je fouille depuis un an déjà les blogs et pages web à la recherche de ressources pour assurer à la maison l’instruction de Martin qui sera au niveau 6e en septembre 2019.

J’ai encore quelques semaines avant de faire mes éventuels achats, et je vais en profiter pour essayer d’avoir en mains certains des ouvrages qui me semblent intéressants, histoire de confirmer ma première impression. Pas toujours simple de choisir un manuel ou fichier d’exercices sur le net, sauf quand on connaît déjà des ouvrages de la même série (et encore !).

Petite précision pour celles et ceux qui trouvent que je m’y prends tôt : je garde un peu de temps pour feuilleter certains ouvrages en magasin, pour imprimer ce qui doit l’être (fiches, documents en pdf…), et surtout pour établir mon programme définitif, ce qui me demande toujours pas mal de temps (non, non, je ne suis ni indécise ni perfectionniste… :p ).

Pour rappel : la 6e fait partie du cycle 3 d’apprentissage, avec les classes de CM1 et CM2. Cependant, nous allons pour certaines matières nous engager directement sur le cycle 4. En effet, le cycle 3 s’arrêtait en fin de CM2 il y a quelques années, et je trouve qu’avec un bon niveau de CM2, on peut attaquer les apprentissages de 5e, en s’arrêtant au passage sur les 2-3 notions qui ne sont pas encore solidement acquises.

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Voici un petit point sur les pistes retenues à ce jour :

  • En maths : nous sommes cette année sur le programme CM1 de la méthode Singapour. Le niveau étant assez élevé, il est possible d’embrayer directement sur un niveau 5e (cycle 4, donc). J’ai quasi arrêté mon choix, ce sera le manuel « Les maths au collège : démontrer pour comprendre » (éditions Ellipses), qui a l’avantage de pouvoir être utilisé jusqu’à la 3e, de contenir à la fois les cours, les exercices et les corrigés, pour un prix très correct (18€ neuf). Nous allons donc attaquer en septembre le Manuel Singapour de CM2, et comme il n’y a pour ce niveau qu’un seul livret d’exercices (contre 2 pour les autres niveaux), on enchaînera naturellement avec le manuel retenu une fois notre livret achevé. On répartira les notions sur les 3 ans et quelques mois.
  • En grammaire : Martin a commencé un peu tard la grammaire et la conjugaison en formel, donc nous avons cette année un gros travail pour « rattraper » les lacunes dans ces matières. J’ai eu un coup de cœur pour un manuel présenté sur le blog Chouette, y’a plus école (clic pour l’article dédié) : « Grammaire française du XXIe siècle« , un manuel ancien, réédité par les éditions de Clairval. Là encore, un seul manuel pour les quatre années de collège, accompagné de livrets d’exercices par année.
  • En orthographe : je pense m’appuyer sur les textes des œuvres lues en littérature, ainsi que des dictées proposées dans le manuel Berthou de 6e-5e (disponible ici sur le site Manuels anciens).
  • En rédaction – production d’écrits : la situation est un peu particulière, car Martin a eu longtemps de la difficulté avec cette exercice qui demande surtout de l’imagination. Il a fait d’énormes progrès cette année avec le livret Graphilettres dédié à cette matière. Pour l’an prochain, je m’appuierai en grande partie sur « Savoirs de l’école – Production d’écrits (cycle 3) » des éditions Hachette.
  • En histoire-géo : nous avons un peu « erré » ces deux dernières années, pour trouver des manuels qui nous convenaient. Nous avons été satisfaits des ouvrages des éditions Hachette, je pense donc me tourner à nouveau vers eux pour le collège, mais à voir en feuilletant le livre en magasin !
  • En littérature : nous allons continuer à privilégier la lecture d’oeuvres intégrales, mais je réfléchis à la possibilité de trouver les fameux Lagarde et Michard de ma jeunesse pour avoir à disposition un panorama de qualité de la littérature. Je reviendrai sur le sujet prochainement.
  • En sciences et technologie : là encore, nous sommes satisfaits des ouvrages des éditions Hachette et Magnard utilisés cette année, donc à confirmer !
  • En anglais : nous avons commencé à aborder cette matière en primaire avec les livrets de la Chouette (Hatier) et le super « Let’s chant, let’s sing! », dont il faut vraiment que je vous parle. Pour la suite, je crois que mon choix va s’arrêter sur « Imagine you’re english » (éditions Belin), téléchargeable sur le site Morning stars, (encore une découverte que je dois à Cindy de Chouette, y’a plus école, tout comme l’ouvrage suivant : ), que je compléterai avec le Maxi cahier Bescherelle anglais, qui a le mérite de couvrir tout le programme du collège avec rappel des leçons et exercices corrigés (voir ici pour l’article dédié). Par curiosité, j’irai sans doute feuilleter aussi « Objectif collège – Tout l’anglais 6e-5e » (éditions Hachette).

Je n’ai pas encore creusé le côté enseignement artistique, mais j’ai déjà pas mal de supports ou de pistes, ni le latin, mais là aussi, j’ai déjà des pistes… Rendez-vous dans un mois environ pour un nouveau point sur la situation !

 

Quand tout ne se passe pas comme prévu…

J’avais TOUT pour bien entamer l’année.

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Un super programme, un emploi du temps magnifique, des enfants motivés (si si), des manuels au top, de nouveaux projets, et même, luxe suprême, de beaux bureaux tout neufs (et des chaises à roulettes) pour les deux aînés.

Tout, je vous dis, et plus encore… Des idées, des envies, de la motivation…

Et puis rien ne s’est passé comme prévu.

Le démarrage a été un peu chamboulé par les beaux jours de septembre, dont nous avons tenu à profiter au maximum (nous vivons en appartement, alors chaque gramme de nature compte !). Le petit dernier, bien que prodigue en sourires, s’est révélé assez prenant, et ses horaires de sieste et d’éveil ont aussi contribué à perturber l’emploi du temps si bien ficelé. Une grosse fatigue en novembre, accompagnée d’une baisse de moral conséquente, et de l’annonce de notre contrôle courant décembre ont eu raison de ma motivation pour le reste de l’automne. J’attendais la grande respiration des vacances de Noël avec impatience (Noël, c’est magique pour moi, c’est MON moment, j’y remplis mon réservoir pour plusieurs mois)… et ça a été une vraie catastrophe côté santé… Du 29 décembre au 5 février, nous n’avons pas eu un seul jour de répit : les enfants ont été malades à tour de rôle (et je ne parle pas d’un rhume ou d’une vague gastro, je parle de plusieurs jours et nuits à 40°, l’enfant KO, les urgences, l’inquiétude, et tout ce qui va avec), puis moi, puis de nouveau notre tout-petit…

Autant vous dire que nous n’avons pas ouvert un manuel durant cette période… Et que le retard s’est accumulé, tout comme la frustration de ne pas pouvoir profiter de tout ce que j’avais en réserve.

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C’est dans ces moments-là que l’on se pose beaucoup de questions, et suite à ces moments-là que l’on trouve quelques réponses (heureusement !).

Ce qui était prévu vs la réalité

Nous avions un beau programme, bien rempli, des projets (notamment le lancement de notre journal mensuel), et finalement peu de choses ont été faites.

Bon, objectivement, on a quand même bien avancé, fait des sorties, lu des tas de bouquins, découvert des musiques, cultures, paysages… Bien profité aussi de la nature, observé les plantes et les arbres, les insectes et petites bêtes.

Nous avons bien amorcé la rédaction de notre journal, et nous avons joyeusement commencé notre tour du monde virtuel; nous avons honorablement progressé dans le programme prévu pour chaque enfant, et nous avons trouvé un rythme à peu près correct malgré les chamboulements dus à l’arrivée du petit frère.

Ce qui a été le plus mis à mal, finalement, c’est l’emploi du temps, qui a rarement été suivi…

Ce que je retire de ces mois chaotiques

La première leçon pour moi, c’est que j’avais peut-être un peu perdu de vue l’un des piliers de notre IEF, à savoir la souplesse (comme je l’évoquais ici), la possibilité de s’adapter au rythme de chacun, aux envies ponctuelles, aux événements exceptionnels… Oui, nous avons travaillé, appris, découvert. Non, la plupart du temps, nous n’avons pas respecté l’emploi du temps ni le programme. Et alors ? Nous allons revenir sur le nécessaire, et le reste sera vu plus tard, ou autrement, il n’y a rien de dramatique.

Deuxième leçon : comme souvent, j’avais mis la barre assez haut, et j’avais concocté un programme chargé. Très. Et je n’avais pas prévu… l’imprévisible, qui ne manque pourtant jamais d’arriver lorsqu’on a quatre enfants ! Ma bonne résolution, donc : prévoir désormais 2 semaines vides sur l’année. Elles pourront servir à absorber les petits contretemps (enfant malade, maman malade :p , voyage imprévu, invasion de sauterelles en peluche…), à faire des révisions si besoin, ou à PROFITER (du soleil, d’un voyage imprévu, d’une étude de terrain sur les sauterelles en peluche…).

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Nous voici donc repartis pour une suite d’année plus pacifiée, dirons-nous, avec une motivation renouvelée et un plaisir d’apprendre intact. Sans parler de la joie de renouer avec ce blog. 😉